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Encaisser au Japon et en Corée. 7 chapitres et un QCM final.

Le manuel opérationnel de la marque étrangère qui veut être payée à Tokyo et à Séoul. Trancher la route d'encaissement avant de choisir un prestataire, auditer un interchange japonais publié, brancher PayPay sur le bon canal, câbler le konbini et le paiement différé, spécifier un terminal qui lit FeliCa, calculer une commission coréenne administrée, et fiabiliser un fichier Zengin qui part en katakana demi-chasse.

Chapitre 1. Trancher la route d'encaissement.

Le prestataire ne se choisit pas en premier, car deux décisions le précèdent. La première désigne l'entité qui facturera l'acheteur japonais ou coréen. La seconde arrête les moyens de paiement que cette entité doit porter. Ces deux décisions éliminent la moitié des prestataires avant le premier rendez-vous, et une marque étrangère se heurte alors à une asymétrie que rien ne compense. Au Japon, la carte s'ouvre depuis l'étranger et le reste demande un partenaire local, alors qu'en Corée aucune transaction domestique ne se traite sans contrat sur place.

L'ordre dans lequel les décisions se prennent
Question 1
Vendez-vous en ligne, en magasin, ou les deux ?
Le magasin impose du matériel homologué au Japon et un contrat VAN en Corée. Aucun de ces deux chantiers ne se traite depuis un tableau de bord de PSP international.
Question 2
Facturez-vous depuis une entité locale ?
Sans entité japonaise, PayPay, le règlement konbini et le paiement différé se contractent difficilement en direct. Sans entité coréenne, la question à poser au PG est celle du contractant éligible, avant celle du taux.
Question 3
Vos acheteurs sont-ils résidents ou visiteurs ?
Une clientèle de visiteurs se sert des cartes internationales et des passerelles QR. Une clientèle résidente attend PayPay et le konbini au Japon, Naver Pay et Kakao Pay en Corée.
Question 4
Quelle devise voulez-vous recevoir ?
Le yen se règle sans difficulté hors du Japon. Le won ne se négocie pas librement hors de Corée : le reversement transfrontalier se cadre avec le prestataire dès la négociation.
Décision
Figer la route, puis démarcher
Chaque route a son marché de prestataires. Un acquéreur excellent sur la carte japonaise peut être incapable de porter le konbini, et un PG coréen peut refuser un contractant sans entité locale.
RouteCe qu'elle couvre au JaponCe qu'elle couvre en CoréeCe qu'elle ne couvre pas
PSP international, sans entité localeCartes Visa, Mastercard, JCB en e-commerce, avec EMV 3-D SecureCartes étrangères présentées sur votre site ; aucune transaction domestiquePayPay en direct, konbini, paiement différé, FeliCa en magasin, cartes coréennes domestiques
Entité locale + prestataires domestiquesToute la matrice : carte, PayPay, konbini, différé, monnaies électroniques FeliCaContrat PG en ligne, contrat VAN en proximité, portefeuilles 간편지급Rien de bloquant côté paiement ; le délai de constitution et les obligations locales deviennent le sujet
Place de marché localeEncaissement porté par la plateforme, reversement net de commissionEncaissement porté par la plateforme, souvent adossé à Naver PayLa relation client, la donnée de paiement, la maîtrise du taux et le tokenisé réutilisable
Trois routes d'encaissement, et ce que chacune laisse hors de portée

Le vocabulaire coréen se retient d'emblée. Un marchand en ligne n'est pas le commerçant affilié de la société de cartes, mais le sous-commerçant (하위가맹점) de son PG, qui porte lui-même l'affiliation, et cette position n'est pas un détail juridique. La Financial Services Commission recense 1,938 million de sous-commerçants de PG sur 2,082 millions, soit 93,1 %, et leur applique le même barème de commission qu'aux commerçants directs (FSC, communiqué du 12 février 2026). Votre taux dépend donc de votre chiffre d'affaires coréen, pas de votre pouvoir de négociation.

⚠️
Un contrat d'acquisition international ne produit aucune transaction domestique coréenne
Une carte coréenne portant le logo Visa ou Mastercard n'emprunte pas les rails de ces réseaux pour un achat en Corée. L'autorisation part vers la société de cartes émettrice, par la couche VAN en proximité ou par le PG en ligne, le logo international ne servant qu'aux achats faits hors de Corée. Un acquéreur étranger qui promet de traiter du domestique coréen sur son contrat existant décrit un marché qui n'existe pas. La vérification consiste à demander le nom du PG ou du VAN qui portera l'affiliation.
  • Qui est le contractant éligible chez ce prestataire : société locale, succursale, ou entité étrangère acceptée sous conditions
  • Quel volet du parcours il porte réellement : autorisation, remise, reversement, litiges, remboursement partiel
  • Quels moyens de paiement figurent au contrat, et lesquels demandent une souscription séparée chez un tiers
  • Quel délai de reversement et quelle devise de règlement, avec le mode de conversion appliqué
  • Quelle portabilité des jetons de carte et des mandats en cas de changement de prestataire
  • Quel engagement de service en cas d'indisponibilité d'un rail national, sujet traité au chapitre 7
🎯 Question éclair
Une marque européenne signe avec son acquéreur habituel et annonce accepter les cartes coréennes en Corée. Que va-t-il se passer ?