La carte israélienne : sociétés de cartes et tashlumim
Une société de cartes (chevrat kartisei ashrai) est un établissement israélien qui émet l'instrument de paiement, porte l'encours du porteur et, le plus souvent, acquiert aussi le commerçant. Elle s'intercale entre le porteur et sa banque. Cette position n'existe pas sous cette forme en Europe, où l'émission revient généralement à la banque teneuse du compte. Trois acteurs se partagent ce rôle, Isracard, max et Cal. Cette dernière, Israel Credit Cards Ltd, est connue sous la marque Visa Cal. La banque du porteur tient le compte de règlement sur lequel les débits sont imputés, sans intervenir dans l'émission ni dans le portage de l'encours.
La carte à débit différé constitue l'instrument majoritaire du marché israélien, le débit immédiat et le crédit renouvelable restant minoritaires. Les achats s'agrègent pendant un cycle mensuel, puis un prélèvement unique porte sur le compte à date fixe. L'expression carte de crédit, d'usage courant en Israël, ne désigne donc presque jamais un crédit renouvelable au sens où l'entend un professionnel européen. Le risque porté par la société de cartes se concentre d'autant sur une seule échéance mensuelle. Il ne s'étale pas sur un encours reconduit de mois en mois.
| Société | Cartes actives (2022) | Contrôle capitalistique | Ce qu'un acquéreur doit savoir |
|---|---|---|---|
| Isracard | ≈ 4,3 M | Cotée à la Bourse de Tel-Aviv depuis la cession par Bank Hapoalim | Marque historiquement purement domestique : une carte Isracard non co-badgée n'est pas acceptée hors d'Israël, et symétriquement une passerelle étrangère ne la traite pas |
| Cal (Israel Credit Cards) | > 3,1 M | Israel Discount Bank, sommée en janvier 2023 de s'en séparer | Émet sous marque Visa ; acquiert également, avec sa propre grille de commissions commerçant |
| max | ≈ 2,5 M | Warburg Pincus et investisseurs israéliens depuis 2019 | Ex-Leumi Card ; premier cas de capital étranger majoritaire dans une société de cartes israélienne |
Le tashlumim (תשלומים), ou paiement fractionné, désigne le règlement d'un achat en plusieurs échéances mensuelles portées par la carte. Au-delà de quelques centaines de shekels, le commerçant propose presque systématiquement un règlement en trois, six, douze échéances ou davantage, sans intérêt pour le porteur. Le fractionnement constitue le mode d'achat par défaut d'une large part du commerce israélien, en magasin comme en ligne. Il ne relève pas d'une option promotionnelle. Un parcours de paiement qui ne l'expose pas place l'acheteur devant un règlement comptant, alors que l'usage local conduit à fractionner les montants de cet ordre.
- Le nombre d'échéances voyage dans le message d'autorisation. Une passerelle qui n'expose pas ce champ ne peut pas vendre normalement en Israël : le panier moyen s'effondre.
- Deux régimes de financement coexistent. Le fractionnement dit « sans crédit » répartit le débit du porteur ; le fractionnement porté par la société de cartes finance réellement l'achat et se facture au commerçant.
- Le règlement commerçant suit le fractionnement choisi, sauf clause contraire négociée. Un contrat mal lu transforme une vente de 12 000 ILS en douze encaissements mensuels.
- Le tashlumim se combine mal avec les wallets internationaux : la sélection du nombre d'échéances relève du parcours local, pas du protocole du portefeuille.
Shva : un switch, et un seul
Shva (Automated Bank Services Ltd, souvent abrégé ABS) exploite le switch national des paiements par carte, l'unique commutateur par lequel transitent les demandes d'autorisation émises en Israël. Tout terminal israélien, toute passerelle de paiement et toute société de cartes s'y raccordent, et le marché ne comporte aucune route alternative. Son protocole d'intégration terminal, Ashrait, est le standard local. Un terminal homologué EMV au niveau international, mais non certifié Ashrait, ne peut être raccordé par aucun acquéreur israélien.
