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🇪🇬 Les paiements en Égypte

Meeza et le scheme carte bâti par la commande publique, InstaPay et le rail instantané IPN, les portefeuilles Vodafone Cash et Etisalat Cash, le contre-remboursement qui tient encore le e-commerce, les licences PSO/PSP de la Central Bank of Egypt et le contrôle des changes qui commande le rapatriement

Une infrastructure, un opérateur, une banque centrale

L'infrastructure de paiement égyptienne désigne l'ensemble des systèmes qui compensent et règlent les ordres échangés entre les banques du pays. Une seule entreprise exploite presque toute l'infrastructure de place, l'Egyptian Banks Company (EBC), sous l'égide de la Central Bank of Egypt (CBE). Elle opère le scheme carte Meeza, le rail instantané IPN dont l'application grand public s'appelle InstaPay, la chambre de compensation EG-ACH et le commutateur GAB national sous la marque d'acceptation « 123 ». Le règlement final intervient dans le RTGS de la CBE, en livres égyptiennes, et l'opérateur de place tient les quatre maillons qui le précèdent. Une même entité technique exploite donc quatre rails sur cinq. Le cinquième est celui de la banque centrale.

L'État égyptien intervient sur ce marché à deux titres, comme régulateur et comme payeur. Salaires publics, pensions et subventions sont versés sur cartes Meeza, ce qui a constitué une base porteurs en six ans sans qu'aucun commerçant ait eu à convaincre un client d'ouvrir un compte. La détention d'un instrument de paiement a progressé plus vite que sa fréquence d'emploi. L'espèce reste le moyen de paiement du quotidien, et le contre-remboursement structure encore le e-commerce. Le marché égyptien associe une infrastructure numérique dense et une pratique d'achat restée largement fiduciaire.

77,6 %
taux d'inclusion financière à fin 2025, soit 54,7 millions d'adultes sur 70,5 millions, contre 27,4 % en 2016
Central Bank of Egypt, communiqué de février 2026
43,5 M
cartes Meeza émises à juin 2025, six ans après le lancement du scheme
Central Bank of Egypt, 2025
55,5 M
portefeuilles mobiles tous émetteurs, 1,4 milliard de transactions pour plus de 1 800 milliards EGP à juin 2025
Central Bank of Egypt, 2025
16 M
utilisateurs d'InstaPay, plus de 1,1 milliard de transactions pour 2 400 milliards EGP à juin 2025
Central Bank of Egypt, 2025
FonctionSystèmeExploitantDepuis
Règlement de gros montantRTGS en livres égyptiennesCentral Bank of Egypt–
Compensation de masseEG-ACH, crédits et débits interbancaires ; salaires, fournisseurs, versements publics, pensionsEgyptian Banks Company, mandatée par la CBEÉtendu au multidevises (dollar et euro) en avril 2022
Virement instantanéIPN (Instant Payment Network), application grand public InstaPayEgyptian Banks Company pour la CBE2022
Scheme carte domestiqueMeeza, cartes prépayées et cartes de débitEgyptian Banks Company2019 (réseau Meeza Digital dès 2018)
Commutation GABNational Switch, marque d'acceptation « 123 »Egyptian Banks Company pour la CBEAntérieur à Meeza
Collecte physique et facturierFawry, Aman et les réseaux d'agentsOpérateurs privés agréésFawry 2008, Aman 2016
Les rails égyptiens : qui fait quoi, et depuis quand
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L'interlocuteur qu'on ne choisit pas
Sur la plupart des marchés, un commerçant choisit son acquéreur. Il ignore le reste de la chaîne. En Égypte, quatre des cinq rails passent par la même entité, l'Egyptian Banks Company, et leurs règles descendent de la CBE. Les plafonds, la tarification d'InstaPay, l'ouverture du soft POS et la tokenisation relèvent de décisions de banque centrale, publiées, datées et opposables à tous. La marge de manœuvre d'un PSP porte sur le service rendu et sur son prix, jamais sur le paramètre réglementaire lui-même. Les mêmes règles s'appliquent à tous les concurrents, et leur contenu se lit dans les textes publiés plutôt qu'au fil d'une négociation commerciale.

Meeza : un scheme carte bâti par la commande publique

Meeza est le scheme carte national égyptien, développé et exploité par l'Egyptian Banks Company sous l'égide de la CBE. La carte est lancée en 2019, sur un socle technique qui la précède. Le réseau Meeza Digital, ouvert en 2018, porte les portefeuilles mobiles et le QR d'acceptation, dont l'usage a été étendu aux administrations en décembre 2019. Deux produits carte coexistent, une carte prépayée et une carte de débit, adossées à des comptes bancaires ou à des comptes d'inclusion financière, ces derniers ouvrant l'instrument à des titulaires que la bancarisation classique n'atteignait pas.

