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⚡ L'autorisation

Le parcours complet d'une demande d'autorisation : messages ISO 8583, codes réponse, préautorisation, stand-in, reversal et gestion des timeouts

Le parcours d'une demande d'autorisation

L'autorisation est la demande par laquelle l'acquéreur interroge l'émetteur d'une carte sur son accord pour payer une transaction déterminée. Elle constitue la première étape du cycle d'une transaction carte, avant la capture puis la compensation. En moins de deux secondes, la demande part du terminal (ou de la page de paiement), traverse l'acquéreur et le réseau (scheme), puis atteint l'émetteur. Le verdict revient par le même chemin. À ce stade, aucun argent ne circule, l'émetteur se contentant de réserver la provision sur le compte du porteur et de s'engager, sous conditions, à payer. Le mouvement de fonds n'interviendra qu'à la compensation, après la capture.

ClientcheckoutMarchand+ PSP / gatewayAcquéreurbanque du fluxSchemeCB · Visa · MCÉmetteurbanque du clientpaieautorisationISO 8583routagecode 00accordacceptéconfirmationautorisation de bout en bout : ~ 1 à 2 secondesRemise / capturefin de journéeClearingcompensation schemeRèglementversement net J+1/J+2soirLe commerçant reçoit un versement net : montant brut − interchange − frais de scheme − marge acquéreur
Chronologie d'une autorisation en proximité (puce + PIN)
Porteur
Insère ou présente sa carte, saisit son PIN
Le terminal dialogue avec la puce EMV : sélection d'application (AID), authentification, génération d'un cryptogramme ARQC
Terminal (TPE)
Construit la demande d'autorisation
Message ISO 8583 (ou CB2A en France) : PAN, montant, MCC, données EMV, identifiants terminal/commerçant
Acquéreur
Contrôle et route la demande
Vérifications de cohérence, plafonds commerçant, puis routage vers le réseau selon le BIN et la marque choisie (CB, Visa, Mastercard...)
Scheme (réseau)
Commute le message vers l'émetteur
Le switch du réseau identifie la banque émettrice via les tables de BIN et applique ses contrôles (vitesse, format, STIP si besoin)
Émetteur
Décide en ~100 à 300 ms
Solde/encours, plafonds, scoring fraude, vérification du cryptogramme ARQC, statut de la carte → code réponse + code d'autorisation
Retour
La réponse redescend la chaîne
Scheme → acquéreur → terminal : affichage « PAIEMENT ACCEPTÉ » ou motif de refus. La provision est réservée chez l'émetteur
< 2 s
temps de réponse bout-en-bout typique d'une autorisation
≈ 14 Md
transactions CB par an en France
GIE CB, 2024
100-300 ms
budget de décision côté émetteur (scoring inclus)
≈ 2-3 %
taux de refus moyen en proximité (bien plus élevé en e-commerce)
🔑
Autorisation ≠ débit
Une autorisation acceptée réserve des fonds sans les déplacer. Tant que la transaction n'est pas capturée puis compensée, le commerçant n'est pas payé et le porteur n'est pas débité. Ce dernier voit un « encours ». Une autorisation jamais capturée expire et la provision est libérée par l'émetteur.

Les messages ISO 8583

La norme ISO 8583 structure les échanges entre acquéreurs, réseaux et émetteurs, et chaque message y commence par un MTI (Message Type Indicator) de 4 chiffres. Il encode la version (0xxx = 1987, 1xxx = 1993), la classe (x1xx = autorisation, x2xx = financier, x4xx = reversal, x8xx = réseau), la fonction (xx0x = demande, xx1x = réponse, xx2x = advice) et l'origine. En France, le protocole CB2A régit le dialogue terminal↔acquéreur. La logique des messages y est identique.

