Chapitre 1. Composer deux checkouts, pas un checkout ibérique.
La péninsule ibérique réunit deux marchés voisins, qui appellent deux projets d'encaissement distincts. Un checkout espagnol correct affiche la carte et Bizum, quand un checkout portugais affiche les références Multibanco et MB WAY. Le premier se trompe rarement de rail, alors que le second se trompe presque toujours, parce que ses rails n'ont aucun équivalent ailleurs en Europe. Ouvrir les deux pays avec la même liste revient à n'en ouvrir qu'un.
| Rail | Espagne | Portugal | Décision d'ouverture |
|---|---|---|---|
| Carte Visa / Mastercard | Obligatoire, car l'acceptation domestique passe par les marques internationales | Obligatoire, mais elle ne couvre pas le panier à elle seule | Contrat acquéreur dans les deux pays, dès la première commande |
| Wallet domestique | Bizum, activé sur le contrat acquéreur, pas intégré à part | MB WAY, avec une clé dédiée fournie par le PSP portugais | À ouvrir en même temps que la carte, jamais dans un second lot |
| Rail de compte à compte différé | Sans objet : Bizum se valide immédiatement | Références Multibanco : le paiement est poussé par le client, plus tard | Au Portugal, c'est le chantier le plus long : le démarrer en premier |
| Espèces de proximité | Réseau de distributeurs, sans rail marchand dédié | Payshop, encaissement au comptoir d'un commerce de proximité | À ouvrir si la cible inclut une clientèle peu bancarisée |
| Surcharge facturée au client | Interdite sur les instruments soumis au règlement (UE) 2015/751, en application de la DSP2 | Interdite pour tout instrument de paiement (Decreto-Lei n.º 3/2010) | Le coût d'acceptation ne se répercute pas. Il se pilote par l'orientation du parcours |
Hiérarchiser la liste avec un chiffre, pas avec une opinion
L'ordre d'affichage se calcule sur deux entrées qui suffisent : la part de commandes que chaque rail capte réellement, et son coût complet par commande. La part se mesure après trois mois d'exploitation, et elle ne se déduit d'aucune moyenne européenne. Le coût se lit dans le contrat, ligne par ligne, frais fixe compris. Un rail bon marché placé en cinquième position ne rapporte rien, tandis qu'un rail cher placé en tête coûte tous les jours.
- Relever le mix réel du pays cible sur trois mois, en nombre de commandes et en valeur. Les deux classements diffèrent
- Chiffrer chaque rail à panier moyen constant : frais fixe plus frais proportionnel, avant toute remise commerciale annoncée
- Classer par coût croissant, puis corriger : un rail sans rétrofacturation vaut mieux qu'un rail un peu moins cher exposé au litige
- Placer en tête le rail qui combine la part la plus haute et le coût le plus bas, et le pré-sélectionner par défaut
- Refaire le calcul après chaque renégociation d'acquéreur et après chaque déplacement du panier moyen
Chapitre 2. Redsys et l'acquisition espagnole : le contrat commande le code.
En Espagne, le marchand ne choisit pas sa passerelle. Il choisit sa banque, et la passerelle vient avec. Redsys Servicios de Procesamiento S.L., détenue par les banques espagnoles et opérationnelle sous ce nom depuis 2011, édite le terminal virtuel que la quasi-totalité des acquéreurs revendent sous leur propre marque. L'écran change de couleur d'une banque à l'autre, sans que les champs changent. Cette uniformité est une contrainte à l'entrée, et un avantage par la suite.