La croissance du parc procède d'une décision publique plutôt que d'une adoption spontanée par les porteurs. La banque centrale a fait de Meeza le canal de versement des salaires publics, des pensions et des subventions, et le parc a atteint plus de 43,5 millions de cartes en juin 2025 (Central Bank of Egypt, 2025). D'autres États de la région ont déployé leur scheme domestique par le même canal étatique. Un commerçant qui n'accepte pas Meeza exclut la partie la plus large de la base porteurs. Sont concernés en premier lieu les ménages qui ne détiennent aucune carte internationale et dont le salaire ou la pension arrive sur cet instrument.

MeezaVisa / Mastercard émises en Égypte
PortéeDomestique. La carte n'est pas acceptée hors d'ÉgypteDomestique et internationale
Base porteursPlus de 43,5 M de cartes à juin 2025 (CBE), largement alimentée par les versements publicsConcentrée sur la clientèle bancarisée urbaine et les segments à revenus supérieurs
CommutationDomestique, par le National Switch de l'EBCAutorisation routée vers les réseaux internationaux
Cas d'usage porteurSalaires, pensions, subventions, achats de proximité, e-commerce domestique, QRAchats domestiques et transfrontaliers, voyage, abonnements internationaux
Effet pour le marchandIndispensable pour couvrir la base porteurs de masseIndispensable pour la clientèle qui achète hors d'Égypte, et pour les touristes
Limite à connaîtreAucune acceptation à l'étranger : inutile pour un marchand qui facture depuis une entité non égyptienneLe porteur se heurte aux plafonds de dépense en devises fixés par sa banque
Meeza et les schemes internationaux sur le marché égyptien
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Le piège de dimensionnement le plus courant
Un plan d'entrée qui dimensionne l'acceptation sur le seul parc Visa/Mastercard sous-estime lourdement la base adressable. Un plan qui prévoit d'encaisser par Meeza un client situé à Dubaï ou à Paris se heurte à la portée du scheme, car Meeza ne fonctionne pas hors d'Égypte. Les deux erreurs tiennent à la même confusion, entre les instruments domestiques et les instruments transfrontaliers. Une même discipline les corrige. La modélisation sépare les flux domestiques en livres égyptiennes des flux transfrontaliers en devises, puis n'applique à chaque catégorie que les instruments qui y circulent réellement.

L'acceptation carte se développe par deux voies distinctes. La première est l'équipement matériel des points de vente. Le parc de terminaux dépasse 1,3 million d'unités et le réseau de guichets automatiques approche 26 000 machines, selon les chiffres de place relayés en 2025 et 2026 par la presse spécialisée égyptienne. La seconde voie coûte moins cher au commerçant, puisque la CBE a autorisé l'acceptation sans terminal dédié. Le soft POS et la tokenisation, traités plus bas, en relèvent.

InstaPay et l'IPN : le rail instantané et ses plafonds

L'Instant Payment Network (IPN) est le rail de virement instantané égyptien, exploité par l'Egyptian Banks Company pour la CBE et ouvert en 2022. Les particuliers accèdent à l'IPN par InstaPay, son application grand public. L'adressage ne passe pas par le numéro de compte. Le payeur saisit un alias, l'IPA (Instant Payment Address) ou le numéro de téléphone du bénéficiaire, ou lit un QR. Le bénéficiaire n'a donc pas à communiquer son numéro de compte au payeur. À juin 2025, la CBE recense plus de 16 millions d'utilisateurs et plus de 1,1 milliard de transactions pour 2 400 milliards EGP. Ces volumes ont été atteints en trois ans, soit l'adoption la plus rapide d'Afrique du Nord.

Un encaissement InstaPay, vu du bénéficiaire
Payeur
Saisit un alias dans l'application
IPA, numéro de téléphone ou lecture d'un QR. Le numéro de compte n'apparaît jamais dans le parcours
Banque du payeur
Contrôle les plafonds, débite, pousse l'ordre
Les plafonds CBE s'apprécient par compte bancaire lié à l'application, pas par utilisateur
IPN (EBC pour la CBE)
Route et notifie en quelques secondes
Rail disponible en continu, y compris les jours de fermeture bancaire
Banque du bénéficiaire
Crédite et notifie
Fonds disponibles immédiatement, sans mise à disposition différée
Bénéficiaire
Encaisse un paiement irrévocable
Aucune rétrofacturation possible sur un virement poussé. Un remboursement est un nouveau virement, à l'initiative du marchand
ParamètreValeurSource et date
Plafond par opération70 000 EGPCentral Bank of Egypt, relayé par le State Information Service, 2025
Plafond journalier120 000 EGPCentral Bank of Egypt, relayé par le State Information Service, 2025
Plafond mensuel400 000 EGPCentral Bank of Egypt, relayé par le State Information Service, 2025
Assiette des plafondsPar compte bancaire lié à l'application ; les plafonds ne se cumulent pas d'un compte à l'autreCentral Bank of Egypt, 2025
Frais de transfert0,1 % du montant, minimum 0,50 EGP, maximum 20 EGP, depuis avril 2025Presse économique égyptienne, mars 2025
Consultations de solde10 interrogations ou mini-relevés gratuits par mois, puis 0,50 EGP l'unitéPresse économique égyptienne, 2025
InstaPay : plafonds réglementaires et tarification
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Les plafonds commandent la conception du tunnel
Un panier supérieur à 70 000 EGP dépasse le plafond par opération et ne peut pas être réglé par InstaPay, quelle que soit la solvabilité du client. Le plafond mensuel de 400 000 EGP concerne les acheteurs réguliers de biens à forte valeur, et il s'apprécie par compte lié, chaque compte disposant de sa propre enveloppe mensuelle. Un client dont le compte principal est saturé n'en est pas nécessairement informé avant de tenter le paiement. Du côté du marchand, l'échec est silencieux. La pratique consiste à détecter ce rejet, à en nommer la cause dans le message d'erreur et à proposer un repli explicite vers la carte, le fractionnement de la commande ou un virement classique passé par l'EG-ACH.

