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💶 Interchange et commissions

Décomposition de la commission commerçant, plafonds IFR, le vrai coût du co-badgeage CB/Visa/Mastercard, blended vs interchange++ : qui touche quoi

Décomposer la commission commerçant (MSC)

La MSC (Merchant Service Charge) est la commission que l'acquéreur prélève sur chaque paiement carte encaissé par le commerçant. Elle se décompose en interchange (reversé à la banque émettrice), frais de scheme (payés au réseau : CB, Visa, Mastercard) et marge acquéreur (qui rémunère le PSP/acquéreur, son risque et son traitement). Chacune de ces trois composantes revient à un bénéficiaire différent et obéit à ses propres règles de fixation. Leur détail conditionne toute comparaison d'offres et toute négociation tarifaire sérieuse.

Paiement de 100 €carte de débit consommateur, domestiquel'acquéreur prélève la MSCMSC (commission marchand)retenue par l'acquéreur sur le brutreversé au marchandNet encaissé100 € − MSC, viré au marchand3 bénéficiaires distinctsInterchange→ banque émettrice du porteurplafond 0,20 % débit · 0,30 % créditFrais de réseau (scheme fees)→ Visa · Mastercard · CBaucun plafond · barème du réseauMarge acquéreur / PSP→ acquéreur, PSP, revendeurla seule ligne négociableplafonds : règlement (UE) 2015/751plafonné par la loilibre : barème du réseaunégociable avec le PSPcarte commerciale ou hors EEE : plus aucun plafond
ComposanteBénéficiaireMontant typeCommentaire
InterchangeBanque émettrice0,20 € (0,2 %)Plafonné par l'IFR pour les cartes consommateurs
Frais de schemeRéseau (GIE CB ou Visa/Mastercard)0,01 à 0,10 €Très variable : réseau domestique CB bien moins cher que les marques internationales
Marge acquéreurAcquéreur / PSP0,10 à 0,40 €Négociable ; dépend du volume, du secteur, du risque
Total MSC–0,30 à 0,70 €Soit 0,3 à 0,7 % pour ce profil ; davantage sur cartes commerciales et hors EEE
Exemple : paiement de 100 € par carte de débit consommateur (ordres de grandeur France, 2026)
Où va l'argent sur un paiement de 100 €
Porteur
Paie 100 € au commerçant
Débit de 100 € sur son compte (l'émetteur se rémunère ailleurs : cotisation carte, change...)
Émetteur
Reverse 100 € moins l'interchange
Conserve par exemple 0,20 € d'interchange
Scheme
Facture ses frais aux deux banques
Frais d'autorisation, de clearing, de marque, de service, côté émetteur comme côté acquéreur
Acquéreur
Crédite le commerçant net de MSC
Le commerçant reçoit par exemple 99,50 € ; la MSC couvre interchange + scheme + marge
0,2 % / 0,3 %
plafonds IFR d'interchange débit / crédit consommateur (EEE)
Règlement (UE) 2015/751
≈ 0,3-0,7 %
MSC typique d'un commerce français sur cartes consommateurs domestiques
> 1,5-2,5 %
coût d'acceptation possible sur cartes commerciales ou interrégionales

Les plafonds IFR : 0,2 % et 0,3 %

Le règlement européen (UE) 2015/751, dit IFR (Interchange Fee Regulation), plafonne l'interchange des cartes de paiement consommateurs dans l'EEE. Le plafond est de 0,2 % du montant pour les cartes de débit, 0,3 % pour les cartes de crédit (y compris débit différé). L'objectif était de mettre fin à la spirale de hausse des interchanges, que les commerçants supportaient in fine sans pouvoir les négocier avec les émetteurs.