La migration du parc israélien vers la norme EMV s'est engagée tardivement, sous l'effet d'une contrainte réglementaire. La Banque d'Israël a demandé aux banques et aux sociétés de cartes d'établir un plan de remplacement du parc au milieu de 2013. À partir de janvier 2016, les acquéreurs et Shva ne pouvaient plus raccorder un terminal neuf hors norme EMV. Le renouvellement du parc s'est dès lors limité aux équipements conformes. Le basculement s'est achevé au début des années 2020, et le sans-contact s'est ensuite imposé très vite sur la base ainsi renouvelée.
- Prévoir un repli hors carte en caisse : espèces, virement instantané via Masav, ou paiement par application. La redondance d'acquéreur ne protège de rien, puisque tous passent par Shva.
- Vérifier la certification Ashrait du parc et de la passerelle avant tout engagement commercial ; une homologation EMV Level 2 ne suffit pas.
- Instrumenter le taux de refus par société de cartes, et non globalement : Isracard, max et Cal ont des politiques d'acceptation distinctes.
- Traiter le tashlumim comme une donnée de réconciliation : une vente unique génère plusieurs lignes de règlement étalées dans le temps.
Zahav, Masav et le shekel numérique
Deux infrastructures portent les flux israéliens qui ne passent pas par la carte. Zahav, lancé en 2007, est le système de règlement brut en temps réel exploité par la Banque d'Israël. Il constitue le seul lieu de finalité en monnaie de banque centrale du pays. Masav (Banks' Clearing Center), en service depuis 1982, est la chambre de compensation de détail, détenue par les banques et supervisée par la Banque d'Israël.
Masav porte l'ACH historique et le rail de paiement instantané israélien, sans marque grand public distincte pour ce dernier. Le paiement instantané israélien n'a donc pas de marque comparable à Pix ou à PromptPay, et aucun nom commercial ne le désigne. Certains intégrateurs étrangers en concluent à son absence. Le règlement instantané s'effectue en cinq à sept secondes, en service continu. La Banque d'Israël conduit une migration vers ISO 20022, doublée d'une extension aux cas marchands, gouvernementaux et de Request-to-Pay (Banque d'Israël, 2025).
| Infrastructure | Opérateur | Ce qui y transite | Depuis |
|---|---|---|---|
| Zahav | Banque d'Israël | Règlement brut temps réel ; finalité en monnaie de banque centrale ; interface SWIFT et IBAN | 2007 |
| Masav | Banks' Clearing Center, détenu par les banques | ACH de détail et paiements instantanés en 5 à 7 secondes, 24/7 ; migration ISO 20022 en cours | 1970 |
| Shva | Automated Bank Services Ltd | Autorisation et compensation de la totalité des paiements par carte du pays | – |
L'accès direct aux infrastructures désigne la faculté, pour un établissement non bancaire, de se raccorder à Zahav, à Shva et à Masav sans le parrainage d'une banque. Son ouverture est le chantier structurant du marché israélien. La Banque d'Israël a engagé la simplification de ce raccordement pour les sociétés de technologie financière. La loi de 2023 sur les services de paiement leur donne un fondement juridique. Un émetteur ou un acquéreur non bancaire peut désormais viser cet accès direct, alors que l'entrée sur le marché supposait auparavant la dépendance à une banque de place.
Bit et PayBox : du P2P à l'encaissement
Bit, lancé en 2017 par Bank Hapoalim, est l'application de paiement entre particuliers de référence en Israël. PayBox, adossé à Israel Discount Bank, occupe la seconde position. Les deux services ont suivi la même trajectoire, du transfert gratuit entre proches vers l'acceptation par le commerce, jusqu'à constituer une infrastructure de paiement à part entière. Le parcours rappelle celui de Swish en Suède ou de Bizum en Espagne, à une différence d'origine près. Bit a été lancé par une banque unique, et non par un groupement réunissant l'ensemble de la place.
La Banque d'Israël a modifié cette configuration d'origine. Le régulateur a autorisé Bit à devenir un portefeuille ouvert aux clients de toutes les banques et à émettre une carte. Le service, jusque-là réservé à la clientèle de sa banque fondatrice, est ainsi devenu une infrastructure de place, tout en restant sous le contrôle capitalistique de Bank Hapoalim. Les banques concurrentes voient donc leurs propres clients recourir à une application détenue par un établissement rival. Le régulateur a ouvert l'usage sans toucher au capital, et c'est cet écart entre une infrastructure devenue commune et un contrôle resté privé qui structure le débat israélien sur les portefeuilles.