La tarification d'InstaPay a changé de régime en 2025. Le rail a d'abord été gratuit pour les particuliers, la CBE prorogeant l'exemption par décrets successifs dont le dernier, publié le 30 décembre 2024, valait pour une période de trois mois renouvelable. La gratuité a pris fin en avril 2025, remplacée par une commission de 0,1 %, plancher 0,50 EGP, plafond 20 EGP. Le plafond de 20 EGP détermine le coût d'un encaissement de montant élevé, puisqu'au-delà de 20 000 EGP la commission devient fixe et son poids en pourcentage décroît à mesure que le panier grossit. La commission d'acquisition carte reste proportionnelle au montant, de sorte que son poids relatif ne diminue pas avec la taille du panier.

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Ce que change un rail sans rétrofacturation
Un virement poussé est final. Le marchand n'encourt pas de rétrofacturation, pas de séquestre et pas de ratio de contestation à surveiller auprès d'un scheme. La charge du risque se déplace donc du marchand vers l'acheteur. Sur un paiement par carte, l'acheteur dispose d'une procédure d'opposition auprès de sa banque ; sur un virement poussé, il n'en a aucune. Un client mécontent se tourne vers le service client, le régulateur ou l'avis public, faute de pouvoir faire annuler l'opération. Une politique de remboursement écrite, tenue et rapide cesse ici d'être un argument commercial, puisqu'elle constitue sur ce rail le seul mécanisme de recours offert à l'acheteur.

Vodafone Cash, Etisalat Cash et le modèle adossé aux banques

Le portefeuille mobile égyptien est un compte de paiement tenu par une banque et distribué sous la marque d'un opérateur télécom. La CBE encadre ces services depuis ses règles sur les services de paiement mobile, dont la deuxième version a été approuvée en novembre 2016. Le portefeuille est émis par une banque. L'opérateur télécom apporte le canal, la marque et le réseau de distribution. Le même texte a imposé l'interopérabilité entre schémas, avec un délai de six mois pour la mettre en œuvre. Un utilisateur peut donc payer le détenteur d'un autre portefeuille, quelle que soit la marque télécom qui figure sur chacun des deux.

La CBE publie un agrégat national des portefeuilles mobiles, indépendant de la marque sous laquelle ils sont distribués. Elle recense 55,5 millions de portefeuilles mobiles tous émetteurs à juin 2025, pour 1,4 milliard de transactions et plus de 1 800 milliards EGP. Ce parc est concentré sur un émetteur. Vodafone Cash rassemblerait environ 55 % des portefeuilles, 78 % des transactions et 81 % de la valeur au deuxième trimestre 2025, selon des données de marché relayées par la presse spécialisée. Ces chiffres n'ont pas le statut d'une statistique de banque centrale, et se citent avec la réserve qui s'attache à une source de presse. Ils donnent l'ordre de grandeur d'une domination réelle, dont dépend le choix du premier portefeuille raccordé dans un plan d'acceptation.