- Le FUC, code de commerce attribué par l'acquéreur : il identifie le contrat, pas le site marchand
- Un terminal virtuel par canal : web, application mobile, back-office, récurrent. Un terminal unique agrège des flux qui n'ont ni le même taux d'acceptation ni le même profil de fraude
- La clé secrète de signature et l'accès à l'environnement de test, obtenus avant la signature définitive
- L'activation de Bizum sur le contrat, demandée explicitement : tous les comptes professionnels ne l'ouvrent pas
- La ventilation des taux de remise et d'interchange, que la Circular 1/2015 du Banco de España rend déclarable
- L'URL de notification serveur à serveur autorisée, et la procédure pour la changer après la mise en production
| Champ | Contrainte | Ce qui casse si on la rate |
|---|---|---|
Ds_Merchant_MerchantCode | Le FUC du contrat acquéreur | Un FUC de test laissé en production fait échouer toutes les autorisations, sans exception |
Ds_Merchant_Terminal | Numéro de terminal du contrat, souvent 001 par défaut | Le reporting mélange les canaux et rend le taux d'acceptation illisible par canal |
Ds_Merchant_Order | 4 à 12 positions alphanumériques, unique | Un identifiant réutilisé après un échec est rejeté par la passerelle, avant même l'émetteur |
Ds_Merchant_Amount | Montant dans la plus petite unité : 51,30 € s'écrit 5130 | Un facteur cent sur toutes les transactions, découvert au premier règlement |
Ds_Merchant_Currency | 978 pour l'euro, code ISO 4217 | Rejet en recette, puis perte de temps sur une cause triviale |
Ds_Merchant_TransactionType | 0 pour une autorisation simple | Une préautorisation que personne ne confirme, et une commande expédiée sans encaissement |
{
"DS_MERCHANT_MERCHANTCODE": "<FUC attribue par l'acquereur>",
"DS_MERCHANT_TERMINAL": "002",
"DS_MERCHANT_ORDER": "A26080142",
"DS_MERCHANT_AMOUNT": "5130",
"DS_MERCHANT_CURRENCY": "978",
"DS_MERCHANT_TRANSACTIONTYPE": "0",
"DS_MERCHANT_MERCHANTURL": "https://boutique.example/notif/redsys"
}Ce bloc n'est jamais transmis tel quel. Il est minifié, encodé en base64URL, puis signé, et la passerelle contrôle la signature avant tout traitement (Redsys, documentation développeurs, août 2026). Une erreur de signature ne produit donc pas un refus d'émetteur, mais un rejet en amont, qui n'apparaît nulle part dans les statistiques d'acceptation. Séparer ces deux familles d'échec est le premier travail du tableau de bord.
Chapitre 3. Bizum : activer, câbler, recetter.
Bizum n'est pas un wallet. Le rail sous-jacent est un virement. Le payeur désigne son bénéficiaire par un numéro de téléphone, la résolution de l'alias vers l'IBAN se fait dans l'infrastructure interbancaire, et le règlement passe par l'SNCE géré par Iberpay. Aucun numéro de carte ne circule, et aucune rétrofacturation carte n'existe. Le back-office qui traite Bizum comme une carte se trompera sur la contestation, sur le remboursement et sur le délai.
- Vérifier que le compte professionnel l'ouvre : le blocage est presque toujours là, et il est commercial, pas technique
- Demander l'activation sur le FUC et sur chaque terminal virtuel concerné, canal par canal
- Activer le moyen de paiement dans le module e-commerce déjà installé : Bizum y figure, sans installation supplémentaire
- Tester en environnement de test, où le montant d'une opération ne peut pas dépasser 10 € (Redsys, documentation développeurs, août 2026)
- Tester en production sur une opération réelle de faible montant, puis la rembourser, avant d'exposer le bouton
- Vérifier le rapprochement : le règlement arrive-t-il sur le même relevé que la carte, ou sur un flux distinct ?
Ds_Merchant_Paymethods = "z" <- minuscule, selection de Bizum
Le reste de la requete est identique a une operation carte :
FUC, terminal, identifiant de commande, montant en plus petite unite,
devise 978, URL de notification serveur a serveur, signature.
Environnement de test : le montant de l'operation ne peut pas depasser 10 EUR.
