Deux marchés, deux trajectoires
Le Vietnam et les Philippines forment deux marchés de paiement de détail d'Asie du Sud-Est dont les architectures reposent sur des supports différents. Le Vietnam a construit la sienne sur le compte bancaire. Le rail instantané NAPAS 247 et sa norme VietQR en encodent le numéro, et non un identifiant de portefeuille. Les Philippines l'ont construite sur la monnaie électronique, avec GCash et Maya. Ces deux portefeuilles y ont enrôlé des dizaines de millions de personnes que la banque n'avait pas servies. Les deux supports ne sont pas de même nature juridique. L'un est un dépôt inscrit au bilan d'une banque, l'autre un solde de monnaie électronique émis par un établissement qui n'en est pas une.
Les deux marchés partagent en revanche la persistance de l'espèce dans le commerce de détail. Le paiement à la livraison y reste le mode de règlement de repli du commerce en ligne. Une implantation commerciale suppose donc le traitement simultané de trois canaux, dont la réconciliation comptable n'obéit pas aux mêmes règles. Le premier est le rail instantané domestique. Le deuxième est le portefeuille dominant, le troisième l'encaissement en espèces au domicile de l'acheteur.
| Vietnam | Philippines | |
|---|---|---|
| Autorité | State Bank of Vietnam (SBV) | Bangko Sentral ng Pilipinas (BSP) |
| Texte de référence | Décret 52/2024/NĐ-CP, en vigueur le 1er juillet 2024 | National Payment Systems Act (Republic Act No. 11127, 2018) |
| Rail instantané de détail | NAPAS 247 (2016) | InstaPay (2018) |
| Rail en lots | IBPS, exploité par la SBV | PESONet (2017) |
| Règlement final | IBPS (SBV) | PhilPaSS / PhilPaSS+ (BSP, 2002) |
| Norme QR nationale | VietQR (2021), posée sur NAPAS 247 | QR Ph (2019), posée sur InstaPay |
| Scheme carte domestique | Carte à puce NAPAS, norme VCCS, BIN 9704 (2018) | Aucun scheme carte domestique |
| Gouvernance opérationnelle | NAPAS, société par actions dont la SBV détient 49 % du capital social | PPMI écrit les règles ; BancNet et la PCHC exploitent |
| Moteur d'adoption | Le compte bancaire et son QR | Le portefeuille de monnaie électronique |
Vietnam : NAPAS, le passage obligé
NAPAS, National Payment Corporation of Vietnam, assure la commutation et la compensation des paiements de détail vietnamiens. Toute intégration locale passe par ses systèmes. La State Bank of Vietnam en détient 49 % du capital social, le reste étant réparti entre les grandes banques commerciales du pays. Cet actionnariat réunit l'opérateur et le régulateur dans la même instance de décision. Il explique la rapidité d'exécution des choix d'infrastructure autant que l'absence de rail concurrent construit par un acteur privé.
- NAPAS 247 (2016) : virement interbancaire instantané 24×7, 68 organisations membres et plus de 80 millions de clients raccordés. 8,9 milliards d'opérations en 2024, en hausse de 33,8 % sur un an (NAPAS).
- VietQR (2021) : la norme QR nationale, posée sur NAPAS 247. Environ un tiers du volume du rail. Près de 90 millions de comptes utilisant le scan en octobre 2025, pour une croissance de 52 % en volume et de 85 % en valeur sur un an (NAPAS).
- Carte à puce domestique NAPAS (2018) : norme de puce nationale VCCS et BIN 9704, imposés par la SBV pour sortir de la piste magnétique et internaliser le routage. Plus de 20 600 distributeurs et 741 000 terminaux POS et mPOS raccordés (NAPAS). La carte accepte Apple Pay et le Tap to Phone.
- VIETQRGlobal : l'acceptation QR transfrontalière, ouverte avec la Thaïlande, le Laos et le Cambodge, puis avec la Chine le 2 décembre 2025 aux côtés d'UnionPay International, d'ICBC et de Vietcombank (NAPAS).
