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🏪 Le paiement en magasin

TPE, SoftPOS, sans contact, protocoles nexo et CB6, monétique intégrée : l'acceptation en proximité de la boulangerie à l'hypermarché

Le parc de terminaux et ses fabricants

Le terminal de paiement électronique (TPE) lit l'instrument de paiement au point de vente, conduit le dialogue avec la carte et transmet la demande d'autorisation à l'acquéreur. Il est certifié à double titre. La sécurité matérielle relève de PCI PTS, qui couvre le clavier PIN et la résistance à l'intrusion. La conformité fonctionnelle relève du référentiel du scheme, avec l'agrément CB en France et les certifications EMV L1/L2. Le parc français dépasse les 2 millions de points d'acceptation.

🇫🇷
Ingenico
Leader historique français, racheté par Worldline (2020) puis cédé au fonds Apollo (2022). Gammes Desk, Move et surtout AXIUM (Android). Très dominant sur le parc français.
🇺🇸
Verifone
Le rival américain historique. Terminaux Vx puis gamme Android. Fort sur la grande distribution internationale et les pétroliers.
🇨🇳
PAX Technology
Challenger chinois devenu n° 1 mondial en volumes, prix agressifs, gamme Android A-series. Progresse en Europe via les PSP et la location.
🧩
Challengers
Castles (Taïwan), Nexgo, et les acteurs du mPOS/TPE-as-a-service comme SumUp, Zettle (PayPal), Smile&Pay ou myPOS, qui vendent l'encaissement et non le matériel.

La rupture de la décennie tient à la migration des OS propriétaires, Telium chez Ingenico et Verix chez Verifone, vers des SmartPOS Android sécurisés. Le terminal devient alors une plateforme applicative. Il héberge l'encaissement, le pourboire, la fidélité, une caisse légère et la gestion des titres-restaurant. Ces applications sont distribuées via des app stores de terminaux contrôlés par les acquéreurs.

ModèleCoût indicatifPour quiPoints d'attention
Location bancaire/acquéreur15 à 30 €/mois + maintenanceCommerce établi, flux réguliersEngagement 36-48 mois fréquent ; matériel à jour
Achat sec150 à 700 € selon gammeVolumes élevés, multi-sitesCharge de la mise à jour des paramètres et certificats
mPOS + app (SumUp, Zettle…)20 à 80 € l'appareil, commission ~1,5-1,75 %Micro-commerçants, saisonniersCommission élevée au-delà de ~2 000 €/mois de flux
SoftPOS (voir ci-dessous)0 € matériel, abonnement ou commissionMobilité, files d'attente, appointNFC uniquement, pas de lecture puce/piste
Modèles d'équipement pour le commerçant

SoftPOS et Tap to Pay : le smartphone devient terminal

Le SoftPOS transforme un smartphone ou une tablette standard en terminal d'acceptation sans contact, sans aucun matériel additionnel. L'application certifiée lit les cartes et wallets via le NFC de l'appareil. Le cadre de sécurité est le standard PCI MPoC (Mobile Payments on COTS, publié fin 2022), qui succède aux standards SPoC et CPoC en couvrant la saisie du PIN sur l'écran du téléphone.

Apple Tap to Pay sur iPhone, disponible en France depuis 2023 et distribué via Adyen, SumUp, Revolut, myPOS ou Worldline, et ses équivalents Android abaissent le seuil d'équipement d'un point d'acceptation. Un artisan encaisse avec son téléphone après quelques minutes d'inscription, sans achat de matériel. La saisie du PIN à l'écran lève la limite des 50 €, au-delà de laquelle les montants sont acceptés avec PIN ou wallet (CDCVM).

0 €
coût matériel d'un point d'acceptation SoftPOS
2022
publication du standard PCI MPoC
PCI SSC
2023
lancement d'Apple Tap to Pay sur iPhone en France
🔑
Où le SoftPOS s'impose
Le SoftPOS équipe d'abord les micro-commerçants et les indépendants, pour lesquels il constitue le premier TPE. Il sert aussi au débordement de files en retail, avec des vendeurs équipés en rayon, à la livraison à domicile, aux pop-up stores et à l'événementiel. Sa limite est structurelle, puisqu'il ne lit ni la puce ni la piste. Les rares cas exigeant le contact et les montants nécessitant certains parcours dégradés restent hors de sa portée.