La gratuité du service a pris fin en janvier 2025, date à laquelle Bank Hapoalim a introduit une tarification sur les montants reçus via Bit. Le plafond annuel de réception a été relevé dans le même mouvement, de 50 000 à 100 000 shekels. Au-delà de 25 000 shekels reçus dans l'année, une commission de 0,6 % s'applique (Globes, 2024). L'encaissement par Bit cesse donc d'être gratuit au-delà de ce seuil, et entre dans l'arbitrage tarifaire que le commerçant conduit face aux commissions de la carte.
La licence israélienne : un régulateur inattendu
La loi sur la réglementation des services de paiement et de l'initiation de paiement, 5783-2023 a été publiée en juin 2023 et est entrée en vigueur en juin 2024. Elle fixe un régime unique de licence pour les prestataires de services de paiement non bancaires. L'autorité compétente pour délivrer cette licence est l'Israel Securities Authority, le régulateur des marchés financiers, et non la Banque d'Israël. Celle-ci conserve la supervision des systèmes de paiement.
- Émission d'instruments de paiement. Cartes, portefeuilles, instruments prépayés.
- Acquisition de transactions de paiement. L'encaissement pour le compte d'un commerçant.
- Gestion de comptes de paiement. La tenue de soldes clients hors bilan bancaire.
- Initiation de paiement. Le déclenchement d'un ordre depuis le compte détenu ailleurs, équivalent fonctionnel du service d'initiation européen.
Les premières autorisations ont été délivrées à des acteurs internationaux et locaux, parmi lesquels Revolut et Grow Payments. Le régime s'articule avec un second texte, la loi sur le service d'information financière, qui organise l'accès aux données de compte et constitue l'open banking israélien. Les deux textes relèvent de la même autorité. Un candidat visant à la fois l'initiation et l'agrégation instruit donc ses deux demandes devant un interlocuteur unique.
Le régime de licence de 2023 s'inscrit dans une politique d'ouverture à des acteurs non bancaires. Trois sociétés de cartes et une poignée de banques concentraient jusque-là l'ensemble de la chaîne. La démutualisation des sociétés de cartes engagée en 2017, la baisse programmée de l'interchange et l'ouverture des infrastructures relèvent de cette même politique, conduite sur une décennie.
Le Liban : encaisser dans une économie de cash
Le système de paiement libanais fonctionne en dehors du circuit bancaire, le socle bancaire du pays ayant cessé d'assurer la disponibilité des dépôts. Depuis octobre 2019, des restrictions de retrait et de transfert appliquées par les banques sans base légale formelle ont scindé la monnaie en deux. Le dollar bancaire, inscrit sur un compte et non retirable à sa valeur nominale, est appelé « lollar » par la littérature économique. Il se distingue du fresh dollar, billet ou virement entrant, seul accepté au prix affiché. Les deux se négocient à des valeurs différentes. L'écart entre elles détermine le taux réellement appliqué à une transaction, selon le canal utilisé.
La carte émise par une banque libanaise ne garantit plus l'accès aux fonds du porteur. La confiance dans le débit en compte s'est effondrée avec elle. L'encaissement s'est reporté sur trois canaux qui ne dépendent pas du bilan bancaire, à savoir les espèces, les portefeuilles agréés par la Banque du Liban et les réseaux d'agents de transfert. Ces trois canaux constituent désormais l'infrastructure de paiement effective du pays, les banques n'assurant plus le rôle central qu'elles occupaient avant 2019.