Un code VietQR de première génération encode l'identifiant de la banque, le numéro de compte du bénéficiaire, parfois le montant et un libellé libre. Il ne porte aucun identifiant marchand. Le paiement arrive donc sur le compte du commerçant sous la forme d'un virement entrant ordinaire. Le rapprochement avec la commande repose sur le contenu du libellé, que le payeur saisit lui-même. Un libellé effacé ou modifié laisse un virement que le commerçant ne peut plus rattacher automatiquement à une commande.
Vietnam : portefeuilles, agrégateurs et licences
Le portefeuille de monnaie électronique occupe au Vietnam une place moins centrale qu'en Indonésie ou aux Philippines. Le paiement de proximité de faible montant y relève de VietQR, dont le virement instantané sous-jacent ne coûte rien au payeur. Les portefeuilles se sont donc reportés sur des fonctions que le rail bancaire ne rend pas. La fidélité, le crédit court, la billetterie, les recharges télécom et la facture récurrente en relèvent. Leur régime d'agrément reste celui des services intermédiaires de paiement, quel que soit l'usage servi.
Le cadre juridique des paiements sans espèces a été refondu en 2024. Le décret 52/2024/NĐ-CP du 15 mai 2024, en vigueur le 1er juillet 2024, remplace le décret 101/2012/NĐ-CP. Il introduit une définition de la monnaie électronique couvrant le portefeuille et la carte prépayée. La circulaire 40/2024/TT-NHNN du 17 juillet 2024 en fixe le détail opérationnel, soit les conditions d'exercice, les obligations de connaissance du client et les plafonds. Elle énumère quatre services intermédiaires de paiement, qu'une entreprise étrangère n'exerce qu'en recourant à un titulaire local de la licence correspondante.
| Service | Ce qu'il autorise | Qui le détient typiquement |
|---|---|---|
| Compensation électronique | Commutation financière et compensation interbancaire | NAPAS, seul titulaire |
| Passerelle de paiement électronique | Router une opération vers la banque ou le portefeuille du payeur | VNPAY, OnePay, Payoo, MoMo, ZaloPay |
| Assistance à la collecte et au décaissement | Encaisser pour le compte d'un marchand, puis lui reverser | Agrégateurs et portefeuilles |
| Portefeuille électronique | Émettre et tenir un solde prépayé au nom du client | MoMo, ZaloPay, Viettel Money, VNPAY |
Philippines : InstaPay, PESONet et la gouvernance à trois étages
La gouvernance des paiements philippins se répartit entre trois niveaux, la supervision, l'écriture des règles et l'exploitation. Cette séparation la distingue de la plupart des rails asiatiques. La Bangko Sentral ng Pilipinas occupe le premier niveau et fixe le cadre. Le National Payment Systems Act, soit le Republic Act No. 11127 promulgué le 30 octobre 2018, soumet tout exploitant de système de paiement à un enregistrement auprès d'elle. L'écriture des règles est déléguée à une association du secteur, Philippine Payments Management, Inc. (PPMI), désignée Payment System Management Body, tandis que l'exploitation revient à des opérateurs privés.
| Critère | InstaPay | PESONet |
|---|---|---|
| Mise en service | 2018 | 2017 |
| Mode | Virement de crédit instantané, 24×7 | Virement de crédit en lots, sur fenêtres de règlement |
| Plafond par opération | 50 000 PHP pour un particulier ; 500 000 PHP pour une entreprise enregistrée depuis le 29 juillet 2026 | Pas de plafond de scheme |
| Disponibilité des fonds | Quelques secondes | Même journée bancaire ou jour ouvré suivant, selon la fenêtre |
| Usage type | Paiement marchand, transfert entre particuliers, recharge de portefeuille | Paie, règlement fournisseur, encaissement de gros montant |
| Compensation | Switch opéré par BancNet | Philippine Clearing House Corporation |
| Contestation | Aucune rétrofacturation : crédit irrévocable | Aucune rétrofacturation |
Le montant de l'opération détermine le rail qu'un commerçant peut employer. Une commande supérieure à 50 000 PHP réglée par un payeur particulier ne passe pas par InstaPay. Elle bascule sur PESONet, avec un délai de quelques heures à un jour ouvré, ou sur la carte. Le relèvement du plafond intervenu en juillet 2026 ne vise que les entreprises enregistrées. La contrainte qui pèse sur les paiements des particuliers reste donc inchangée.