Source : Redsys, documentation developpeurs du TPV Virtual, consultee en
aout 2026.| Carte | Bizum | |
|---|---|---|
| Nature de l'opération | Autorisation puis capture sur un rail carte | Virement de compte à compte, compensé et réglé par l'SNCE |
| Contestation du client | Rétrofacturation selon le rulebook Visa ou Mastercard | Aucune rétrofacturation carte : un virement autorisé par son titulaire reste autorisé |
| Remboursement | Opération de remboursement prévue au contrat acquéreur | À vérifier au contrat et à tester : les modalités ne se déduisent pas du rail carte |
| Plafonds | Fixés par l'émetteur, rarement visibles du marchand | Bornes de scheme, ajustables par chaque banque membre : un échec peut venir du plafond du payeur |
| Authentification | 3-D Secure, avec les exemptions prévues par la DSP2 | Validation par le payeur dans son application bancaire |
| Diagnostic d'un échec | Un code de réponse de l'émetteur | Souvent aucun signal : le marchand observe un abandon, pas un refus |
Un point de procédure interne mérite d'être écrit noir sur blanc. Le service Bizum entre particuliers n'est pas un canal d'encaissement professionnel. Ses bornes sont calibrées pour un usage privé, son rapprochement reste manuel, et sa trace est celle d'un virement entre personnes. Le 17 octobre 2025, la place bancaire espagnole et Iberpay ont ouvert le service européen de vérification du bénéficiaire, imposé par le règlement (UE) 2024/886. Le marchand qui encaisse par virement a donc intérêt à aligner le nom qu'il affiche sur le titulaire réel du compte.
Chapitre 4. Les références Multibanco : encaisser sans checkout.
Une referência Multibanco est une créance déposée dans le réseau portugais, que le client règle de sa propre initiative. Le marchand remet trois valeurs au client (entité, référence, montant), puis attend. Le client paie quand il le décide, à un automate, dans son application bancaire ou dans MB WAY. Rien ne part du marchand. Tout part du payeur, et cela change l'ensemble du travail.
Entite 5 chiffres attribuee par SIBS au detenteur du code
Sous-entite 3 chiffres attribuee par le PSP a chacun de ses marchands
elle segmente la plage de references
Reference 9 chiffres emise par vous ou par le PSP
Montant CONTROLE : une reference emise pour 51,30 EUR
ne se paie pas a un autre montant
CONSEQUENCES DIRECTES
- modifier le montant apres emission n'existe pas : on annule la
reference et on en emet une autre
- une reference mal formee est rejetee a la saisie, pas au traitement
- la cle de rapprochement est la reference, jamais le libelle bancaire
Sources : ifthenpay, documentation d'integration, consultee en aout 2026 ;
SIBS pour l'attribution des codes d'entite.| Réglage | Choix par défaut à éviter | Ce qu'il faut décider |
|---|---|---|
| Durée de validité | Illimitée | Une durée courte accélère la trésorerie et libère le stock, une durée trop courte tue la conversion. Mesurer d'abord la distribution réelle des délais de paiement |
| Réservation de stock | Décrémenter dès la commande | Réserver sans décrémenter, et libérer automatiquement à l'expiration |
| Relance | Aucune | Au moins une relance avant l'échéance, avec le triplet rappelé en clair dans le message |
| Idempotence de la notification | Traiter chaque rappel reçu | Le même paiement peut être notifié plusieurs fois. La clé de déduplication est la référence |
| Rapprochement | Le libellé de l'écriture bancaire | La référence, et elle seule. Le libellé n'est ni stable ni normalisé |
Reste le choix d'accès, qui commande le calendrier du projet. Obtenir de SIBS son propre code d'entité, montage des grands facturiers, donne la maîtrise complète de la plage de références, mais suppose une relation contractuelle directe. Passer par un prestataire portugais qui partage son code sous forme de sous-entités s'active en quelques jours. La quasi-totalité du e-commerce retient cette seconde voie, qui ouvre vite, quitte à migrer plus tard.
Chapitre 5. MB WAY, coût d'acceptation et délais de règlement.
MB WAY, la face mobile du réseau portugais lancée en 2015 par SIBS, dépasse 6,5 millions d'utilisateurs pour une population d'environ dix millions d'habitants (SIBS, octobre 2025). Le client s'identifie par son numéro de téléphone et valide dans son application. Côté marchand, l'intégration passe par une clé dédiée délivrée par le prestataire portugais (ifthenpay, documentation d'intégration, août 2026). Le réseau est le même que celui des références. Le temps, lui, n'est pas le même.