2002-2014
Contentieux européens
La Commission attaque les commissions multilatérales d'interchange (CMI) de Visa et Mastercard ; arrêt Mastercard CJUE 2014.
29 avril 2015
Adoption de l'IFR
Règlement (UE) 2015/751 relatif aux commissions d'interchange pour les opérations de paiement liées à une carte.
9 décembre 2015
Plafonds applicables
0,2 % débit / 0,3 % crédit sur les transactions domestiques et intra-EEE des cartes consommateurs.
9 juin 2016
Règles de fonctionnement
Choix de la marque par le porteur (co-badgeage), interdiction du honour-all-cards absolu, transparence des commissions (unblending).
2019
Engagements interrégionaux
Visa et Mastercard s'engagent à plafonner l'interchange interrégional à 0,2/0,3 % en présence de la carte, 1,15/1,50 % en vente à distance.
Type de transactionDébitCrédit / débit différéBase juridique
Domestique et intra-EEE, carte consommateur0,2 %0,3 %IFR art. 3 et 4
Carte commerciale (business, corporate)Non plafonnéNon plafonnéHors champ IFR (art. 1)
Interrégionale (émetteur hors EEE), carte présente0,2 %0,3 %Engagements Visa/Mastercard 2019
Interrégionale, vente à distance (CNP)1,15 %1,50 %Engagements Visa/Mastercard 2019
Plafonds d'interchange applicables (2026)
ℹ️
Ce que l'IFR ne plafonne pas
Le plafonnement institué par l'IFR porte sur l'interchange seul, et laisse la MSC totale hors de son champ. Les frais de scheme et la marge acquéreur restent libres. Chez les réseaux internationaux, les premiers ont fortement augmenté depuis 2015 ; le régulateur britannique PSR a documenté des hausses de plus de 30 % en termes réels entre 2017 et 2023. Restent aussi hors champ : cartes commerciales, réseaux tripartites (American Express en direct), retraits.

Co-badgeage CB/Visa/Mastercard : le choix de marque qui coûte cher

Le co-badgeage est la présence de deux marques de paiement sur une même carte, chacune capable d'acheminer la transaction sur son propre réseau. Presque toutes les cartes bancaires françaises sont co-badgées et portent la marque domestique CB ainsi qu'une marque internationale (Visa ou Mastercard). Sur ≈ 78 millions de cartes CB en circulation, chaque paiement domestique peut donc emprunter deux réseaux différents. Le coût supporté par le commerçant diffère selon le réseau emprunté, et le fait reste méconnu. Quand le client choisit « Visa » ou « Mastercard » au lieu de « CB » sur une page de paiement, la même transaction coûte plus cher au commerçant.

Cet écart de coût se loge dans la composante « frais de scheme » de la MSC. L'interchange est identique ou quasi identique, plafonné par l'IFR dans les deux cas pour une carte consommateur, alors que les frais de scheme divergent fortement. Le GIE CB, structure interbancaire domestique mutualisée, facture des frais fixes de l'ordre de quelques dixièmes de centime à ~1 centime par transaction. Visa et Mastercard cumulent des composantes ad valorem et fixes (autorisation, clearing, frais de marque, reporting, services obligatoires) qui représentent couramment 0,05 à 0,15 % du montant, parfois davantage. Beaucoup d'acquéreurs répercutent ces coûts avec leur propre grille, ce qui amplifie l'écart final.

Carte co-badgéeune puce, deux applicationsCB · A0000000421010Visa · A0000000031010Mastercard · A0000000041010AID présents dans la puceSélection d'applicationPPSE : liste de candidats, ordre de prioritéRoutage CBréseau domestiqueRoutage Visa / Mastercardréseau internationalpriorité marchandchoix du porteurinterchange plafonné (IFR)frais de scheme domestiquesinterchange identiquefrais de scheme internationauxsurcoût typique : +0,05 à +0,15 pt MSCLe porteur a le dernier mot (IFR art. 8, depuis le 9 juin 2016) ; le marchand ne règle que la priorité d’affichage.
ComposanteRoutage CBRoutage Visa/MastercardÉcart
Interchange0,10 € (0,2 %)0,10 € (0,2 %)≈ 0
Frais de scheme≈ 0,005 à 0,01 €≈ 0,03 à 0,08 € (+ frais fixes)×3 à ×8
Marge acquéreuridentiqueidentique ou majorée (grilles par marque)0 à +
Surcoût total typique––+0,05 à +0,15 point de MSC
Ordre de grandeur : paiement domestique de 50 € avec une carte de débit consommateur co-badgée