MTI 0100bitmap : quels DE sont présentsData Elements présentsAcquéreurÉmetteur0100 : demande d’autorisationréservation de provision, aucun mouvement de fonds0110 : réponse (DE39 + DE38)00 accord · 05 refus · 51 provision insuffisante0420 : reversal adviceneutralise l’autorisation fantôme0430 : réponse au reversalsans acquittement : répéter en 0421 (store-and-forward)0200 / 0210 : demande financièreautorisation + capture en un seul message (retrait DAB)0100 restée sans réponsetimeout : 30 à 60 s côté terminalne JAMAIS supposer le refus0400/0410 · annulation en ligne0800/0810 · sign-on, echo testLa plupart des « doubles débits » sont une autorisation fantôme non reversée, suivie d’une tentative aboutie.Un champ n’existe que si son bit est levé dans le bitmap ; une relance porte un nouveau STAN.
MTIMessageRôle
0100Authorization RequestDemande d'autorisation (pas de mouvement de fonds)
0110Authorization ResponseRéponse de l'émetteur (code DE39 + code d'autorisation DE38)
0120 / 0130Authorization AdviceNotification a posteriori (ex. autorisation rendue en stand-in) et sa réponse
0200 / 0210Financial Request / ResponseDemande financière (autorisation + capture en un message, ex. retrait DAB)
0400 / 0410Reversal Request / ResponseAnnulation d'une autorisation précédente
0420 / 0430Reversal Advice / ResponseAnnulation notifiée (mode advice, répétable jusqu'à acquittement)
0800 / 0810Network ManagementMessages techniques : sign-on, sign-off, echo test, échange de clés
MTI courants (version 1987, la plus répandue en monétique)

Le corps du message est composé de champs numérotés (Data Elements, DE), dont la présence est signalée par un ou plusieurs bitmaps. Quelques champs structurants : DE2 (PAN), DE3 (code traitement), DE4 (montant), DE11 (STAN), DE14 (expiration), DE18 (MCC), DE22 (mode d'entrée), DE37 (RRN), DE38 (code d'autorisation), DE39 (code réponse), DE41/DE42 (identifiants terminal et commerçant), DE49 (devise), DE55 (données EMV).

Demande d'autorisation 0100, champs principaux annotés
MTI  : 0100                demande d'autorisation
DE2  : 497010######1234    PAN (masque ici ; 16 chiffres en clair dans le reseau)
DE3  : 000000              code traitement : achat de biens/services
DE4  : 000000012550        montant : 125,50 (12 chiffres, 2 decimales implicites)
DE7  : 0711123456          date/heure de transmission MMJJhhmmss (UTC)
DE11 : 001234              STAN - System Trace Audit Number
DE14 : 2812                date d'expiration AAMM (decembre 2028)
DE18 : 5812                MCC : restaurant
DE22 : 051                 mode d'entree : puce EMV + PIN
DE37 : 619214001234        RRN - Retrieval Reference Number
DE41 : 00012345            identifiant du terminal (TID)
DE42 : 000000001234567     identifiant du commercant (MID)
DE49 : 978                 devise de transaction : EUR (ISO 4217 numerique)
DE55 : 9F2608A1B2C3D4...   donnees EMV : ARQC, ATC, TVR, UN... (TLV)
ℹ️
Chaque réseau a son dialecte
Visa (BASE I / V.I.P.), Mastercard (Banknet / CIS) et CB (e-RSB) implémentent chacun une variante d'ISO 8583. Les principes restent les mêmes, alors que les champs privés, les sous-champs et les règles d'usage diffèrent d'un réseau à l'autre. La conversion d'une variante vers une autre occupe une part importante du travail des processeurs, et constitue l'une des raisons d'être des plateformes de switching. Une version ISO 20022 de l'autorisation a été spécifiée, alors qu'ISO 8583 reste très largement dominant en 2026.

Les codes réponse : lire un refus

Le code réponse est la valeur par laquelle l'émetteur motive sa décision, transportée dans le champ DE39 du message de réponse. Sa lecture commande la stratégie de nouvelle tentative (retry), les motifs de refus n'appelant pas tous la même conduite. On distingue les refus définitifs (hard declines : carte volée, invalide) des refus conditionnels (soft declines : provision insuffisante, authentification requise). Ces derniers peuvent aboutir si la transaction change.

