Le terrain : onze marchés, cinq régimes monétaires
L'Europe du Sud-Est réunit onze marchés de paiement répartis entre cinq régimes monétaires. Le terme « Balkans » désigne un ensemble géographique et historique, sans correspondance avec une infrastructure de paiement commune. La Grèce et la Slovénie sont dans l'euro de longue date, la Croatie l'a adopté le 1er janvier 2023 et la Bulgarie le 1er janvier 2026. Le Monténégro et le Kosovo emploient l'euro unilatéralement, sans siège au Conseil des gouverneurs et sans accès direct aux facilités de l'Eurosystème. La Serbie, la Roumanie, la Bosnie-Herzégovine, la Macédoine du Nord et l'Albanie gardent leur monnaie nationale. Un établissement qui encaisse dans plusieurs de ces pays additionne donc des devises, des rails de règlement et des calendriers réglementaires qui ne coïncident pas. Les règles européennes ne produisent leurs effets de plein droit que dans les États membres de l'Union. Les autres pays accèdent aux mêmes schémas par adhésion contractuelle.
| Marché | Monnaie | Autorité monétaire | Rail instantané domestique | Carte domestique | SEPA |
|---|---|---|---|---|---|
| Grèce | Euro | Banque de Grèce | IRIS (DIAS, 2018) | – | État membre de l'UE |
| Slovénie | Euro (2007) | Banka Slovenije | Flik (Bankart, 2019) | – (Bankart, processeur de place) | État membre de l'UE |
| Croatie | Euro (1er janvier 2023) | Hrvatska narodna banka (HNB) | EuroNKSInst (Fina, 2020) | – | État membre de l'UE |
| Bulgarie | Euro (1er janvier 2026) | Banque nationale de Bulgarie (BNB) | blink sur BISERA (BORICA, 2022) | Bcard (BORICA, 2016) | État membre de l'UE |
| Roumanie | Leu (RON) | Banca Națională a României (BNR) | Plăți instant (TRANSFOND, 2019), surcouche RoPay (2025) | – | État membre, hors zone euro |
| Serbie | Dinar (RSD) | Narodna banka Srbije (NBS) | IPS NBS (22 octobre 2018) | DinaCard (NBS, 2003) | Périmètre SEPA depuis mai 2025 ; SCT opérationnel le 5 mai 2026 |
| Bosnie-Herzégovine | Mark convertible (BAM) | Centralna banka Bosne i Hercegovine (CBBH) | TIPS Clone (20 juillet 2026) | – | Candidature déposée en août 2026 |
| Monténégro | Euro (unilatéral) | Centralna banka Crne Gore (CBCG) | TIPS Clone (20 juillet 2026) | – | Périmètre SEPA depuis novembre 2024 |
| Macédoine du Nord | Denar (MKD) | Banque nationale de la République de Macédoine du Nord | KIBS (licence du 17 septembre 2025) | – (CaSys règle les cartes domestiques) | Périmètre SEPA depuis mars 2025 |
| Albanie | Lek (ALL) | Banka e Shqipërisë | Attendu via TIPS Clone (novembre 2026) | – | Périmètre SEPA depuis novembre 2024 |
| Kosovo | Euro (unilatéral) | Banka Qendrore e Republikës së Kosovës (BQK) | Attendu via TIPS Clone (novembre 2026) | – | Pré-candidature déposée en octobre 2024 |
Serbie : une banque centrale qui exploite toute la chaîne
La Narodna banka Srbije est à la fois l'autorité de supervision et l'opérateur des infrastructures de paiement serbes. Elle exploite directement le RTGS, la compensation de détail, le rail instantané, le scheme carte national et un rail de compensation en devises avec deux pays voisins. Quatre systèmes de paiement et un scheme carte relèvent ainsi d'un opérateur unique. Ailleurs en Europe, ces fonctions se répartissent entre un GIE bancaire, un processeur privé et une chambre de compensation. Les tarifs, les plafonds et les règles d'accès sont publiés par la banque centrale elle-même. La négociation avec un acquéreur serbe porte donc sur sa seule marge de service.