Ce choix a une origine réglementaire. L'article 8 de l'IFR interdit aux schemes et aux émetteurs d'imposer une marque sur une carte co-badgée. Depuis le 9 juin 2016, le choix de la marque appartient au porteur. Le commerçant peut pour sa part installer un mécanisme de sélection prioritaire, qui fixe la marque proposée par défaut. Sur un TPE, la carte co-badgée part par défaut sur CB sauf action du porteur. En e-commerce, la page de paiement doit afficher les marques disponibles, avec un choix pré-sélectionné paramétré par le commerçant et toujours modifiable d'un clic par le client.

⚠️
Le clic « Visa » qui coûte des dizaines de milliers d'euros
Sur une page de paiement mal paramétrée (logos Visa/Mastercard mis en avant, CB absent ou en second), une fraction significative des porteurs clique sur la marque internationale. Ils ignorent que la carte est la même. Pour un e-commerçant réalisant 10 M€ de volume domestique, chaque tranche de 10 % de transactions basculées vers Visa/Mastercard représente un surcoût de l'ordre de 1 000 à 1 500 € par an. Ce montant correspond à 0,10 à 0,15 pt d'écart moyen. Un paramétrage dégradé où la moitié du flux part sur la marque internationale coûte 5 000 à 7 500 € par an. Le surcoût atteint plusieurs dizaines de milliers d'euros par an dès quelques dizaines de millions d'euros de volume. Le taux de routage par marque mesure ce phénomène, et son relevé se fait mensuellement.
  • Paramétrer CB en priorité d'affichage par défaut chez son PSP (option standard chez les PSP opérant en France).
  • Vérifier le rendu réel de la page de paiement : le badge « CB » doit être visible et pré-sélectionné pour les cartes co-badgées.
  • Suivre le mix de marques dans les reportings acquéreur (part CB vs Visa vs Mastercard sur cartes domestiques) et investiguer toute dérive.
  • Négocier en interchange++ pour rendre l'écart de frais de scheme visible ligne à ligne, plutôt que noyé dans un taux blended.
  • Attention aux wallets : selon l'implémentation, certains portefeuilles (xPay) tokenisent sur le réseau international par défaut. Le paiement emprunte alors la marque internationale, et non CB, quelle que soit la priorité d'affichage configurée sur la page de paiement.
🔑
À retenir
Sur une carte co-badgée, CB et Visa/Mastercard transportent la même transaction à des prix différents. Le porteur détient le choix de la marque au titre de l'IFR, le commerçant n'en fixant que la priorité d'affichage. L'écart tient pour l'essentiel à des frais de scheme internationaux plus élevés que ceux du réseau domestique. Il se compte en dixièmes de point de MSC, donc en milliers d'euros dès que le volume est significatif.

Tarification blended vs interchange++

Deux grands modèles de facturation acquéreur coexistent. Le blended applique un taux unique (par exemple 1,2 % + 0,10 €) quel que soit le type de carte. Ce premier modèle rend la facturation simple et prévisible, et il laisse à l'acquéreur l'écart constaté lorsque la carte présentée coûte moins cher que le taux moyen. L'interchange++ (IC++) facture au commerçant l'interchange réel + les frais de scheme réels + une marge acquéreur fixe et contractuelle. Ce second modèle restitue le coût réel poste par poste et revient presque toujours moins cher à volume significatif, au prix d'un travail de réconciliation soutenu.