CodeLibelléTypeBonne pratique commerçant
00Transaction approuvéeAcceptationCapturer dans les délais (voir compensation)
03Commerçant invalideHardVérifier le paramétrage du contrat acquéreur / MCC
05Ne pas honorer (refus générique)Soft/HardRefus « fourre-tout » émetteur ; 1 retry avec 3DS possible, pas plus
14Numéro de carte invalideHardNe jamais réessayer : PAN inexistant (souvent test de cartes)
41Carte perdueHardNe jamais réessayer ; risque de fraude, ne pas livrer
43Carte voléeHardIdem 41 : blocage définitif, signalement
51Provision insuffisanteSoftRetry différé (ex. J+3, après paie) ; efficace sur abonnements
54Carte expiréeSoftDemander la nouvelle carte ou utiliser l'Account Updater du scheme
55PIN erronéSoftLe porteur ressaisit ; blocage après 3 échecs (code 75)
57Transaction non permise au porteurHardCarte non habilitée (ex. e-commerce bloqué) ; ne pas insister
59Suspicion de fraudeHardL'émetteur suspecte une compromission ; ne pas réessayer, ne pas livrer
61Dépasse le plafond de montantSoftProposer un montant inférieur ou un paiement fractionné
65Plafond en nombre dépassé / SCA requise (Mastercard)SoftChez Mastercard, 65 = refaire la transaction avec 3DS
1AAuthentification SCA requise (Visa / CB)SoftSoft decline DSP2 : rejouer immédiatement la transaction avec 3DS
75Nombre d'essais PIN dépasséHardCarte bloquée PIN ; orienter vers la banque
91Émetteur indisponibleSoftRetry technique rapide (l'émetteur ou le lien est tombé)
96Dysfonctionnement systèmeSoftRetry technique avec backoff ; surveiller si récurrent
Codes réponse ISO 8583 les plus fréquents (DE39)
⚠️
Soft declines SCA : le piège du 65 / 1A
Depuis la DSP2, un émetteur qui exige une authentification forte sur une transaction e-commerce non authentifiée répond 65 (Mastercard) ou 1A (Visa/CB). Ce code ne vaut pas refus : il demande de rejouer la transaction via 3DS. Le PSP qui n'implémente pas ce rebond (step-up) laisse échouer des transactions que l'émetteur aurait acceptées après authentification. Rejouer un code 14, 41, 43 ou 59 expose en revanche à des pénalités schemes pour excessive retries. Visa plafonne les tentatives à 15 par carte sur 30 jours, avec frais au-delà.

Les émetteurs français répondent aussi par des codes CB spécifiques transportés dans les champs privés, que les PSP ré-agrègent en catégories : « refus banque », « refus technique », « fraude ». Le pilotage du taux d'acceptation suppose que le PSP restitue les codes bruts DE39 transaction par transaction. Ces catégories agrégées réunissent des motifs qui appellent des traitements opposés.

Préautorisation et capture : vente en 1 ou 2 temps

Une vente par carte comporte deux opérations distinctes, l'autorisation qui recueille l'engagement de l'émetteur et la capture qui présente le montant définitif au règlement. Selon l'activité, ces deux opérations sont simultanées ou séparées dans le temps. En vente en un temps, l'autorisation et la capture sont simultanées, le montant autorisé étant présenté tel quel en compensation le soir même (cas du commerce de proximité classique). En vente en deux temps, les deux étapes se dissocient, une préautorisation réservant un montant estimé. La capture fixe ensuite le montant réellement dû, parfois plusieurs jours plus tard ; elle peut être partielle, ou complétée par des autorisations incrémentales.