| Moyen de paiement | Tarif public | Coût par commande | En % du panier |
|---|---|---|---|
| MB WAY | 0,07 € + 0,7 % | 0,43 € | 0,84 % |
| Prélèvement SEPA | 0,45 € par opération | 0,45 € | 0,88 % |
| Payshop | 0,57 € par opération | 0,57 € | 1,11 % |
| Références Multibanco | 0,20 € + 1,5 % | 0,97 € | 1,89 % |
| Carte grand public EEE | 0,20 € + 1,5 % | 0,97 € | 1,89 % |
Deux enseignements sortent de ce tableau. Orienter le client vers MB WAY plutôt que vers une carte économise 0,54 € par commande à ce panier, soit environ 5 400 € sur dix mille commandes. Le second enseignement porte sur les instruments à tarif fixe, Payshop devenant moins cher que la carte au-delà de 24,70 € environ, et le prélèvement au-delà de 16,70 €. Le seuil s'obtient en une ligne, où l'on égalise le tarif fixe et le tarif carte avant d'isoler le montant. Un catalogue à panier élevé n'a donc pas le même classement qu'un catalogue à petit panier.
Quand l'argent arrive, et quand il doit partir
- Carte : le délai de versement est contractuel, pas réglementaire. Il se négocie avec l'acquéreur, puis se vérifie sur le premier relevé de règlement
- Référence Multibanco : la date d'encaissement dépend du payeur. Elle n'est pas prévisible commande par commande, elle l'est en distribution, d'où l'intérêt de mesurer cette distribution avant de fixer la durée de validité
- Virement instantané : la réception est obligatoire depuis le 9 janvier 2025, l'émission depuis le 9 octobre 2025, au même tarif que le virement ordinaire (règlement (UE) 2024/886)
- Compensation carte espagnole : les établissements ont acté que le règlement interbancaire de l'activité carte nationale se ferait dans l'SNCE (Banco de España, Memoria de Supervisión 2025). Un changement d'infrastructure peut déplacer des dates de valeur
| Espagne | Portugal | |
|---|---|---|
| Texte applicable | Ley 3/2004, article 4, modifiée par la Ley 15/2010 | Decreto-Lei n.º 62/2013, transposant la directive 2011/7/UE |
| Délai à défaut d'accord | 30 jours calendaires | 30 jours à compter de la réception de la facture |
| Délai maximal convenu entre entreprises | 60 jours calendaires | 60 jours, sauf accord exprès non manifestement abusif pour le créancier |
| Entités publiques | 30 jours | 30 jours, porté à 60 jours pour les entités prestataires de soins de santé |
| Indemnité de recouvrement | Coûts de recouvrement dûment justifiés | 40 € au minimum, sans mise en demeure préalable |
| Intérêts de retard | Dus à l'échéance, de plein droit | Dus dès le jour suivant l'échéance, sans mise en demeure |
Chapitre 6. Refus, fraude et modes dégradés.
Un tableau de bord d'acceptation ibérique qui n'affiche qu'un taux global ne sert à rien, parce que les échecs viennent de quatre endroits différents. Deux se corrigent dans le code, un troisième se négocie et se paramètre. Le quatrième ne se corrige pas, puisqu'il appartient au payeur et ne remonte jamais jusqu'au marchand.
| Famille | Où elle se produit | Ce que voit le marchand | Traitement |
|---|---|---|---|
| Rejet de format ou de signature | Dans la passerelle, avant l'émetteur | Aucune trace côté émetteur : l'opération n'a jamais existé | Code : signature, encodage, unicité de l'identifiant de commande de 4 à 12 positions |
| Refus de l'émetteur | Chez la banque du porteur | Un code de réponse dans la notification | Cascade de nouvelle tentative, mise à jour du moyen de paiement, arbitrage 3-D Secure |
| Échec d'authentification | Pendant le 3-D Secure | Un abandon dans le parcours, sans code de refus | Qualité des données envoyées à l'authentification, arbitrage des exemptions DSP2 |
| Limite ou renoncement du payeur | Dans l'application bancaire du client, sur Bizum ou MB WAY | Rien du tout : un abandon indistinct | Aucune correction technique. Afficher un repli immédiat et mesurer le taux d'abandon par rail |
Un chiffre espagnol cadre l'arbitrage des exemptions. Au second semestre 2025, 19,1 % des paiements par carte sont réalisés à distance, mais ils pèsent 30 % de la valeur (Banco de España, statistiques de paiement du S2 2025). L'exposition se concentre donc sur les paniers élevés, si bien qu'une politique d'exemption calibrée sur le nombre de transactions passe à côté du risque. Elle doit l'être en valeur.