- RTGS NBS, règlement brut en temps réel du dinar. Tout virement supérieur à 300 000 RSD doit y passer, de 9 h à 18 h les jours ouvrés. C'est la couche de finalité de tout le dispositif.
- Kliring NBS, compensation multilatérale des virements jusqu'à 300 000 RSD, avec quatre cycles de netting par jour (10 h 30, 12 h 30, 14 h 30 et 17 h), déversés ensuite dans le RTGS.
- IPS NBS, instantané depuis le 22 octobre 2018, 24/7/365, plafond de 300 000 RSD par ordre, rejet automatique si la provision manque au moment de l'exécution.
- DinaCard, scheme carte national depuis 2003, opéré par la NBS, co-badgeable avec UnionPay International et Discover.
- Međunarodni kliring u devizama, compensation en euros entre participants serbes, bosniens et monténégrins, adossée à des accords bilatéraux entre banques centrales.
Le seuil de 300 000 RSD commande le routage d'un virement serbe entre les trois systèmes. Au-dessus, le passage par le RTGS est obligatoire et les horaires d'ouverture de la banque centrale s'imposent. En dessous, l'émetteur de l'ordre choisit entre la compensation différée par cycles et le rail instantané, disponible 24/7. Le fractionnement d'un règlement en plusieurs ordres inférieurs au seuil rend les fonds disponibles hors des heures du RTGS. Il multiplie en contrepartie les écritures rattachées à une même facture. La traçabilité comptable du règlement s'en trouve réduite. Ce paramètre intervient dans la configuration d'un moteur de paiement fournisseurs, d'un échéancier de paie ou d'un reversement de place de marché.
Le QR serbe : IPS pokaži, IPS skeniraj, et un interchange de 0,2 %
La NBS a posé sur IPS un standard de QR marchand en 2020, décliné en deux modes symétriques. IPS pokaži, « IPS montre », désigne le mode dans lequel le commerçant présente le code, sur un écran de caisse, un autocollant ou une facture imprimée. IPS skeniraj, « IPS scanne », désigne le mode inverse, où le client affiche son code et où le commerçant le lit. Le second mode convient aux files d'attente et aux terminaux mobiles. Le premier ne demande aucun matériel. Un micro-commerçant serbe peut ainsi encaisser un virement instantané avec un autocollant plastifié et un compte bancaire, sans terminal, sans contrat d'acquisition carte et sans parc matériel à maintenir.
| Poste | Montant | À la charge de |
|---|---|---|
| Ordre de virement instantané | 4 RSD par ordre | Le prestataire du payeur |
| Demande de paiement au point de vente, transaction < 600 RSD | 1 RSD | L'acquéreur du commerçant |
| Demande de paiement au point de vente, transaction ≥ 600 RSD | 2 RSD | L'acquéreur du commerçant |
| Commission d'interchange multilatérale au point de vente | 0,2 % du montant | L'acquéreur, versée à l'émetteur |
L'offre d'instantané au point de vente relève en Serbie d'une obligation réglementaire. Depuis le 1er avril 2019, tout prestataire serbe qui émet ou accepte des cartes pour des paiements domestiques au point de vente doit aussi proposer l'instrument équivalent pour les demandes de paiement instantané (NBS). L'obligation porte sur le prestataire, non sur le commerçant. Ce dernier reste libre d'accepter l'instrument ou de s'en abstenir. Le modèle serbe se distingue sur ce point du dispositif grec décrit plus loin. Le cadre juridique serbe a été rapproché de la DSP2. La loi modifiant la loi serbe sur les services de paiement, adoptée le 31 juillet 2024, s'applique depuis le 6 mai 2025 (Karanović & Partners, 2025).
Croatie : ce que l'euro a éteint, ce qu'il a laissé debout
L'adoption de l'euro par la Croatie, au 1er janvier 2023, a modifié l'infrastructure de paiement du pays au-delà de l'unité de compte. Elle a éteint des systèmes entiers. Le RTGS national HSVP, en service depuis 1999, a cessé au profit de TARGET. Le taux de conversion irrévocable a été fixé à 1 EUR = 7,53450 HRK. Les pièces en kuna ont pu être échangées jusqu'au 31 décembre 2025 ; les billets restent échangeables sans limite de durée auprès de la HNB. Le changement a donc porté sur les rails de règlement, les montants affichés ayant été convertis au taux irrévocable. Toute documentation croate antérieure à 2023 décrit une infrastructure qui n'existe plus.