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Vodafone Cash
Le portefeuille de Vodafone Egypt, de loin le plus diffusé. Transferts de personne à personne, paiement de factures, recharges, retrait aux GAB, paiement marchand et achat en ligne. Un marchand qui ne raccorde qu'un seul portefeuille couvre la plus grande part du parc en raccordant celui-ci.
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Etisalat Cash
Le portefeuille d'Etisalat Misr (e& Egypt), avec émission de carte virtuelle adossée à Mastercard pour l'achat en ligne domestique et international, et un service de réception de transferts internationaux instantanés.
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Orange Cash et le portefeuille de Telecom Egypt (WE)
Les deux autres portefeuilles d'opérateurs, nettement plus petits. Ils comptent pour la couverture régionale et pour les entreprises qui versent des salaires à des populations non bancarisées, moins pour le volume d'acceptation marchande.
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Meeza Digital
Le réseau de l'EBC, ouvert en 2018, sur lequel reposent le QR d'acceptation et l'interopérabilité entre portefeuilles. L'ouverture se fait auprès d'une banque, d'un agent bancaire ou d'un opérateur mobile, sur carte d'identité nationale et numéro de téléphone.
BénéficiairePlafond journalierPlafond mensuel
Particuliers60 000 EGP (contre 30 000 EGP auparavant)200 000 EGP (contre 100 000 EGP)
Micro-entreprises titulaires d'une licence80 000 EGP (contre 40 000 EGP)400 000 EGP (contre 200 000 EGP)
Micro-entreprises sans licence, travailleurs indépendants60 000 EGP (contre 30 000 EGP)200 000 EGP (contre 100 000 EGP)
Plafonds des portefeuilles, comptes d'inclusion financière et cartes prépayées, après le relèvement du 15 novembre 2023
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Trois plafonds différents s'empilent sur le même client
Un acheteur égyptien peut se heurter successivement au plafond de son portefeuille mobile, à celui de sa carte prépayée et à celui d'InstaPay sur le compte lié qu'il a choisi. Ces plafonds sont fixés par la CBE, révisés par décision publiée, et ils diffèrent selon que le titulaire est un particulier, une micro-entreprise licenciée ou une micro-entreprise sans licence. Le plafond journalier d'un particulier s'établit à 60 000 EGP, montant au-delà duquel le portefeuille cesse d'être un canal d'encaissement possible. Le parcours de paiement prévoit alors un autre instrument, choisi au moment de la conception plutôt qu'après le premier rejet observé en production.

Le cash-in, le contre-remboursement et l'économie réelle du e-commerce

Le comportement de paiement des acheteurs égyptiens diverge de l'équipement technique disponible. Une étude de Crowd Analyzer portant sur 2024-2025, relayée par Ahram Online, relève que 90 % des consommateurs égyptiens déclarent préférer le paiement à la livraison. La mesure porte sur une préférence déclarée et non sur une part de marché, distinction qui interdit d'en tirer directement un taux de contre-remboursement. La proportion reste assez élevée pour commander l'organisation logistique et financière d'un e-commerçant plus sûrement que le catalogue des rails disponibles. Deux canaux répondent à cette préférence, la collecte en espèces chez un agent avant l'expédition et le contre-remboursement au moment de la livraison. Leur coût et leur risque diffèrent.

La collecte en espèces chez un agent désigne un encaissement effectué avant expédition, dans un réseau de points de vente physiques raccordés à un agrégateur. Un client commande en ligne, obtient un code de référence, et va payer en espèces chez un commerçant de quartier raccordé à ce réseau. Le marchand reçoit de la monnaie scripturale. La commande n'est expédiée qu'après encaissement effectif du paiement. Le modèle Fawry, dupliqué depuis par Aman, transforme un client non bancarisé en client prépayé, sans exposer le vendeur au risque de non-paiement.

Un encaissement par code de référence, du panier au reversement
Client
Valide son panier et choisit le paiement en agence
Aucune donnée bancaire saisie, aucun compte requis : c'est ce qui lève l'obstacle d'usage
Marchand
Génère un code de référence et une date d'expiration
La commande reste en attente. Le stock est réservé mais pas expédié : le risque logistique est nul à ce stade
Client
Paie en espèces chez un agent du réseau
Épicerie, kiosque, agence, terminal marchand, soit un maillage qui atteint les zones non bancarisées
Agrégateur
Notifie le marchand en temps réel et centralise les fonds
Le webhook de confirmation déclenche la préparation. Le marchand expédie contre paiement acquis
Agrégateur
Reverse au compte bancaire du marchand
Reversement périodique, net de commission. Le délai de reversement est le vrai poste de besoin en fonds de roulement
943,6 Md EGP
volume traité par Fawry sur l'exercice 2025, en hausse de 56,8 % sur un an
Fawry, communiqué de résultats FY2025, mars 2026
365 000
points de service raccordés au réseau Fawry, pour environ 6 millions de transactions par jour
Fawry, communiqué de résultats FY2025, mars 2026
8 651,5 M EGP
chiffre d'affaires Fawry en 2025 (+57 %), pour un résultat net de 2 889,2 M EGP et une marge d'EBITDA de 57,4 %
Fawry, communiqué de résultats FY2025, mars 2026
5 696 M EGP
encours brut de crédit de Fawry (micro, PME, consommation), en hausse de 82,6 % sur un an : le facturier devient prêteur
Fawry, communiqué de résultats FY2025, mars 2026
CanalCoût pour le marchandDélai d'encaissementRisque principal
Carte Meeza / internationaleCommission d'acquisition, négociée avec le PSP ou la banqueQuelques jours ouvrés selon le contratRétrofacturation et fraude, ratios scheme à surveiller
InstaPay0,1 %, plafonné à 20 EGP, donc coût fixe au-delà de 20 000 EGPImmédiat, fonds finauxAucune rétrofacturation ; les plafonds provoquent des échecs silencieux
Portefeuille mobileCommission d'acceptation propre à l'émetteurSelon le contrat d'acceptationPlafonds journaliers et mensuels, et concentration sur un émetteur dominant
Cash-in par code de référenceCommission de l'agrégateur, en pourcentage ou forfaitaire selon le facturierReversement périodique après paiement effectifAbandon du panier avant paiement, expiration du code
Contre-remboursementFrais de collecte du transporteur, en sus du prix de livraisonLivraison, puis reversement du transporteur : plusieurs semaines de délai moyen d'encaissementRefus à la porte, coût du transport aller-retour, et risque de crédit sur le transporteur qui détient les espèces
Les cinq canaux d'encaissement égyptiens, comparés sur ce qui coûte
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Le contre-remboursement n'est pas gratuit, il est différé
Le contre-remboursement ne donne pas lieu à une commission d'acquisition, et il porte trois coûts que la comptabilité analytique regroupe rarement au même endroit. Le transport aller-retour des colis refusés reste intégralement à la charge du marchand. Le besoin en fonds de roulement augmente, puisque le stock part avant tout encaissement et que le transporteur reverse par périodes. Le risque de contrepartie porte sur le transporteur, qui détient des espèces appartenant au marchand entre la livraison et le virement. Additionnés, ces trois postes rendent le canal plus cher que la carte à partir d'un taux de refus à la livraison de 15 %.