Ces deux dernières lignes commandent une décision. Orienter le client vers un rail de compte à compte réduit le coût d'acceptation et supprime la rétrofacturation. Le risque ne disparaît pas pour autant, mais change de porteur et retombe sur le payeur. Un marchand qui pousse Bizum ou MB WAY doit donc anticiper des réclamations qu'aucun rulebook ne tranchera pour lui. Le contrôle disponible est la vérification du bénéficiaire, ouverte en Espagne le 17 octobre 2025 en application du règlement (UE) 2024/886.
- Un terminal capable de basculer sur un réseau mobile indépendant du réseau de la caisse
- Une alimentation de secours pour le terminal et pour le routeur, dimensionnée en heures et testée
- Une procédure écrite d'encaissement en mode dégradé, avec son plafond et sa règle d'acceptation du risque
- Une communication client préparée à l'avance : au Portugal, aucune surcharge ne peut compenser un encaissement dégradé
- Une reprise dimensionnée. Le mardi suivant la panne d'avril 2025, la dépense par carte espagnole a dépassé de 14 % celle des mardis non fériés d'avril 2024 (Banco de España, 2025)
Chapitre 7. Facturation électronique et mise en production.
Dans les deux pays, l'encaissement et le document fiscal forment un seul projet. Le rattrapage après mise en production coûte cher et mobilise les mêmes équipes. L'Espagne empile en ce moment deux obligations distinctes, que les projets confondent presque systématiquement, quand le Portugal termine un cycle commencé il y a quinze ans. Les deux calendriers ne se ressemblent pas, et aucun des deux ne se déduit de l'autre.
La conséquence de planification est nette. Un calendrier espagnol qui affiche une date ferme d'obligation B2B annonce une date qu'il ne maîtrise pas, car le déclencheur est l'arrêté définissant la solution publique. Le décret ne fixe pas ce point de départ. Les deux régimes espagnols s'additionnent, Veri*factu régissant le logiciel quand la Ley 18/2022 régit l'échange de la facture. Traiter l'un ne libère pas de l'autre.
- Portugal, sur chaque facture : code de document unique ATCUD et code QR sur les factures et documents fiscalement pertinents
- Portugal, chaque mois : transmission du SAF-T (PT) de facturation à l'Autoridade Tributária au plus tard le 5 du mois suivant
- Espagne, formats admis pour la facture B2B : Facturae, UBL, CII et EDIFACT, via la solution publique de l'AEAT ou une plateforme privée
- Espèces, Espagne : plafond de 1 000 € dès qu'une partie agit comme professionnel, 10 000 € pour un particulier non-résident, sanction de 25 % du montant (Ley 11/2021, article 18)
- Espèces, Portugal : plafond de 3 000 €, 10 000 € pour une personne physique non-résidente n'agissant pas comme entrepreneur, amendes de 180 à 4 500 € (Lei 92/2017)
| Cas de test | Espagne | Portugal | Preuve attendue |
|---|---|---|---|
| Achat nominal | Carte, sur le terminal virtuel du canal web | Carte, puis MB WAY | Commande passée en état payé par la notification serveur, jamais par la page de retour |
| Wallet domestique | Bizum activé, opération réelle de faible montant | MB WAY sur un numéro portugais réel | Encaissement retrouvé sur le relevé et rapproché sur l'identifiant de commande |
| Paiement différé | Sans objet | Référence Multibanco réglée à un automate | Stock réservé à l'émission, décrémenté à la notification |
| Expiration | Panier abandonné après un refus d'émetteur | Référence non payée arrivée à échéance | Stock libéré, commande annulée, client informé |
| Remboursement | Remboursement partiel sur carte, puis sur Bizum | Remboursement d'une référence encaissée | Écriture comptable et pièce fiscale cohérentes entre elles |
| Mode dégradé | Coupure réseau simulée sur le terminal | Coupure réseau simulée sur le terminal | Procédure écrite appliquée, plafond respecté, reprise tracée |