Philippines : QR Ph, GCash et Maya
QR Ph est la norme QR nationale, conforme à EMVCo et adossée à InstaPay, mise en service en 2019 sous l'autorité de la BSP avec PPMI. Elle a remplacé les codes propriétaires par mandat réglementaire, comme l'ont fait l'Indonésie avec QRIS et la Malaisie avec DuitNow QR. Le programme Paleng-QR Ph en a étendu l'acceptation aux marchés publics et aux transports locaux. Mi-2022, la BSP recensait 473 000 points marchands et 17 établissements participants au volet marchand.
Depuis 2024, le dispositif est scindé en deux. QR Ph désigne le paiement à un marchand (person-to-merchant), dont les frais sont supportés par le marchand et non par le payeur. InstaPay QR désigne le transfert entre particuliers, qui peut rester facturé selon l'établissement et le type de compte. Le nombre de marchands acceptants a progressé de 148,7 % en 2024 (BSP). Les deux dénominations recouvrent donc deux régimes tarifaires portés par le même rail instantané, l'un à la charge du commerçant, l'autre à celle du payeur selon les conditions de son établissement.
- Enregistrement d'exploitant de système de paiement auprès de la BSP au titre du Republic Act No. 11127 (2018) : condition d'exercice pour qui opère un système, pas seulement pour qui y participe.
- Licence d'émetteur de monnaie électronique non bancaire (EMI-NBFI) : le moratoire de trois ans a été levé le 16 décembre 2024, sur résolution n° 1400 du Monetary Board du 5 décembre 2024. La circulaire BSP 1166 (2023) fixe le capital à 200 millions de PHP pour un acteur de grande échelle et 100 millions pour un acteur de petite échelle.
- Licence de banque numérique : moratoire levé au 1er janvier 2025, avec un plafond de dix établissements sur le marché.
- Prestataire de services sur actifs virtuels : régime distinct, sous lequel opèrent notamment les entités Coins.ph émettrices de PHPC.
- Project Agila, preuve de concept de monnaie numérique de banque centrale de gros lancée en 2022, s'est achevée sans passage en production : à citer comme pilote clos, pas comme système actif.
Le cash à la livraison : ce qu'il coûte vraiment
Le paiement à la livraison désigne l'encaissement du prix en espèces par le transporteur, au moment où il remet le colis à l'acheteur. Il constitue dans ces deux marchés un mode d'encaissement à part entière, avec sa chaîne d'acteurs, son cycle de trésorerie et ses pertes propres. Le transporteur encaisse l'espèce au domicile, puis la remonte à son agence. Il la reverse au marchand après un délai contractuel de plusieurs jours, pendant lesquels le produit des ventes reste détenu par le logisticien.
Les parts de marché publiées pour le paiement à la livraison divergent au point d'être inutilisables telles quelles, parce qu'elles ne mesurent pas la même chose. Une enquête déclarative demande au consommateur ce qu'il préfère ou ce qu'il a déjà utilisé, quand une mesure de flux compte des opérations effectivement enregistrées. Pour le Vietnam, l'enquête TGM Research de 2025 relève 35 % de consommateurs déclarant préférer le paiement à la livraison pour leurs achats en ligne. Pour les Philippines, la seule mesure à méthode publiée reste celle de la BSP. Elle établit à 57,4 % la part numérique du volume des paiements de détail en 2024, contre 52,8 % en 2023. Le reste de ce volume n'y est pas ventilé par instrument. La part propre du paiement à la livraison ne s'en déduit donc pas.
- Le refus à la porte : la commande revient, le transport aller-retour est perdu, le produit peut devenir invendable.
- Le décalage de trésorerie : plusieurs jours entre la livraison et le reversement, sur la totalité du chiffre d'affaires concerné.