Le passage à l'euro a laissé intacte la couche d'usage, c'est-à-dire les applications par lesquelles les paiements sont initiés. La Croatie n'a pas de scheme carte domestique, mais deux applications y sont connues de tous les commerçants. KEKS Pay, lancée en 2018 par Erste&Steiermärkische Bank, est ouverte aux clients de toutes les banques. Elle prend en charge le virement P2P par numéro de téléphone, le QR marchand et le partage d'addition. Aircash, établissement de monnaie électronique fondé à Zagreb en 2015, a débordé son marché d'origine pour devenir une super-application régionale. Le service couvre les factures, les billets de bus et de ferry, le stationnement, les vignettes, les péages et les cartes cadeaux, avec une carte Mastercard associée. Aircash figure parmi les rares acteurs de la zone dont l'activité dépasse les frontières nationales.
Grèce : IRIS, ou l'acceptation de l'instantané imposée par le fisc
IRIS est le rail instantané grec par alias, opéré par DIAS Interbanking Systems depuis 2018 et adossé au schéma SCT Inst. La Grèce a fait de l'acceptation de l'instantané une obligation fiscale, sanctionnée et applicable à toutes les entreprises. Aucun autre État européen n'a rendu cette acceptation obligatoire. Le paiement y est traité comme un instrument de collecte fiscale plus que comme un service financier concurrentiel. Chaque transaction acceptée par IRIS est rattachée à la caisse enregistreuse, donc à la déclaration de recettes. La diffusion du service tient à cette contrainte réglementaire, et non à l'attractivité de l'expérience proposée au client.
Depuis le 30 juin 2026, IRIS accepte les transferts au-delà des frontières grecques. DIAS a raccordé le service à EuroPA, l'alliance qui relie les solutions nationales de virement de compte à compte. Le réseau réunit Bizum en Espagne, MB Way au Portugal et Bancomat Pay en Italie ; Vipps MobilePay l'a rejoint en mai 2025, et BLIK a signé une lettre d'intention. La première phase couvre le seul virement entre particuliers, par numéro de téléphone, sur les rails SCT Inst. Elle porte sur cinq pays et environ 57,3 millions de personnes à l'ouverture (DIAS, 2026). L'extension aux paiements marchands, en ligne et en magasin, est annoncée pour 2027. Un encaissement transfrontalier par IRIS ne devient donc possible qu'à partir de cette seconde phase.
Roumanie et Bulgarie : le ramburs d'un côté, l'euro de l'autre
La Roumanie et la Bulgarie sont deux États membres de l'Union entrés tard dans la monétique. La part des espèces y compte parmi les plus élevées de l'Union. Leurs trajectoires ont divergé le 1er janvier 2026, jour où la Bulgarie est devenue le 21e membre de la zone euro. La Roumanie maintient deux rails parallèles, l'un en leu, l'autre en euro. Toute l'infrastructure roumaine est opérée par TRANSFOND S.A., société détenue par la Banca Națională a României et les banques commerciales. Elle exploite trois systèmes : ReGIS (RTGS en leu, 2005), SENT (compensation de masse en RON et en EUR, 2005) et Plăți instant (instantané en leu depuis 2019, moins de dix secondes, 24/7/365). Au-dessus de ces systèmes, RoPay ajoute depuis 2025 une couche d'initiation nationale. Cette couche accepte le QR, le lien profond, le NFC et le numéro de téléphone comme substitut d'IBAN.