Acquisition, acceptation et obligations fiscales à l'encaissement

Le marché égyptien de l'acquisition s'est structuré autour de quelques acteurs, tous agréés localement. Fawry domine la collecte et le facturier. Paymob exerce sous licence Payments Facilitator de la CBE, obtenue dès 2018, et couvre l'acceptation en ligne et en magasin. Geidea et PayTabs, venus du Golfe, visent la même clientèle. Côté banques, National Bank of Egypt, Banque Misr, CIB et QNB Alahli concentrent les contrats d'acquisition et les émissions de cartes.

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Fawry
Le réseau de référence pour atteindre le client non bancarisé. Il exploite un facturier, la collecte pour compte de tiers, l'application myFawry, des cartes prépayées et, depuis peu, du crédit. Coté à la Bourse du Caire depuis 2019.
🧾
Aman
Exploité par Aman for E-Payments, filiale de Raya Holding constituée avec un capital de 100 millions EGP. Plus de 250 agences, plus de 200 000 marchands et 150 000 terminaux raccordés (Aman, site officiel, 2026), doublés d'une carte de paiement échelonné.
💻
Paymob, Geidea, PayTabs
L'acceptation en ligne et l'orchestration marchande. Le règlement se fait en livres égyptiennes sur un compte local. Un marchand qui facture en dollars supporte donc la conversion au moment du reversement.
💳
Valu et Sympl
Le paiement fractionné, régulé comme du crédit à la consommation. Valu, exploité par U Consumer Finance S.A.E. (groupe EFG Holding, coté à l'EGX), revendique plus de 3 millions de clients (Valu, 2026). Sympl, fondé en 2021, accorde le crédit aux porteurs de cartes bancaires existantes.

Deux décisions de la CBE ont récemment abaissé le coût d'entrée à l'acceptation. La première est la tokenisation des cartes sur applications mobiles, encadrée par un règlement de 2023. Elle a été lancée le 10 décembre 2024 avec Apple Pay, aux côtés de la National Bank of Egypt, de Banque Misr et de CIB. L'extension aux terminaux Android a été annoncée par la CBE en septembre 2025. La seconde est le soft POS. Il transforme un smartphone en terminal d'acceptation sans contact. La banque centrale en a annoncé le lancement officiel le 1er février 2026, après une phase pilote plafonnée à 600 EGP par transaction. La levée de ce plafond étend l'outil aux paniers de montant courant, alors que la phase pilote le réservait aux petites transactions.

ℹ️
Le soft POS déplace le seuil de rentabilité de l'acceptation
Un terminal physique suppose un investissement, une maintenance et souvent un loyer mensuel, postes qui fixent ensemble un seuil de rentabilité. Un micro-commerçant dont le volume carte se situe sous ce seuil n'a pas d'intérêt économique à s'équiper, et son activité reste réglée en espèces par arithmétique de coût plutôt que par préférence. Le soft POS supprime la ligne matériel. L'application s'installe sur un appareil déjà possédé, et le code confidentiel se saisit à l'écran dans un environnement certifié. L'effet attendu porte donc sur le nombre de commerçants acceptants plutôt que sur le montant moyen des paniers. Sa portée dépasse celle de tous les autres dispositifs d'acceptation ouverts en Égypte depuis le lancement de Meeza.

