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🏧 Les terminaux et l'encaissement en magasin dans le monde

EMV et ses trous de couverture, les plafonds du sans contact pays par pays, FeliCa et MST, PCI PTS et MPoC, SoftPOS et Tap to Pay, les protocoles caisse-terminal nationaux, le terminal comme organe fiscal et l'encaissement par QR et par agents dans les marchés émergents

EMV : 97 % du monde, et des poches entières restées dehors

EMV désigne les spécifications de la carte à puce de paiement. L'acronyme vient d'Europay, Mastercard et Visa, les trois réseaux qui ont publié les premières spécifications communes en 1996. La gouvernance a été transférée à EMVCo, constituée en 1999 et détenue aujourd'hui à parts égales par American Express, Discover, JCB, Mastercard, UnionPay et Visa. EMVCo publie les référentiels puce à contact, puce sans contact, QR, tokenisation et 3-D Secure, libres de redevance (EMVCo, 2026).

Au quatrième trimestre 2025, 97 % des transactions par carte en présence sont des transactions EMV (EMVCo). Ce taux recouvre des migrations qui ne se sont pas décidées sur le terrain technique, mais sur celui du transfert de responsabilité. Cette règle attribue la perte née d'une fraude à celle des deux parties qui ne s'est pas équipée pour la puce. Un commerçant dont le terminal ne lit que la piste supporte donc la fraude qu'une lecture de puce aurait écartée. Ce mécanisme, et lui seul, a fait bouger les parcs. Le transfert a pris effet à une date propre à chaque marché, ce qui a échelonné les migrations nationales.

1996
Premières spécifications EMV
Europay, Mastercard et Visa publient un socle commun de carte à puce. Chaque réseau conservait jusque-là son propre format.
1999
Constitution d'EMVCo
La gouvernance passe à une structure commune. Elle réunit aujourd'hui American Express, Discover, JCB, Mastercard, UnionPay et Visa, soit six réseaux (EMVCo).
2006
Le Royaume-Uni achève son basculement Chip and PIN
Le pays sert de démonstration grandeur nature à toute l'Europe. La signature disparaît du parcours de caisse.
1er octobre 2015
Transfert de responsabilité aux États-Unis
Dernier grand marché à migrer. Le pays sort d'une décennie de piste magnétique et de signature, avec un parc de caisses très hétérogène.
juillet 2022
Israël termine sa migration
98 % des terminaux migrés et 88 % des transactions traitées en EMV, sous l'impulsion réglementaire de la banque centrale (Shva, juillet 2022).
T4 2025
97 % des transactions en présence sont EMV
Le reste tient à des parcs vieillissants, à des automates non convertis et à des géographies où la carte n'a jamais été le rail dominant (EMVCo).
97 %
des transactions par carte en présence sont EMV au quatrième trimestre 2025
EMVCo
98 % / 88 %
terminaux israéliens migrés à l'EMV, et transactions traitées en EMV, en juillet 2022
Shva, juillet 2022
567 400
terminaux de paiement automatique au Portugal au 31 décembre 2025, dont 93 % acceptent le sans contact
Banco de Portugal, Relatório dos Sistemas de Pagamentos 2025
1 344 000
terminaux girocard actifs recensés au maximum sur l'année 2025 en Allemagne
Deutsche Kreditwirtschaft / girocard.eu, 2026
⚠️
La piste magnétique n'a pas disparu, elle s'est déplacée
Le repli sur piste désigne la lecture de la bande magnétique lorsque la puce n'a pas pu être lue. Presque tous les terminaux EMV le conservent. Il couvre les cartes étrangères non migrées et les pannes de lecteur. Ce mode transporte des données statiques, réutilisables par un fraudeur, et les règles de réseau déplacent alors la responsabilité vers l'acquéreur. Le taux de transactions en repli, mesuré terminal par terminal et magasin par magasin, signale l'usure des lecteurs avant que les impayés ne surviennent. Les parcs d'automates de carburant, de transport et de parking restent les moins avancés dans les migrations, le coût d'une intervention sur site y dépassant largement le prix du lecteur.