| Canal | Acteur type | Ce qu'il résout | Ce qu'il coûte ou expose |
|---|---|---|---|
| Espèces en dollars | – | Accepté partout, sans intermédiaire, à la valeur faciale | Transport, comptage, exposition au vol ; alimente le grief documenté par le GAFI |
| Portefeuille agréé | Whish Money (opéré par TecFrac) | Paiement commerçant, factures, transferts, dépôt et retrait en agence, cartes Visa virtuelles | Réseau physique nécessaire pour l'entrée et la sortie de fonds |
| Réseau d'agents de transfert | OMT | Réception des envois de la diaspora et paiements de proximité | Tarification par opération ; dépendance à un maillage d'agences |
| Passerelle carte | Areeba et autres passerelles régionales | Acceptation de cartes internationales pour le commerce en ligne | Ne couvre pas la clientèle locale non bancarisée, qui reste majoritaire |
Whish Money est le portefeuille électronique le plus visible du pays, en acceptation commerçant comme en réseau physique. Il opère sous agrément de la Banque du Liban, délivré par la décision n° 19/21/22 du 10 août 2022. Le portefeuille revendique plus de 1 000 points de service au Liban (whish.money, consulté en août 2026). En 2025, un partenariat avec Mastercard Move a ouvert les flux de transfert transfrontaliers entrants et sortants depuis ce portefeuille. OMT affiche de son côté plus de 1 000 points de vente.
La Jordanie : six systèmes, un opérateur commun
L'architecture jordanienne répartit les paiements entre un système de règlement de gros, exploité par la banque centrale, et des rails de détail regroupés chez un opérateur commun. La Banque centrale de Jordanie exploite le RTGS RTGS-JO depuis 2002. Les rails de détail sont confiés à la Jordan Payments and Clearing Company (JoPACC). Cette société par actions a été constituée en 2017 par la banque centrale et les vingt-cinq banques de la place. Cinq systèmes y sont rassemblés. Leurs soldes nets se déversent tous dans RTGS-JO, seul point de finalité en monnaie de banque centrale du royaume.
| Système | Opérateur | Depuis | Fonction |
|---|---|---|---|
| RTGS-JO | Banque centrale de Jordanie | 2002 | Règlement de gros, seul point de finalité en monnaie de banque centrale |
| ECC | JoPACC | 2007 | Compensation d'images-chèques ; le chèque reste un instrument de garantie très utilisé. Plateforme refondue en 2023 |
| JoMoPay | JoPACC pour le compte de la banque centrale | 2013 | Switch national de mobile money : les portefeuilles jordaniens sont interopérables par construction |
| eFAWATEERcom | JoPACC / Banque centrale de Jordanie | 2014 | Facturier national : guichet unique de présentation et de paiement des factures publiques et privées |
| CliQ | JoPACC | 2020 | Rail instantané à alias, reliant sur un même plan comptes bancaires et portefeuilles mobiles |
| JONET | Network International Jordan | – | Switch GAB et TPE, routant vers les banques et les schemes internationaux |
CliQ, lancé en juin 2020, est le rail de paiement instantané à alias de la Jordanie. L'alias, le CliQ ID, désigne indifféremment un compte bancaire ou un portefeuille mobile, ce qui met les deux catégories sur le même plan comptable. Zain Cash, Dinarak, UWallet ou Orange Money sont ainsi joignables comme n'importe quel IBAN jordanien. L'usage marchand, lui, n'en est encore qu'à ses débuts. Selon la Banque centrale de Jordanie, près de 10 % seulement des transactions CliQ sont des achats.
La couverture de l'acceptation carte passe par JONET, switch exploité par Network International Jordan. L'opérateur annonçait en 2021 la totalité des distributeurs automatiques du royaume et environ 80 % des commerçants raccordés. JONET route les opérations GAB et TPE, tandis que JoPACC exploite les rails compte-à-compte, deux périmètres que les études de marché confondent fréquemment. Aucun des deux ne se substitue à l'autre. Un projet d'encaissement jordanien relève de l'un ou de l'autre selon l'instrument visé.
Territoires palestiniens et Syrie
L'Autorité monétaire palestinienne (PMA) supervise le système bancaire des Territoires palestiniens sans émettre de monnaie nationale. Le shekel israélien, le dinar jordanien et le dollar américain y circulent conjointement. Toute infrastructure locale est donc multidevise par nécessité, et non par ambition. Une plateforme conçue pour une devise unique absorbe mal cette contrainte.
- I-Buraq (également écrit e-Buraq). Système instantané lancé par la PMA en 2025, avec créditement et notification du bénéficiaire en moins de dix secondes, en trois devises, doté du Request-to-Pay et du rappel de fonds. Son lancement répond directement à la pénurie de liquidités à Gaza.