- Le risque de contrepartie : l'encaisse est détenue par un tiers logistique, rarement régulé comme un établissement de paiement.
- La manipulation d'espèces : écarts de caisse, faux billets, vols, et un contrôle interne à construire chez le transporteur.
- L'absence de donnée : aucun instrument enregistré, donc aucune récurrence possible et aucun signal antifraude exploitable.
Les remises philippines : un rail d'entrée avant d'être un moyen de paiement
Les remises désignent les fonds que les travailleurs philippins établis à l'étranger envoient à des bénéficiaires résidant aux Philippines. Le pays en reçoit l'un des flux les plus importants du monde, et ces envois structurent son paiement de détail. Ils ne constituent pas un revenu d'appoint. Pour beaucoup de foyers, la réception de ces fonds est l'usage premier du portefeuille électronique, le paiement marchand n'arrivant qu'ensuite. Un produit de paiement conçu sans traiter l'entrée des fonds n'en couvre donc que la moitié.
| Origine | Part | Ce que cela implique côté opérateur |
|---|---|---|
| États-Unis | 39,7 % | Corridor dominé par les acteurs numériques ; Remitly, né à Seattle en 2011, y est particulièrement implanté |
| Singapour | 7,3 % | Corridor intra-ASEAN, exposé à la concurrence des liaisons de paiement instantané |
| Arabie saoudite | 6,6 % | Corridor du Golfe, servi par les maisons de change historiques |
| Japon | 5,0 % | Corridor en croissance, forte composante de travail sous contrat |
| Royaume-Uni | 4,6 % | Corridor bancarisé, coûts de transfert bas |
| Émirats arabes unis | 4,6 % | LuLu Exchange y opère aux deux extrémités du corridor, avec six agences déclarées aux Philippines |
| Canada, Qatar, Taïwan, Hong Kong | 3,5 %, 2,9 %, 2,8 %, 2,5 % | Longue traîne de corridors, chacun avec ses acteurs dominants |
La Bangko Sentral ng Pilipinas ventile ces flux selon la catégorie professionnelle de l'expéditeur. En 2025, les travailleurs terrestres ont envoyé 28,49 milliards de dollars, en hausse de 3,4 %. Les marins en ont envoyé 7,14 milliards, en hausse de 2,9 % (BSP). Les deux groupes ne suivent ni les mêmes cycles d'envoi ni les mêmes canaux, et les marins envoient moins souvent, pour des montants plus élevés.
L'insertion régionale : QR transfrontalier, Nexus, Alipay+
L'Asie du Sud-Est a construit, entre 2020 et 2025, un maillage de liaisons QR bilatérales sous le protocole Regional Payment Connectivity, signé en novembre 2022 par cinq banques centrales, dont la BSP, et élargi depuis à neuf. Ces liaisons rendent un code QR national acceptable par l'application bancaire d'un autre pays signataire. Le voyageur scanne, dans le pays d'accueil, le code du commerçant local avec l'application de sa banque d'origine. Le règlement s'effectue en devises locales via des banques de règlement désignées, ce qui réduit la dépendance au dollar. Le Vietnam est raccordé à ce maillage. Les Philippines, pourtant signataires fondatrices du protocole, n'y sont reliées par aucune liaison QR bilatérale.