Le sans contact : standard de fait de la proximité

> 60 %
des paiements par carte en proximité effectués en sans contact
GIE CB, 2024
50 €
plafond du sans contact carte par transaction (depuis mai 2020)
≈ 2 Md
paiements mobiles NFC en 2024, le segment qui croît le plus vite
GIE CB

Techniquement, le sans contact repose sur ISO/IEC 14443 (couche radio) et les kernels EMV contactless propres à chaque scheme, embarqués dans le terminal. L'échange est une transaction EMV complète, cryptogramme dynamique inclus. La communication radio dure ~300 à 500 ms.

La DSP2 encadre le sans contact carte par des soft limits. Au-delà d'un cumul (150 €) ou d'un nombre de transactions consécutives (5) sans authentification, le terminal exige le PIN. Le paiement mobile y échappe grâce au CDCVM, la biométrie valant authentification forte à chaque transaction, sans plafond. Sur les paniers élevés, le paiement mobile s'exécute donc sans saisie de code, ce qui explique sa progression aux dépens de la carte physique.

ℹ️
Fraude sans contact : le fantasme et les chiffres
Le vol de carte suivi de paiements sans contact est un scénario avéré. Trois mécanismes en limitent la portée. Le plafond unitaire borne chaque paiement, et les soft limits imposent le PIN au-delà d'un cumul. Le remboursement légal du porteur laisse à sa charge une franchise de 50 € maximum, ramenée à zéro après opposition. Le taux de fraude de la proximité, sans contact inclus, demeure le plus bas de tous les canaux carte, environ 0,01 % des montants (OSMP).

Protocoles et normes : de CB2A à nexo et CB6

La monétique française repose sur un empilement normatif précis. EMV régit le dialogue carte-terminal, et le référentiel CB5.5A l'agrément des terminaux CB. CB2A porte les échanges terminal-acquéreur, autorisation en ligne et télécollecte, tandis que Concert porte le dialogue caisse-terminal. Cet héritage domestique migre vers CB6, la nouvelle génération alignée sur les standards nexo, fondés sur ISO 20022. Les mêmes messages valent alors dans toute l'Europe, et les protocoles nationaux propriétaires disparaissent.

Le dialogueHistorique (France)Cible nexo / ISO 20022Carte ↔ TPEsélection d'application, PINEMV + référentiel CB5.5Anexo FASTrègles imposées par les schemesFRV6 : nouveaux TPE 01/01/2025Caisse ↔ TPEmontant, résultat, ticketConcert V3.1 / V3.2nexo RetailerTPE ↔ acquéreurautorisation, télécollecteCB2A (base ISO 8583)nexo AcquirerCB2A toujours très répanduTMS ↔ parcparamètres, clés, mises à jourprotocoles fabricantsnexo TMSL’argent ne part pas au « bip »Le « bip »≈ 1 à 2 s, aucun mouvement de fondsTélécollecte du soirle TPE remet le lot du jourCrédit commerçanttypiquement J+1, net de commissionsUn TPE qui n’a pas télécollecté encaisse en apparence mais ne crédite rien.Chaque changement de référentiel déclenche une vague de re-certification du parc (EMV niveaux 1, 2 et 3).
SegmentProtocole historique (France)Cible nexo / CB6Rôle
Carte ↔ terminalEMV (+ profil CB)EMV + nexo FAST (spécification d'application d'acceptation)Sélection d'application, cryptogrammes, CVM
Caisse ↔ terminalConcert V2 / V3.xnexo Retailer (ISO 20022, JSON/XML)Envoi du montant, retour du résultat, tickets
Terminal ↔ acquéreurCB2A (base ISO 8583)nexo Acquirer (ISO 20022)Autorisation en ligne, télécollecte des remises
Gestion de parcProtocoles propriétaires fabricantsnexo TMSTéléparamétrage, mises à jour, certificats
Cartographie des protocoles en proximité
Demande d'autorisation type ISO 8583 annotée (base de CB2A)
MTI  0100                      Message type : demande d'autorisation
DE2  4970 10xx xxxx 9012       PAN (ou token) du porteur
DE3  000000                    Code traitement : achat de biens/services
DE4  000000004250              Montant : 42,50 EUR (12 chiffres, centimes)
DE22 051                       Mode d'entree : 05 = puce (ICC) avec PIN
                               (07x = sans contact, 90x = piste)
DE41 TPE00042                  Identifiant du terminal
DE42 3560001234500             Numero de contrat commercant (SIRET-like)
DE55 9F26 08 A1B2C3D4E5F60708  Donnees EMV, dont l'ARQC :
                               cryptogramme calcule par la puce,
                               verifie par l'emetteur -> anti-clonage