Une obligation de déclaration fiscale se greffe sur l'encaissement. L'Egyptian Tax Authority (ETA) impose la facturation électronique aux assujettis à la TVA pour les opérations entre entreprises, et déploie par vagues le reçu électronique pour les ventes aux particuliers. La décision n° 281 de 2025 a étendu le dispositif à de nouveaux contribuables, avec application au 15 septembre 2025. Le système de caisse ou l'ERP doit être raccordé à la plateforme de l'ETA, transmettre le reçu dans la fenêtre autorisée et porter un QR de vérification. Ce raccordement porte sur les mêmes systèmes que le tunnel de paiement, et se conduit dans le même projet.

  • Le règlement se fait en livres égyptiennes chez les PSP domestiques : la conversion et son coût s'apprécient au moment du reversement, pas à la vente.
  • Le raccordement ETA se planifie avec le tunnel de paiement : reçu électronique, QR de vérification, fenêtre de transmission.
  • Le soft POS ouvre l'acceptation sans investissement matériel depuis le 1er février 2026, plafond pilote de 600 EGP levé.
  • La tokenisation est disponible depuis décembre 2024 sur iOS, annoncée sur Android en septembre 2025 : le paiement en un geste existe, mais dépend de la banque émettrice.
  • Le paiement fractionné relève du crédit régulé : Valu et Sympl sont supervisés comme des acteurs de financement, non comme de simples options de checkout.

Les licences : ce que la CBE exige, ce que la FRA supervise

Le cadre repose sur la loi n° 194 de 2020 relative à la banque centrale et au secteur bancaire. Elle définit le système de paiement et les services de paiement, et soumet ces derniers à une licence accordée par décision du conseil d'administration de la CBE. Elle habilite la banque centrale à édicter les règles de supervision des prestataires. Son article 50 crée le National Payments Council, institué par décret présidentiel, chargé de réduire l'usage des espèces hors du secteur bancaire. Le fondement légal de la supervision date donc de 2020, alors que les règles d'agrément applicables aux prestataires n'ont été publiées qu'en 2025.

La CBE a rendu publiques le 19 juin 2025 ses règles de licence et d'enregistrement des Payment System Operators (PSO) et Payment Service Providers (PSP), adoptées et entrées en vigueur deux jours plus tôt, le 17 juin 2025. Le texte couvre les dépôts et retraits sur comptes de paiement, l'exécution d'opérations et de transferts, l'émission d'instruments de paiement et de canaux d'acceptation électronique. Il couvre aussi l'envoi comme la réception de transferts en livres égyptiennes. Le régime distingue plusieurs catégories de licence selon les services exercés. Le capital minimum suit la catégorie.

CatégoriePérimètreCapital minimum
Catégorie AEnsemble des services de paiement couverts par les règles30 000 000 EGP
Catégorie BPérimètre restreint de services de paiement10 000 000 EGP
Information sur les comptes et initiation de paiementPrestataire de services d'information sur les comptes et/ou d'initiation de paiement20 000 000 EGP
Garantie financière, toutes catégoriesLettre de garantie bancaire irrévocable, inconditionnelle et à renouvellement automatique, au profit de la CBE, émise par une banque égyptienne agréée2 % du capital émis et libéré
Catégories de licence et capital minimum, règles CBE du 19 juin 2025 (analyses des cabinets Matouk Bassiouny et Shehata & Partners, 2025)

La Financial Regulatory Authority (FRA) supervise les activités financières non bancaires, et intervient donc dès qu'une opération de paiement comporte du crédit. La loi n° 5 de 2022, en vigueur depuis le 9 février 2022, encadre l'usage de la technologie financière dans ce périmètre, qui couvre le financement immobilier, la microfinance, le crédit-bail, l'affacturage et le financement à la consommation. Le décret FRA n° 139 de 2023 en fixe les exigences d'infrastructure, de systèmes d'information et de sécurité, sur un périmètre distinct de celui que contrôle la banque centrale. La FRA gère un bac à sable réglementaire. Elle y délivre aux jeunes entreprises une licence temporaire de deux ans au plus, exonérée de frais.

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Deux régulateurs, une seule expérience client
Un parcours de paiement qui propose « payer en 4 fois » à côté d'« InstaPay » et de « carte Meeza » réunit deux régimes de supervision que l'acheteur ne distingue pas. Le virement instantané et la carte relèvent de la CBE, le fractionnement relève de la FRA au titre du financement à la consommation. Les obligations d'information précontractuelle, de traitement des réclamations et de recouvrement diffèrent d'un régime à l'autre. La vérification de l'agrément d'un partenaire de fractionnement se fait donc auprès de la FRA, et non auprès de la banque centrale. Les entrants sur le marché confondent fréquemment les deux autorités.