CritèreVente en 1 tempsVente en 2 temps (préauth + capture)
Moment du débitCompensation dès le soir (J/J+1)À la capture, qui peut intervenir plusieurs jours après
MontantDéfinitif à l'autorisationEstimé à la préauth, ajusté à la capture (≤ montant autorisé, sauf incrémental)
Cas d'usageCommerce de détail, restaurationHôtellerie, location de véhicule, carburant, e-commerce avec expédition différée
Provision porteurRéservée puis débitéeRéservée (parfois longtemps) ; libérée si non capturée
Risque commerçantFaibleExpiration de l'autorisation si capture trop tardive → risque de refus au règlement
Vente en 1 temps vs vente en 2 temps
🏨
Hôtellerie
Préauth à l'arrivée (nuits + caution), autorisations incrémentales pour les extras, capture au check-out. Les schemes autorisent des durées étendues (jusqu'à ~30 jours).
⛽
Carburant (automates AFD)
Préauth d'un montant plafond (ex. 120-150 € en France), puis capture partielle du montant réellement servi et libération immédiate du solde (partial reversal).
📦
E-commerce à expédition différée
Les règles schemes n'autorisent la capture qu'à l'expédition. Si le délai dépasse la validité de l'autorisation, il faut ré-autoriser (risque de refus entre-temps).
🚗
Location de véhicule
Préauth caution + location estimée ; capture finale ajustée (carburant, dommages). Les montants « surprises » post-restitution sont une source récurrente de chargebacks.
⚠️
Durée de validité des autorisations
La validité d'une autorisation est limitée dans le temps. Chaque réseau en fixe la durée. Elle est en règle générale de ~7 jours, et va jusqu'à 30/31 jours pour l'hôtellerie et la location chez Visa/Mastercard. Une capture postérieure à ce délai relève du late presentment, l'émetteur pouvant alors refuser le règlement ou contester (chargeback). Les schemes facturent aussi des frais de mauvaise utilisation (misuse of authorization) aux acquéreurs dont les commerçants laissent expirer des autorisations sans capture ni reversal.
  • Capture partielle : capturer moins que le montant autorisé (obligatoire de libérer le solde par reversal partiel).
  • Captures multiples : plusieurs captures sur une même autorisation (expéditions fractionnées), supporté selon schemes et acquéreurs.
  • Autorisation incrémentale : augmenter le montant réservé sans nouvelle transaction (hôtellerie, location).
  • Autorisation à zéro (account verification) : vérifier la validité d'une carte sans réserver de fonds, soit l'usage propre pour enregistrer une carte, à la place des préauths à 1 €.

Stand-in processing : quand l'émetteur ne répond pas

Le stand-in processing est le mécanisme par lequel le réseau rend la décision d'autorisation à la place d'un émetteur injoignable. L'indisponibilité provient d'un incident, d'une maintenance ou d'un timeout. Il porte le nom de STIP chez Visa, de Stand-In chez Mastercard, et de traitement en secours dans l'écosystème CB. Le scheme applique alors des paramètres pré-négociés avec l'émetteur : plafonds par MCC et par période, vérification des listes de cartes bloquées, contrôles de vitesse. Il peut aller jusqu'à valider le cryptogramme si l'émetteur a partagé ses clés.

Autorisation rendue en stand-in
Acquéreur
Envoie la 0100 au réseau
Routage normal vers l'émetteur
Scheme
Détecte l'indisponibilité de l'émetteur
Timeout du lien émetteur ou sign-off explicite
Scheme (STIP)
Décide selon les paramètres de l'émetteur
Plafonds MCC, exception file (cartes bloquées), limites d'activité
Scheme
Répond 0110 à l'acquéreur
Un indicateur signale que la réponse vient du stand-in
Scheme
Notifie l'émetteur a posteriori
Advice 0120 : l'émetteur intègre la transaction dès son retour en ligne
ℹ️
Qui porte le risque ?
Une autorisation rendue en stand-in engage l'émetteur, dans les limites des paramètres qu'il a acceptés. Si le STIP a respecté les règles, l'émetteur doit honorer le paiement même si le compte s'avère insuffisant. Les plafonds stand-in sont donc prudents, souvent quelques dizaines à centaines d'euros selon MCC. Les émetteurs tiennent par ailleurs à jour leur exception file, la liste des cartes à bloquer même hors ligne.

Le stand-in est aussi un outil de continuité d'activité volontaire. Certains émetteurs délèguent au réseau les décisions de nuit ou les transactions à très faible risque, pour lisser la charge. Une transaction refusée en stand-in (code 91 ou refus paramétrique) mérite à l'inverse une nouvelle tentative une fois l'émetteur revenu en ligne : le refus émanait des paramètres appliqués par le réseau, non d'une décision de l'émetteur sur ce compte.