--- Reponse emetteur (0110) ---
DE39 00                        Code reponse : 00 = acceptee
                               (05 = refus generique, 51 = plafond/provision,
                                55 = PIN errone, 54 = carte expiree)
DE38 A1B2C3                    Numero d'autorisation a imprimer sur le ticket

La certification d'un terminal s'étage en trois niveaux. EMV Level 1 couvre la couche physique et le transport, en contact et en sans contact, Level 2 le kernel applicatif, Level 3 les tests de bout en bout avec l'acquéreur et le scheme. Chaque évolution de référentiel, dont la migration CB5.5A → CB6, déclenche des vagues de re-certification du parc. Fabricants, acquéreurs et grands commerçants y consacrent des budgets industriels étalés sur plusieurs années.

🔑
Pourquoi nexo change la donne
Sous les protocoles nationaux, un retailer européen devait intégrer un jeu de messages différent par pays. Avec nexo, une même application caisse-terminal-acquéreur se déploie sur l'ensemble de ces marchés. Les appels d'offres d'acquisition deviennent alors paneuropéens, les TPE se banalisent et les coûts d'intégration baissent. La standardisation ISO 20022 atteint ainsi la carte en proximité, alors que le virement l'avait déjà acquise.

La monétique intégrée : quand la caisse pilote le TPE

La monétique intégrée désigne le montage dans lequel le logiciel de caisse (ECR/POS) envoie le montant au terminal et récupère le résultat, sans aucune ressaisie. Le commerce organisé fonctionne sur ce modèle, à la différence du TPE autonome. En France, ce dialogue passe historiquement par le protocole Concert (V3.1/V3.2) sur liaison série ou IP, remplacé progressivement par nexo Retailer.

Paiement en monétique intégrée
Caisse (ECR)
Envoie le montant au TPE
Message Concert / nexo Retailer : montant, devise, référence ticket
TPE
Conduit la transaction carte
Lecture puce/NFC, PIN, demande d'autorisation CB2A vers l'acquéreur
Acquéreur / émetteur
Autorise ou refuse
Réponse en 1 à 3 secondes
TPE
Retourne le résultat à la caisse
Statut, numéro d'autorisation, données de ticket
Caisse
Clôture la vente et imprime le ticket unifié
Le journal de caisse et la remise monétique restent réconciliables ligne à ligne
  • Zéro ressaisie : suppression des erreurs de montant, gain de 5 à 10 secondes par encaissement.
  • Réconciliation : chaque paiement est rattaché à un ticket de caisse, ce qui est indispensable pour rapprocher journal de vente, télécollecte et versements acquéreur.
  • Multi-lane : en grande distribution, un concentrateur monétique mutualise les autorisations de dizaines de caisses, avec règles de routage multi-acquéreurs.
⚠️
Les pièges classiques de l'intégration caisse-TPE
Quatre situations reviennent dans les intégrations caisse-TPE. Les versions de protocole de la caisse et du terminal peuvent être incompatibles. Les time-outs posent la question de la conduite à tenir si le TPE ne répond plus en pleine transaction, entre annulation, attente et statut inconnu à réconcilier. Les montants de pourboire ajoutés après l'autorisation et les annulations partielles modifient après coup le montant capturé. Ces cas dégradés sont à l'origine des écarts de caisse, et tout projet d'encaissement doit les tester.

Acquisition proximité vs vente à distance

L'acquisition se divise en deux régimes contractuels et techniques distincts. La proximité, dite card-present, désigne les transactions où carte et porteur sont physiquement présents et où le dialogue suit EMV. La vente à distance, dite card-not-present, couvre le e-commerce et le MOTO, c'est-à-dire les commandes reçues par courrier ou par téléphone. Leurs profils de risque sont radicalement différents. Un même commerçant omnicanal signe souvent deux contrats d'acceptation distincts, avec des conditions propres.