La loi n° 18 de 2019 relative aux moyens de paiement non monétaires régit l'emploi des espèces par le secteur public et par les sociétés qu'il contrôle. Elle a été promulguée le 16 avril 2019. Elle oblige les entités publiques et les sociétés à capitaux majoritairement publics à régler autrement qu'en espèces leurs salaires, honoraires, jetons de présence et cotisations sociales. Elle impose aux administrations et aux services au public d'offrir des moyens de paiement électroniques. Son règlement d'exécution a été publié au Journal officiel le 7 septembre 2020, la période de mise en conformité étant prorogée jusqu'au 7 septembre 2021. L'amende encourue va de 2 % à 10 % du montant réglé en espèces, dans la limite de 1 million EGP.

Le change et le rapatriement : la contrainte qui décide du montage

Le régime de change détermine la possibilité de convertir en devises les recettes encaissées en livres, ainsi que le délai de cette conversion. La livre égyptienne a connu un flottement le 6 mars 2024. La devise est passée d'environ 31 EGP pour un dollar à plus de 50 EGP en séance, et la banque centrale a relevé ses taux de 600 points de base. Le marché parallèle, qui traitait alors entre 60 et 70 EGP, s'est refermé. La décision accompagnait l'élargissement du programme du Fonds monétaire international à 8 milliards de dollars et l'accord d'investissement de Ras El Hekma. L'unification du taux a mis fin à des années de double marché.

41,5 Md USD
transferts des Égyptiens de l'étranger en 2025, en hausse de 40,5 % sur un an : première source stable de devises du pays
Central Bank of Egypt, communiqué du 23 février 2026
6 mars 2024
flottement de la livre : d'environ 31 EGP à plus de 50 EGP pour un dollar, avec relèvement des taux directeurs de 600 points de base
Presse financière internationale et documentation FMI, 2024
8 Md USD
programme du Fonds monétaire international accompagnant la libéralisation du change
Fonds monétaire international, rapport pays n° 24/98, 2024

Le rapatriement désigne le transfert hors d'Égypte des bénéfices et du capital d'un investisseur étranger. La loi n° 72 de 2017 sur l'investissement reconnaît à l'investisseur le droit de transférer ses bénéfices et le produit d'une liquidation, ainsi que celui de financer son projet depuis l'étranger en devises. Elle interdit les mesures discriminatoires sur le capital investi. L'exercice effectif de ce droit dépend de la disponibilité de devises auprès des banques. Les difficultés d'accès à la devise se sont aggravées en 2022, en 2023 et au premier trimestre 2024, avant de se résorber avec les entrées de capitaux qui ont suivi le flottement. Le droit au transfert n'a jamais été suspendu, alors que le délai de traitement a varié fortement selon les périodes.

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Le règlement en livres n'est pas une option de PSP, c'est le régime par défaut
Les prestataires domestiques reversent au marchand en livres égyptiennes. Le reversement arrive sur un compte bancaire local. Un vendeur qui affiche ses prix en dollars supporte donc la conversion à la date du reversement, et non à la date de la vente. La livre a perdu près de 40 % de sa valeur en une séance en mars 2024, de sorte que l'écart entre ces deux dates peut absorber une part importante de la marge commerciale. Trois paramètres se fixent avant la mise en production, la devise d'affichage, la fréquence de reversement négociée avec le PSP et la politique de couverture. Aucun ne se rattrape ensuite.
  • Le compte local est le préalable. L'acquisition domestique suppose une entité égyptienne et un compte bancaire local pour recevoir le reversement.
  • La conversion se subit au reversement. Négocier la fréquence de reversement revient à choisir son exposition de change.
  • Les transferts des expatriés financent la devise du pays : 41,5 milliards de dollars en 2025 (CBE), devant les autres sources récurrentes. La liquidité en devises du système bancaire en dépend directement.
  • Le rapatriement est garanti par la loi n° 72 de 2017, mais son exécution passe par une banque et par la trésorerie en devises de cette banque.
  • Meeza ne circule pas hors d'Égypte : un montage transfrontalier ne peut pas s'appuyer sur le scheme domestique, quelle que soit sa base porteurs.

Chronologie récente et feuille de route d'encaissement

Le marché égyptien s'est construit par décisions publiques successives, presque toutes datables. Leur lecture dans l'ordre évite de prendre un dispositif ancien pour une nouveauté, ou l'inverse. La chronologie qui suit distingue trois séquences. Les rails se construisent entre 2016 et 2022, la réglementation monte en charge entre 2022 et 2024, puis l'acceptation s'ouvre et la tarification des rails s'installe à partir de 2025.