Le ramburs désigne en Roumanie le paiement en espèces à la livraison, qui reste le mode dominant du commerce en ligne. Cette pratique pèse sur l'encaissement en ligne roumain davantage que l'infrastructure de virement décrite plus haut. L'association professionnelle ARMO situe entre 60 et 65 % la part des commandes réglées de cette façon en 2025. Les estimations varient fortement selon la méthode et le périmètre, et aucune ne descend à un niveau comparable au reste de l'Union. Les effets du ramburs sont d'abord logistiques. Un refus de la commande au seuil de la porte devient une ligne de coût de transport, et les retours se paient deux fois. Le besoin en fonds de roulement se calcule alors sur des encaissements qui n'ont pas encore eu lieu.
| Sujet | Roumanie | Bulgarie depuis le 1er janvier 2026 |
|---|---|---|
| Devise d'encaissement | RON, avec un rail EUR distinct (SENT EUR, SEPA) | EUR seul, plus aucun rail national en lev |
| RTGS | ReGIS (TRANSFOND, 2005) | TARGET-BNB, en remplacement de RINGS |
| Instantané | Plăți instant en RON, plus SCT Inst pour l'euro | SCT Inst via TIPS et BISERA ; blink en couche de service |
| Surcouche d'initiation | RoPay : QR, lien profond, NFC, alias téléphonique | blink P2P par numéro de mobile ; pas d'équivalent RoPay généralisé |
| Scheme carte domestique | Aucun, Visa et Mastercard seuls | Bcard (BORICA, 2016), à vérifier dans tout contrat d'acquisition locale |
| Espèces | Contre-remboursement massif en commerce en ligne | Guichets EasyPay pour les factures et taxes, réseau physique dense |
| Acquisition en ligne | NETOPIA Payments (mobilPay), PayU, euPlătesc | BORICA, ePay.bg |
| Échéances du règlement 2024/886 | Réception le 9 janvier 2027, émission le 9 juillet 2027 | Régime zone euro : déjà applicable |
Balkans occidentaux : TIPS Clone et l'entrée par étapes dans le SEPA
Les Balkans occidentaux réunissent cinq marchés situés hors de l'Union : Serbie, Bosnie-Herzégovine, Monténégro, Macédoine du Nord et Albanie, auxquels s'ajoute le Kosovo. Aucun n'a la taille suffisante pour amortir seul une infrastructure instantanée moderne, et aucun n'atteint le volume domestique d'un État membre de dimension moyenne. Le dispositif retenu a été régional. Les banques centrales des Balkans occidentaux ont signé à Rome, le 10 janvier 2025, un accord de création d'un système de paiement instantané transfrontalier. L'accord fixe un engagement de mise en service sous dix-huit mois. La plateforme, développée par la Banca d'Italia avec l'appui de la BCE et de l'Eurosystème, reprend la technologie de TARGET Instant Payment Settlement. Elle porte le nom de TIPS Clone.
TIPS Clone repose sur un double règlement : il traite les paiements dans deux monnaies et sous deux formes de monnaie. La plateforme règle en monnaies nationales, en monnaie de banque centrale, et en euro, en monnaie de banque commerciale. Un pays qui conserve le denar ou le mark convertible peut donc offrir l'instantané domestique sans renoncer à sa souveraineté monétaire. Le raccordement prépare en même temps l'interopérabilité avec la zone euro. L'Union a alloué 2 millions d'euros au développement du projet et au financement de sa maintenance la première année (CBBH, 2026). Le montage revient, pour une banque centrale de la zone euro, à exporter son infrastructure sans exporter sa monnaie.