TransactionCoût réel (IC + scheme)Blended 1,2 %IC++ (marge 0,25 %)
Débit consommateur domestique (CB)≈ 0,22 €1,20 €≈ 0,47 €
Crédit consommateur intra-EEE (Visa)≈ 0,45 €1,20 €≈ 0,70 €
Carte commerciale hors EEE (Mastercard)≈ 2,20 €1,20 € (perte acquéreur ou surcharges)≈ 2,45 €
Blended vs IC++ sur trois transactions de 100 €
🏪
Blended : pour qui ?
Petits volumes, besoin de prévisibilité, pas de ressource pour réconcilier. Comparer le taux affiché au mix réel de cartes acceptées.
🏭
IC++ : pour qui ?
Dès quelques millions d'euros de volume annuel. Exiger la restitution ligne à ligne des interchanges et frais de scheme sur le relevé.
⚖️
Interchange+ (IC+)
Modèle intermédiaire, qui combine l'interchange réel et une marge incluant les frais de scheme forfaitisés. Attention aux revalorisations unilatérales de la part « scheme ».
ℹ️
L'IFR impose la transparence
L'article 9 de l'IFR donne à tout commerçant le droit d'exiger une tarification non blended, détaillée par catégorie et marque de carte. L'article 12 impose l'information post-transaction : montant, MSC, interchange. Le refus d'un acquéreur de fournir cette ventilation constitue un manquement au règlement, que le commerçant peut invoquer dans la discussion tarifaire.

Qui touche quoi : la carte des revenus

Au-delà de la MSC, chaque acteur du modèle à quatre coins dispose d'une structure de revenus qui lui est propre. Le recensement de ces sources explique pourquoi la hausse des frais de scheme, le plafonnement de l'interchange et la progression des wallets déplacent la valeur d'un acteur à l'autre.

ActeurRôleRevenus principauxPayés par
ÉmetteurDélivre la carte, porte le risque porteurInterchange, cotisations carte, majorations de change, intérêts (crédit)Acquéreurs (via scheme), porteurs
Scheme (CB, Visa, Mastercard)Règles, marque, switch, compensationFrais de scheme (autorisation, clearing, marque, services), licences, donnéesÉmetteurs ET acquéreurs
Acquéreur / PSPContrat commerçant, acceptation, garantie de paiementMarge sur MSC, location TPE, frais annexes (litiges, rapports), services VASCommerçants
CommerçantVend, paie la MSC– (il porte le coût final de l'acceptation)–
PorteurPaie avec la carte– (cotisation, change ; le « gratuit » est financé par l'interchange)–
Sources de revenus par acteur
Porteurtitulaire du compteCommerçantaccepte le moyen de paiement1 · paiementBoucle fermée · modèle à trois coinsUn seul opérateuril porte les trois casquettesémetteurréseau et règlesacquéreuradhésion du porteurdébit ou échéanceremise des paiementsversement netpas d'interchange à partagerréseau d'acceptation à bâtir seulUn seul acteur fixe les règles, porte le risque et facture : le prix n'est pas décomposable.
≈ 60 %
part de l'interchange dans la MSC d'un commerçant type avant IFR, significativement réduite depuis
+30 %
hausse réelle des frais de scheme et de processing documentée au Royaume-Uni entre 2017 et 2023
PSR, Market review 2024
0 €
interchange sur un réseau tripartite : Amex se rémunère directement sur la MSC (discount rate)
🔑
Le déplacement du centre de gravité
Depuis l'IFR, la valeur a glissé de l'interchange (plafonné) vers les frais de scheme (libres) et les services : tokenisation, authentification, data, fraude. La négociation du commerçant ne porte donc plus sur la seule marge acquéreur. Elle inclut désormais la maîtrise du routage (CB vs marques internationales, débit vs crédit) et l'audit des lignes de frais réseaux.

Et ailleurs dans le monde. Le même mécanisme, ailleurs.

Le plafonnement réglementaire de l'interchange et son niveau

États-Unis

La Regulation II (12 CFR partie 235), prise en application du Dodd-Frank Act, ne plafonne que le débit : 21 cents par opération, plus 0,05 % de la valeur, plus 1 cent si l'émetteur satisfait aux standards de prévention de la fraude. L'interchange des cartes de crédit n'est pas plafonné.