- e-SADAD. Passerelle centrale de facturation et de règlement de la PMA pour les services gouvernementaux et les services publics.
- National Key 194. Réseau carte national revendiqué par la PMA, aux côtés de la compensation électronique des chèques.
- Quick. Service de paiement par QR adossé à I-Buraq.
PalPay, du groupe Bank of Palestine, est le principal acquéreur et facturier du marché, doublé du portefeuille PalPay Mahfazti. Il a exposé I-Buraq avant tout autre acteur, avec le Request-to-Pay. Jawwal Pay, filiale du groupe Paltel, a été la première société à obtenir la licence de prestataire de services de paiement définitive de la PMA. Elle sert les populations non bancarisées par un réseau d'agents. La dénomination des systèmes produit des confusions récurrentes dans les référentiels, la PMA employant aussi « BURAQ » pour son RTGS, distinct du rail instantané I-Buraq.
La Syrie sort d'un régime de sanctions qui l'avait retranchée de la finance internationale. La séquence de levée s'est déroulée sur l'année 2025 et reste inachevée sur le plan opérationnel, les circuits de correspondance bancaire n'étant rétablis que par phases. Le pays n'est donc pas encore un marché adressable au sens habituel. Son calendrier réglementaire mérite pourtant le suivi de tout acteur régional, l'ouverture du marché suivant l'avancement de ces étapes.
Opérer dans la zone : ce qui casse, ce qui coûte
La zone réunit cinq marchés placés sous cinq régulateurs distincts, sans interopérabilité entre leurs infrastructures de paiement. Un contrat d'acquisition israélien n'a aucune portée en Jordanie, et un agrément jordanien n'ouvre pas le marché libanais. Aucun des rails instantanés de la zone n'est raccordé à celui d'un pays voisin. Le projet transfrontalier le plus avancé de la zone est jordanien. La banque centrale y prévoit une première phase du service CliQ Plus par les sociétés de change, en coopération avec les fournisseurs de portefeuilles.
| Marché | Régulateur du paiement | Rail instantané | Le point qui fait échouer un projet |
|---|---|---|---|
| Israël | Israel Securities Authority (licence), Banque d'Israël (systèmes) | Masav, 5 à 7 s | Absence de tashlumim et non-acceptation des Isracard non co-badgées |
| Jordanie | Banque centrale de Jordanie | CliQ, depuis 2020 | Licence obligatoire, y compris pour une succursale ; usage CliQ encore majoritairement P2P |
| Liban | Banque du Liban | – | Économie de cash, double devise et liste grise du GAFI depuis octobre 2024 |
| Territoires palestiniens | Autorité monétaire palestinienne | I-Buraq, moins de 10 s | Trois devises en circulation, sans monnaie nationale de référence |
| Syrie | Banque centrale de Syrie | – | Reconnexion SWIFT en cours ; risque de conformité résiduel malgré la levée des sanctions américaines |
- Qualifier le rail avant le PSP. En Israël, la question n'est pas « quel prestataire » mais « raccordé à Shva, et certifié Ashrait ». En Jordanie, elle est « JoPACC ou JONET », deux réponses différentes selon que l'on encaisse en carte ou en compte-à-compte.
- Modéliser le fractionnement dès le catalogue produit pour Israël. Le tashlumim change le panier moyen, l'échéancier de trésorerie et la réconciliation. Le rattraper après le lancement coûte une refonte.
- Prévoir un moyen de paiement de repli hors carte en Israël. L'incident Shva du 13 février 2025 a arrêté simultanément l'ensemble du commerce du pays, après celui d'octobre 2024 qui avait touché les acteurs raccordés depuis l'étranger.
- Traiter la devise comme une donnée de conformité au Liban et en Palestine, pas comme un paramètre d'affichage. Le taux applicable dépend du canal et de la nature des fonds.
- Dater les avis de conformité sur la Syrie et les revérifier avant chaque ouverture de flux ; la levée des sanctions américaines de 2025 ne préjuge ni des listes européennes ni des politiques de correspondants.