| Pays | Rail instantané | Norme QR | Poids mesuré |
|---|---|---|---|
| Vietnam | NAPAS 247 (2016) | VietQR (2021) | 8,9 Md opérations en 2024, +33,8 % (NAPAS) |
| Philippines | InstaPay (2018) | QR Ph (2019) | 4,8 Md opérations InstaPay et PESONet en 2025 (BSP) |
| Thaïlande | PromptPay (2017) | Thai QR Payment (2018) | 27,4 Md opérations pour ~1 600 Md USD en 2025, +12,8 % (Bank of Thailand) |
| Indonésie | BI-FAST (2021) | QRIS (2019) | 50,50 M d'utilisateurs et 32,71 M de marchands QRIS enrôlés (Bank Indonesia, 2024) |
| Malaisie | DuitNow / RPP (2018) | DuitNow QR (2019) | 4,5 Md opérations pour 330 Md USD en 2025, +28,6 % (PayNet) |
| Singapour | PayNow (2017) sur FAST | SGQR (2018) | Plus de 45 % du marché du virement de compte à compte en 2025 |
| Cambodge | Bakong (2020) | KHQR (2020) | 1,325 Md opérations en 2025, soit 1,2× le volume 2024 (National Bank of Cambodia) |
L'absence de liaison publique prive le commerçant philippin de l'encaissement du QR domestique d'un visiteur régional. Le touriste thaïlandais ou malaisien arrivé à Manille ne peut pas payer en scannant avec l'application de sa banque. L'acceptation de ces clientèles passe par un réseau privé. Alipay+, opéré par Ant International, relie GCash, TrueMoney, Touch 'n Go, Kakao Pay et une cinquantaine d'autres portefeuilles à un réseau d'acceptation commun, revendiqué sur plus de 220 marchés. Depuis septembre 2026, les portefeuilles partenaires d'Alipay+ règlent directement les codes QR Ph existants. Un marchand philippin qui vise la clientèle régionale passe donc par ce réseau, et non par un accord entre banques centrales.
Encaisser sur place : la séquence de cadrage
L'encaissement local exige un partenaire établi dans le pays, au Vietnam comme aux Philippines. Une simple passerelle carte opérée depuis l'étranger ne dessert ni l'un ni l'autre marché. La carte y est minoritaire, et les rails qui portent le volume sont domestiques. Le cadrage porte donc d'abord sur le statut réglementaire sous lequel les fonds sont encaissés, et le choix du prestataire n'intervient qu'ensuite.
- Vietnam, choisir le service intermédiaire : passerelle de paiement électronique, ou assistance à la collecte et au décaissement. Ce sont deux licences distinctes au sens de la circulaire 40/2024/TT-NHNN, et un prestataire ne fournit que les services que la sienne énumère.
- Vietnam, qualifier le standard VietQR implémenté : première génération avec rapprochement sur libellé de virement, ou standard marchand avec identifiants dédiés et traitement des remboursements.
- Vietnam, câbler la carte domestique : le BIN 9704 et la norme VCCS ne s'atteignent pas depuis un acquéreur international sans passer par NAPAS.
- Vietnam, anticiper les seuils : biométrie au-delà de 10 millions de VND par virement, plafond mensuel de 100 millions de VND sur un portefeuille individuel.
- Vietnam, traiter le paiement à la livraison comme un canal financier : contrat de reversement, délai contractuel, contrôle des écarts de caisse.
- Philippines, qualifier son statut : participant à un système, ou exploitant d'un système. Le second déclenche l'enregistrement auprès de la BSP au titre du Republic Act No. 11127.
- Philippines, décider si l'on détient des fonds de clients : la détention de soldes impose une licence d'émetteur de monnaie électronique, dont le moratoire a été levé le 16 décembre 2024.
- Philippines, accepter QR Ph au volet marchand, en sachant que les frais sont supportés par le commerçant et que le payeur ne paie rien.
- Philippines, router selon le montant : InstaPay sous 50 000 PHP côté particulier, PESONet au-delà, avec un délai de quelques heures à un jour ouvré.
- Philippines, instruire Direct Debit PH pour la récurrence, ouvert le 29 juillet 2026, plutôt que de reconstruire un prélèvement sur des virements poussés.
Les deux marchés se rejoignent sur l'économie de leurs rails publics, dont l'usage est gratuit ou quasi gratuit pour le payeur. Le coût d'acceptation qui en découle pour le commerçant reste très inférieur à celui d'un paiement par carte. La rémunération des acteurs du paiement de détail s'y forme donc sur le crédit, la collecte de dépôts, la donnée marchande et les services adjacents, plutôt que sur la commission d'acceptation. Un modèle économique importé d'un marché où la carte domine, et construit sur cette commission, ne tient donc pas ici.