Federal Reserve Board, Regulation II, https://www.federalreserve.gov/paymentsystems/regii-about.htm

Australie

Les conclusions de la Reserve Bank of Australia de mars 2026 ramènent l'interchange des cartes de débit et prépayées domestiques à 8 cents par opération ou 0,16 % de la valeur, et celui des cartes de crédit consommateur domestiques à 0,30 %, la référence de moyenne pondérée étant supprimée au profit d'un plafond ferme. Application au 1er octobre 2026.

Reserve Bank of Australia, Review of Merchant Card Payment Costs and Surcharging – Conclusions Paper, mars 2026, https://www.rba.gov.au/payments-and-infrastructure/review-of-retail-payments-regulation/2026-03/conclusions-paper/interchange-fees.html

Brésil

La Circular 3.887 du Banco Central do Brasil, du 26 mars 2018 et en vigueur depuis le 1er octobre 2018, limite l'interchange des cartes de débit des arrangements de paiement domestiques à 0,5 % en moyenne pondérée par la valeur des transactions et à 0,8 % au maximum sur une transaction donnée, contrôlés par trimestre. Le taux moyen constaté est passé de 0,79 % au 3e trimestre 2018 à 0,51 % au 1er trimestre 2020.

Banco Central do Brasil, Estudos Especiais nº 106, « Avaliação do resultado regulatório da introdução de limites… cartão de débito », https://www.bcb.gov.br/conteudo/relatorioinflacao/EstudosEspeciais/EE106_Resultado_regulatorio_cap_cartao_de_debito.pdf

Royaume-Uni

Après le Brexit, l'IFR a été repris en droit britannique : son article 3, dans la version nationale, interdit toujours d'offrir ou de demander un interchange supérieur à 0,2 % de la valeur pour une opération par carte de débit britannique. Le Financial Services and Markets Act 2023 (annexe 1) programme l'abrogation de ce règlement retenu au profit de règles fixées par les autorités britanniques ; elle n'est pas encore entrée en vigueur.

legislation.gov.uk, Regulation (EU) 2015/751, art. 3 (version UK), https://www.legislation.gov.uk/eur/2015/751/article/3

Les cartes et les émetteurs que le plafond ne couvre pas

États-Unis

Le plafond américain ne s'applique qu'aux émetteurs détenant au moins 10 milliards de dollars d'actifs ; les petits émetteurs, les programmes publics et les cartes prépayées rechargeables à usage général en sont exemptés. L'écart mesuré est considérable : en 2024, l'interchange moyen des émetteurs exemptés atteignait 0,51 $ par opération, soit 1,21 % de la valeur, contre 0,23 $ (0,47 %) pour les émetteurs plafonnés.

Federal Reserve Board, Average Debit Card Interchange Fee by Payment Card Network, https://www.federalreserve.gov/paymentsystems/regii-average-interchange-fee.htm

Brésil

Le plafond brésilien ne porte que sur les cartes de débit émises dans le cadre d'arrangements de paiement domestiques : les cartes de crédit et les opérations internationales restent hors de son champ.

Banco Central do Brasil, Estudos Especiais nº 106, https://www.bcb.gov.br/conteudo/relatorioinflacao/EstudosEspeciais/EE106_Resultado_regulatorio_cap_cartao_de_debito.pdf

Australie

L'Australie étendra un plafond d'interchange aux cartes émises hors d'Australie à compter du 1er avril 2027, précisément pour fermer une voie de contournement : une plateforme en ligne encaisse le client sur une carte domestique puis règle l'hôtel australien avec une carte virtuelle étrangère, exposant le commerçant à un interchange et à des frais de scheme bien supérieurs à ceux que la réglementation visait.

Reserve Bank of Australia, Review of Merchant Card Payment Costs and Surcharging – Conclusions Paper, mars 2026, https://www.rba.gov.au/payments-and-infrastructure/review-of-retail-payments-regulation/2026-03/conclusions-paper/interchange-fees.html