DimensionProximité (card-present)Vente à distance (CNP)
AuthentificationPuce EMV + PIN ou CDCVM3-D Secure (SCA DSP2), CVV2
Taux de fraude (montants)≈ 0,010 %≈ 0,16 %, soit ~15 fois plus
Part de la fraude carte totaleMinoritaire≈ 2/3 de la fraude carte française
MSC typique0,3 à 1 %0,8 à 2 % (risque et 3DS facturés)
Transfert de responsabilitéVers l'émetteur si EMV respectéVers l'émetteur si 3DS abouti (liability shift)
ChargebacksRares : la contrefaçon est quasi éradiquée par EMV (catégorie fraude Visa 10.x marginale)Fréquents : fraude, non-livraison, litiges commerciaux
Proximité vs VAD : le comparatif

Ces ordres de grandeur proviennent des rapports annuels de l'OSMP (Observatoire de la sécurité des moyens de paiement, Banque de France). La proximité EMV française affiche durablement l'un des taux de fraude les plus bas du monde. La VAD, elle, concentre l'essentiel de la fraude résiduelle malgré la généralisation de 3DS2.

ClientcheckoutMarchand+ PSP / gatewayAcquéreurbanque du fluxSchemeCB · Visa · MCÉmetteurbanque du clientpaieautorisationISO 8583routagecode 00accordacceptéconfirmationautorisation de bout en bout : ~ 1 à 2 secondesRemise / capturefin de journéeClearingcompensation schemeRèglementversement net J+1/J+2soirLe commerçant reçoit un versement net : montant brut − interchange − frais de scheme − marge acquéreur
🔑
Conséquence pour le commerçant omnicanal
Un devis d'acquisition proximité et un devis e-commerce ne se comparent pas ligne à ligne, le risque porté par l'acquéreur n'étant pas le même. La cohérence omnicanale doit en revanche être exigée sur trois points. La tokenisation partagée permet de reconnaître un même client en ligne et en magasin. Le remboursement s'effectue le cas échéant sur un canal différent de celui de la vente. La réconciliation réunit les deux flux d'acquisition dans un même rapprochement.

Pourboires et cashback au point de vente

Le recul des espèces a fait du pourboire par carte un sujet monétique à part entière. Deux implémentations coexistent. L'ajout du pourboire avant autorisation, où le serveur saisit le total sur un écran de sélection du TPE, est le standard en France. Le top-up post-autorisation ajuste le montant à la capture, usage courant aux États-Unis mais encadré par les schemes en Europe. Les SmartPOS et SoftPOS ont banalisé les écrans de suggestion (5/10/15 % ou montants fixes), avec un effet mesurable à la hausse sur le taux de pourboire.

En 2022, la France a instauré une exonération fiscale et sociale des pourboires versés par carte aux salariés de moins de 1,6 SMIC. Les lois de finances successives l'ont reconduite depuis. Le dispositif, pensé pour compenser la disparition de la monnaie de poche, n'est donc pas permanent, et sa reconduction est à vérifier à chaque loi de finances.

Le cashback au point de vente consiste, pour le porteur, à retirer des espèces à la caisse à l'occasion d'un achat par carte. La pratique est légale en France depuis la transposition de la DSP2 et encadrée par le décret de décembre 2018 :

  • réservé aux paiements par carte accompagnant un achat réel de biens ou services (pas de cashback « sec ») ;
  • achat minimal de 1 €, montant d'espèces rendu plafonné à 60 € ;
  • service optionnel pour le commerçant, qui doit afficher les conditions ; interdit avec les instruments de paiement anonymes (cartes prépayées non nominatives).
ℹ️
Un usage resté confidentiel
Le cashback reste marginal en France, alors qu'il est courant en supermarché au Royaume-Uni et en Allemagne. Le réseau français de DAB demeure dense, et le geste n'est pas entré dans les habitudes. Il retrouve un intérêt dans les zones rurales en déprise bancaire, où le commerçant devient un point de retrait de proximité. La Banque de France suit ce rôle de près, au titre de l'accessibilité aux espèces.

Et ailleurs dans le monde. Le même mécanisme, ailleurs.

Le plafond du paiement sans contact avant qu'une authentification soit exigée

Royaume-Uni

Au Royaume-Uni, le plafond du sans contact a été porté à 100 £ par transaction et le cumul autorisé avant nouvelle authentification forte de 130 £ à 300 £. L'établissement applique soit le cumul de 300 £, soit la limite du nombre de transactions consécutives, mais pas les deux.