Reversal, void, timeout et répétition

Le reversal (messages 0400/0420) annule tout ou partie d'une autorisation avant compensation, la provision réservée chez l'émetteur étant libérée immédiatement. Le remboursement (refund) désigne une opération distincte, transaction financière inverse exécutée après compensation. Le void, dans l'usage PSP, désigne une troisième opération, l'annulation d'une transaction capturée mais pas encore présentée en compensation.

autorisationcapturecompensationcreatedintention, aucun débitauthorizedfonds réservéscapturedremis en compensationsettledversé, net des fraisfailedrefus, pas d'argentvoidedautorisation relâchéerefundedargent rendudisputedchargeback en coursrefus (05 / 51)voidremboursementchargeback, même après refundvoid : gratuit, instantanérefund : 3-10 j, frais perdusrefund asynchrone : peut échouerinterdit : settled → voidedinterdit : failed → capturedAucune transition déclenchée par le retour navigateurseul un webhook signé, ou une lecture serveur, fait autoritéautorisé, réversibleannulable sans fraismouvement irréversibleUn paiement autorisé mais jamais capturé expire : l'autorisation tombe et la vente n'existe pas.
OpérationMomentEffet porteurCoût commerçant
Reversal (0400/0420)Après autorisation, avant captureProvision libérée en quasi temps réelAucun (pas de compensation)
Void / annulationAprès capture, avant envoi en compensationLe porteur ne voit qu'un encours qui disparaîtAucun ou minime
Refund / remboursementAprès compensationCrédit visible sous 2 à 5 jours ouvrésFrais de traitement ; l'interchange initial n'est pas toujours restitué
Void vs reversal vs refund

Le timeout est la situation dans laquelle le terminal ou le PSP a envoyé une 0100 sans recevoir de 0110 dans le délai imparti. Ce délai est classiquement de 30 à 60 s côté terminal. L'émetteur a pu autoriser la transaction ou la refuser, et l'expéditeur ne dispose d'aucune information pour trancher, ce qui interdit de traiter l'absence de réponse comme un refus. Le système doit alors émettre un reversal advice (0420) pour neutraliser l'éventuelle autorisation fantôme, puis le répéter (0421, mécanisme repeat) jusqu'à acquittement 0430, typiquement via une file store-and-forward (SAF).

Reversal advice après timeout, logique annotée
t0        : envoi 0100 (STAN 001234, RRN 619214001234)
t0 + 45 s : aucun 0110 recu -> TIMEOUT
t0 + 45 s : envoi 0420 (reversal advice)
            DE90 = donnees originales : MTI 0100, STAN 001234,
                   date/heure DE7, identifiants acquereur/emetteur
            motif (DE25/DE22 selon dialecte) = "timeout / unable to complete"
t0 + 75 s : pas de 0430 -> repetition 0421 (meme contenu)
...         repetitions espacees (SAF) jusqu'a acquittement 0430
resultat  : si l'emetteur avait autorise, la provision est liberee ;
            s'il n'avait rien recu, le 0420 est ignore sans effet.
⚠️
Le double débit naît presque toujours ici
La majorité des « doubles débits » perçus par les porteurs correspondent à une autorisation fantôme non reversée après timeout, suivie d'une nouvelle tentative aboutie. Deux réservations de provision coexistent alors pendant quelques jours. La parade consiste à tracer chaque 0100 restée sans réponse, puis à garantir l'émission et la répétition du reversal correspondant. La nouvelle tentative doit porter un nouveau STAN, le rejeu du message d'origine à l'identique exposant à des doublons en compensation.
  • Reversal complet : libère toute l'autorisation (abandon de panier après auth, timeout).
  • Reversal partiel : ajuste la réservation au montant réel (carburant, capture partielle).
  • Advice vs request : le 0420 (advice) est fire-and-forget avec répétition, adapté au post-incident ; le 0400 (request) attend une réponse synchrone.
  • Idempotence : côté PSP/API, toute création d'ordre de paiement doit être idempotente (clé d'idempotence) pour survivre aux timeouts HTTP sans dupliquer l'autorisation.