Circle et Tereina, société de services financiers adossée à SAP, ont annoncé le mercredi 7 octobre 2026 l’intégration des stablecoins USDC et EURC de Circle à l’infrastructure de paiement de Tereina, en commençant par SAP Cloud ERP. Elle est accessible aux clients de SAP par SAP Pay, le service de paiement reposant sur Tereina que SAP a dévoilé la veille à son salon SAP Connect, à Las Vegas. L’USDC sera le stablecoin privilégié pour les flux éligibles en dollars, et l’EURC une option pour les opérations en euros.
Les équipes financières n’auront pas à adopter un système distinct, selon le communiqué. Il faut un compte Circle Mint éligible pour utiliser l’USDC dans SAP Pay, précise Circle, qui réserve ce service aux institutions, sous réserve de disponibilité régionale. « Les stablecoins deviennent de plus en plus une couche d’infrastructure centrale du commerce mondial », a déclaré Jeremy Allaire, cofondateur, président et directeur général de Circle.
SAP Pay exécute le paiement dans le circuit de la facture
SAP présente ce lancement comme son entrée sur le marché du paiement. Intégré à SAP Cloud ERP, SAP Pay exécute et rapproche les paiements dans le même flux de travail à l’échéance de la facture, ce qui réduit selon l’éditeur la manipulation manuelle de fichiers et la dépendance à des traitements externes. Jan Gilg, président mondial Customer Success & Americas, l’a présenté lors du discours d’ouverture, selon le compte rendu de SAP.
Selon Payments Dive, SAP indique que SAP Pay prend en charge les paiements ACH, les virements bancaires (wires) et les chèques, ainsi que le règlement en stablecoins pour les opérations transfrontalières. Le service est ouvert à l’ensemble des clients aux États-Unis et au Royaume-Uni, et un distributeur mondial de solutions réseau et haut débit sans fil l’utilise déjà pour ses paiements fournisseurs et de trésorerie, selon l’éditeur.
Tereina promet une plateforme unique pour les rails classiques et les stablecoins
Dans son communiqué de lancement du 7 octobre, Tereina indique que les équipes financières peuvent exécuter leurs paiements seules ou avec leurs agents d’IA, avec un règlement sur les rails traditionnels ou en monnaie numérique. Les clients de SAP y ont accès sous le nom de SAP Pay pour les paiements fournisseurs, entrants, salariés et intragroupe, et d’autres applications peuvent s’y connecter par API. Tereina vise une baisse de 25 % du coût total de possession et annonce « les stablecoins aujourd’hui, les dépôts tokenisés bientôt ».
« Le volume total des paiements B2B devrait dépasser 200 000 milliards de dollars d’ici 2030 », affirme Cedric Bru, directeur général de Tereina. Dans l’annonce de Circle, il ajoute que « les paiements en stablecoins deviennent une fonction native des applications auxquelles [les entreprises] font déjà confiance ».
| Société | Rôle | Annonce |
|---|---|---|
| SAP | Intègre SAP Pay à SAP Cloud ERP | Entrée sur le marché du paiement, 6 octobre |
| Tereina | Fait fonctionner SAP Pay ; « une société de SAP », selon SAP | Communiqué de lancement, 7 octobre |
| Circle | Émet l’USDC et l’EURC par des filiales réglementées | Intégration à l’infrastructure de Tereina, 7 octobre |
Des programmes de preuve de valeur avec des clients
Dans les prochains mois, Tereina et Circle prévoient de mener avec des clients des programmes communs de preuve de valeur, de former des spécialistes de la trésorerie et des paiements et de travailler avec des partenaires.
Une société de SAP dirigée par le patron de Taulia
Cedric Bru dirige aussi Taulia, rachetée par SAP en 2022, et le directeur technique de Tereina, Brady Cale, a conduit l’intégration de Taulia chez SAP, selon le site de l’entreprise. Tereina LLC se dit enregistrée auprès du FinCEN, la cellule de renseignement financier américaine, comme entreprise de services monétaires, et titulaire de licences de transmetteur de fonds, ou en voie d’en obtenir, dans les neuf États américains qu’elle énumère.
SAP n’est pas le seul éditeur d’ERP sur ce terrain. Un livre blanc publié en juillet par le US Faster Payments Council, cité par Payments Dive, décrit des ERP devenus « centres de commande des paiements » et donne en exemple Oracle et Microsoft Dynamics.