Financial Conduct Authority, PS21/19 (confirmant PS21/2), https://www.fca.org.uk/publication/policy/ps21-19.pdf

Inde

En Inde, la Reserve Bank of India a relevé de 2 000 ₹ à 5 000 ₹ le montant maximal d'un paiement carte en mode sans contact dispensé d'Additional Factor of Authentication, à compter du 1er janvier 2021. Au-delà, le porteur doit s'authentifier.

Reserve Bank of India, circulaire DPSS.CO.PD No.752/02.14.003/2020-21 du 4 décembre 2020, https://www.rbi.org.in/Scripts/NotificationUser.aspx?Id=11999

Canada

Au Canada, le plafond relève du schéma domestique, et non du régulateur. Interac autorise depuis juin 2020 les institutions financières à porter jusqu'à 250 $ CA le montant par transaction des paiements Interac Debit sans contact.

Interac Corp., « Higher Interac Debit contactless payment limits », https://www.interac.ca/en/content/news/higher-interac-debit-contactless-payment-limits/

Le retrait d'espèces à la caisse d'un commerçant (cashback)

Union européenne

La DSP2 exclut du champ des services de paiement « les services au titre desquels des espèces sont remises par le bénéficiaire au payeur » (article 3, point e) sans fixer le moindre plafond de montant. L'achat minimal de 1 € et le plafond de 60 € d'espèces rendues sont une décision française, pas européenne.

Directive (UE) 2015/2366 (DSP2), article 3, point e), https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/HTML/?uri=CELEX:32015L2366

Royaume-Uni

Au Royaume-Uni, l'article 44 du Financial Services Act 2021 a inséré dans l'annexe 1 des Payment Services Regulations 2017 une exclusion pour la remise d'espèces par un commerçant qui n'est plus subordonnée à un achat, alors que l'exclusion préexistante (annexe 1, partie 2, point e) l'exigeait, et qui ne plafonne aucun montant.

Financial Services Act 2021, article 44, https://www.legislation.gov.uk/ukpga/2021/22/section/44

Inde

En Inde, le retrait d'espèces chez un commerçant est plafonné par la banque centrale : 1 000 ₹ par jour et par carte dans les centres de rang I et II, 2 000 ₹ dans les centres de rang III à VI. Les frais éventuellement facturés au client ne peuvent excéder 1 % du montant.

Reserve Bank of India, circulaire DPSS.CO.PD.No.449/02.14.003/2015-16 du 27 août 2015, https://www.rbi.org.in/Scripts/NotificationUser.aspx?Id=10004

Le traitement fiscal du pourboire versé par carte

Italie

En Italie, les pourboires versés par moyen de paiement électronique aux salariés de l'hôtellerie-restauration sont soumis à une imposition substitutive de l'IRPEF et des additionnelles régionales et communales au taux de 5 %, dans la limite d'une fraction du revenu annuel tiré de ces prestations et sous condition de revenu du salarié.

Agenzia delle Entrate, circolare n. 26/E du 29 août 2023, commentant la loi de finances 2023 (L. 197/2022, art. 1, commi 58-62), https://www.agenziaentrate.gov.it/portale/documents/20143/5476618/circolare_mance.+n.+26+del+29+agosto+2023.pdf

États-Unis

Aux États-Unis, le One Big Beautiful Bill Act crée une déduction fédérale sur les pourboires déclarés, plafonnée à 25 000 $ par an et dégressive au-delà d'un revenu brut ajusté modifié de 150 000 $ (300 000 $ pour une déclaration commune), applicable dès la déclaration 2025.

Internal Revenue Service, « What the No Tax on Tips deduction means for you », https://www.irs.gov/newsroom/what-the-no-tax-on-tips-deduction-means-for-you

Australie

En Australie, aucun régime dérogatoire : l'Australian Taxation Office range explicitement les pourboires et gratifications parmi les revenus imposables à déclarer, au même titre que le salaire.

Australian Taxation Office, « Taxable, assessable and exempt income », https://www.ato.gov.au/individuals-and-families/income-deductions-offsets-and-records/income-you-must-declare/taxable-assessable-and-exempt-income