| Marché | Instantané domestique | SEPA | Point de vigilance opérationnel |
|---|---|---|---|
| Serbie | IPS NBS depuis 2018, avec QR normé | SCT opérationnel depuis le 5 mai 2026 | Marché le plus outillé de la zone ; DinaCard reste obligatoire à l'acceptation |
| Monténégro | TIPS Clone depuis le 20 juillet 2026 | Périmètre SEPA depuis novembre 2024 | Euro unilatéral : pas d'accès direct aux facilités de l'Eurosystème |
| Bosnie-Herzégovine | TIPS Clone depuis le 20 juillet 2026 | Candidature déposée en août 2026 | Structure institutionnelle fragmentée ; déploiement bancaire progressif |
| Macédoine du Nord | Licence KIBS du 17 septembre 2025 ; TIPS Clone attendu en novembre 2026 | Périmètre SEPA depuis mars 2025 | CaSys est un processeur-acquéreur, pas un scheme carte : ne pas confondre |
| Albanie | TIPS Clone attendu en novembre 2026 | Périmètre SEPA depuis novembre 2024 | AIPS (RTGS lek, 2004), AECH pour la masse, AIPS EURO pour l'euro domestique |
| Kosovo | TIPS Clone attendu en novembre 2026 | Pré-candidature déposée en octobre 2024 | Euro unilatéral ; l'adhésion SEPA conditionne l'économie des remises de la diaspora |
Encaisser dans la zone : ce qui casse, ce que ça coûte
Quatre erreurs de configuration reviennent chez les marchands qui abordent la région avec un paramétrage unique. La première consiste à traiter la zone comme un marché homogène, sur la foi de sa compacité géographique. La deuxième revient à raisonner en carte, alors que trois pays ont déployé le virement instantané au point de vente avant que l'acceptation carte ne soit universelle. La troisième tient à l'omission des schemes domestiques, invisibles depuis l'étranger et pourtant présents dans le portefeuille du client. La quatrième est comptable. Elle suppose un cycle de crédit unique, alors que l'instantané règle en quelques secondes quand la compensation carte reste sur des cycles nationaux.
| Symptôme observé | Cause réelle | Contrôle à mettre en place |
|---|---|---|
| Refus en caisse sur une carte pourtant valide | Carte domestique non couverte par le contrat d'acquisition (DinaCard, Bcard) | Exiger la liste exhaustive des marques acceptées, par pays, avant la mise en service |
| Virement fournisseur bloqué jusqu'au lendemain en Serbie | Montant supérieur à 300 000 RSD, donc RTGS obligatoire, ouvert de 9 h à 18 h les jours ouvrés | Router les gros montants avant la fermeture, ou fractionner en connaissance de cause |
| Fichiers de règlement bulgares rejetés depuis 2026 | BISERA6 et RINGS arrêtés ; identifiants et rails en lev supprimés | Auditer référentiels de BIC, mappings et chaînes construits avant 2026 |
| Amende fiscale sur une entité grecque | Absence de raccordement à IRIS ou de liaison TPE–caisse | Vérifier l'intégration logicielle du prestataire au dispositif AADE, pas seulement le matériel |
| Taux d'abandon élevé en ligne en Roumanie | Absence d'option de paiement à la livraison, ou absence de RoPay | Mesurer le taux d'abandon par méthode proposée, méthode par méthode |
| Documentation croate incohérente avec la production | Sources antérieures à 2023 décrivant HSVP et la kuna | Dater toute documentation d'infrastructure croate ; ce qui précède 2023 est périmé |
- Devises : cinq régimes coexistent. Une entité unique encaissant en RSD, RON, BAM, MKD, ALL et EUR porte un risque de change qui n'existe pas dans un marché de la zone euro.
- Instantané : irrévocable, sans chargeback, sans capture différée. C'est un avantage de trésorerie et un inconvénient de gestion des litiges. Le remboursement redevient une opération commerciale, pas un mécanisme de scheme.
- Interchange : la Serbie applique 0,2 % sur l'instantané au point de vente, payé par l'acquéreur à l'émetteur (NBS). L'idée qu'un rail public serait gratuit par nature ne résiste pas au barème.
- Alias : IRIS, blink P2P, RoPay, KEKS Pay et Flik reposent tous sur un annuaire national de proxys téléphoniques. Un client qui change d'opérateur ou de banque casse le lien, d'où la nécessité de prévoir la reprise du référentiel bénéficiaire.
- Acquisition : les points d'entrée sont locaux. NETOPIA Payments en Roumanie, BORICA en Bulgarie, DIAS et Cardlink en Grèce, Fina en Croatie, la NBS en Serbie. Aucun acquéreur international ne couvre l'ensemble en direct.
- Saisonnalité : sur les littoraux croate, monténégrin, albanais et grec, l'été concentre le volume. Dimensionner le support, les terminaux et la trésorerie sur la moyenne annuelle produit une rupture en juillet.