Novembre 2016
Règles CBE sur les services de paiement mobile
Deuxième version approuvée. Le portefeuille est émis par une banque, et l'interopérabilité entre schémas devient obligatoire, avec six mois pour la mettre en œuvre.
2018
Ouverture du réseau Meeza Digital
L'Egyptian Banks Company met en place le socle des portefeuilles mobiles et du QR d'acceptation.
16 avril 2019
Loi n° 18 de 2019 sur les moyens de paiement non monétaires
Obligation de régler sans espèces pour le secteur public et les sociétés à capitaux majoritairement publics. Amende de 2 % à 10 % du montant réglé en espèces, plafonnée à 1 million EGP.
2019
Lancement de la carte Meeza
Le scheme domestique devient le canal des salaires publics, des pensions et des subventions. Le QR est étendu aux administrations en décembre.
2020
Loi n° 194 de 2020 et National Payments Council
La loi bancaire soumet les services de paiement à licence de la CBE et institue le Conseil national des paiements par son article 50.
Février 2022
Loi n° 5 de 2022 : la FRA régule la fintech non bancaire
Entrée en vigueur le 9 février 2022. Crédit à la consommation, microfinance, affacturage et crédit-bail relèvent de la Financial Regulatory Authority, bac à sable inclus.
Avril 2022
EG-ACH étendu au multidevises
La chambre de compensation traite le dollar et l'euro en sus de la livre égyptienne.
2022
Ouverture de l'IPN et de l'application InstaPay
Adressage par IPA, téléphone ou QR. Seize millions d'utilisateurs atteints en trois ans (CBE, juin 2025).
15 novembre 2023
Doublement des plafonds de portefeuilles et de cartes prépayées
Les particuliers passent à 60 000 EGP par jour et 200 000 EGP par mois, les micro-entreprises licenciées à 80 000 EGP et 400 000 EGP.
6 mars 2024
Flottement de la livre égyptienne
Unification du taux officiel et du marché parallèle, hausse des taux directeurs de 600 points de base, programme du FMI porté à 8 milliards de dollars.
10 décembre 2024
Tokenisation des cartes et lancement d'Apple Pay
Les premiers émetteurs sont la National Bank of Egypt, Banque Misr et CIB. L'extension aux applications Android a été annoncée par la CBE en septembre 2025.
Avril 2025
Fin de la gratuité d'InstaPay
Après plusieurs prorogations d'exemption, dont un décret CBE du 30 décembre 2024, la commission passe à 0,1 % du montant, plancher 0,50 EGP, plafond 20 EGP.
17-19 juin 2025
Règles de licence et d'enregistrement des PSO et PSP
Capital minimum de 30 millions EGP en catégorie A, 10 millions en catégorie B, 20 millions pour l'information sur les comptes et l'initiation de paiement. Garantie bancaire de 2 % du capital libéré.
15 septembre 2025
Extension du reçu électronique aux ventes aux particuliers
La décision n° 281 de 2025 de l'Egyptian Tax Authority impose le raccordement des caisses et ERP à la plateforme fiscale pour de nouveaux contribuables.
1er février 2026
Lancement officiel du soft POS
Acceptation sans contact sur smartphone et tablette, après une phase pilote plafonnée à 600 EGP par transaction.
  • Constituer l'entité et le compte local. L'acquisition domestique et le reversement en livres l'exigent. Le régime de change se traite à ce moment, pas plus tard.
  • Vérifier l'agrément de chaque partenaire à la bonne porte. Paiement et acceptation relèvent de la CBE ; fractionnement et crédit relèvent de la FRA.
  • Accepter Meeza dès le premier jour. C'est la base porteurs de masse, alimentée par les versements publics.
  • Brancher InstaPay et au moins un portefeuille dominant, en codant explicitement les rejets de plafond et le repli proposé au client.
  • Ouvrir un canal de cash-in par code de référence (Fawry ou Aman) pour la clientèle non bancarisée, en encaissant avant expédition.
  • N'ouvrir le contre-remboursement qu'avec un taux de refus mesuré, un contrat de reversement daté et une réconciliation à trois sources : commandes, bordereaux transporteur, virements reçus.
  • Raccorder la caisse ou l'ERP à la plateforme de l'ETA dans le même projet que le tunnel de paiement.
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Le montage égyptien qui tient
Le marché égyptien conduit un marchand à ouvrir plusieurs moyens de paiement, le plus souvent quatre en parallèle. La carte Meeza couvre la base porteurs de masse. InstaPay offre un coût plafonné à 20 EGP et des fonds finaux. Un réseau de cash-in atteint le client non bancarisé avant l'expédition. Le contre-remboursement s'adresse aux acheteurs qui ne règlent pas avant d'avoir vu le produit. Chacun de ces canaux a son coût, son délai de reversement et sa réconciliation propre, de sorte qu'en ouvrir un supplémentaire demande autant de travail d'organisation que d'intégration technique. Un tunnel construit sur un seul de ces canaux laisse hors de portée une large part du marché adressable.