Le taux mondial de 97 % porte sur les seules transactions par carte, et non sur l'ensemble des paiements de proximité. Un pays dont le parc est intégralement migré peut donc rester marginal en volume carte. L'Inde, l'Indonésie, le Nigéria et le Kenya encaissent aujourd'hui la plus grande part de leurs paiements de proximité hors du terminal carte. Le QR et les réseaux d'agents y ont pris la place. Un plan d'acceptation dimensionné sur le seul taux de migration y engage donc une dépense sans rapport avec les volumes réellement encaissés par carte. La dernière section de ce dossier traite ce cas.

Le sans contact et ses plafonds, pays par pays

Le paiement sans contact désigne une transaction où la carte ou l'appareil mobile communique avec le terminal par radio, à quelques centimètres, sans insertion ni lecture de piste. La couche radio relève d'ISO/IEC 14443, et le traitement applicatif des kernels EMV contactless embarqués dans le terminal, un par réseau accepté. L'échange dure quelques centaines de millisecondes et constitue une transaction EMV complète, cryptogramme dynamique compris. Cette couche radio est la même pour toutes les cartes EMV sans contact. Ce qui varie d'un pays à l'autre est le plafond au-delà duquel une vérification du porteur devient obligatoire, ainsi que l'autorité qui le fixe.

Trois régimes de fixation coexistent. Dans l'Espace économique européen, le plafond est réglementaire et découle des normes techniques de la DSP2 sur l'authentification forte. Au Royaume-Uni, il est fixé par le régulateur de conduite, la FCA, qui a repris et relevé le même mécanisme après le Brexit. Ailleurs, il est fixé par la banque centrale ou directement par le scheme domestique, l'opérateur du réseau national de cartes. Cette source commande le délai de révision. La modification d'un plafond fixé par un scheme prend quelques mois, quand celle d'un plafond inscrit dans un texte réglementaire se compte en années.

MarchéPlafond unitaireCompteur cumuléQui le fixeSource
Espace économique européen50 €150 € cumulés ou 5 opérations consécutivesRéglementation de l'UnionNormes techniques de réglementation DSP2, article 11
Royaume-Uni100 £300 £ cumulésFinancial Conduct AuthorityFCA, policy statement PS21/2, 3 mars 2021
Inde5 000 ₹Non applicable, dispense d'Additional Factor of AuthenticationReserve Bank of IndiaRBI, circulaire DPSS.CO.PD No.752/02.14.003/2020-21 du 4 décembre 2020, en vigueur au 1er janvier 2021
CanadaJusqu'à 250 $ CA sur Interac DebitDéfini par l'émetteurLe scheme domestique, pas le régulateurInterac Corp., relèvement de juin 2020
Qui fixe les plafonds de vérification du porteur en sans contact carte, et à quel niveau
🔑
Le plafond protège l'absence de vérification, pas la technologie NFC
La CDCVM désigne la vérification du porteur effectuée par son propre appareil, notamment par biométrie, avant l'émission du cryptogramme. Un paiement par portefeuille mobile déverrouillé de cette façon comporte donc une vérification du porteur, et les plafonds du sans contact carte ne s'y appliquent pas. Un même montant peut ainsi être refusé sans saisie de code sur une carte physique. Le même paiement est accepté sur un téléphone. Un décrochage du panier moyen observé à 50 € tient au mode de vérification appliqué à la transaction, et non au lecteur NFC lui-même.
88,5 %
des transactions girocard réalisées sans contact en Allemagne en décembre 2025, sur 8,3 milliards d'opérations annuelles
Deutsche Kreditwirtschaft / girocard.eu, 2026
1,4 Md
paiements sans contact sur les 1,9 milliard de paiements par carte en magasin en Belgique en 2025
Bancontact Payconiq Company, 2026
13 Md
opérations sans contact tous réseaux au Canada en 2024, pour 567 milliards de dollars canadiens
Paiements Canada, Données de paiement canadiennes 2024
93 %
des terminaux portugais acceptent le sans contact au 31 décembre 2025
Banco de Portugal, Relatório dos Sistemas de Pagamentos 2025
  • Le compteur cumulé vit dans la carte, pas dans le terminal. Il se remet à zéro à la première transaction avec saisie du code. Un porteur qui enchaîne les petits montants finit par se voir réclamer son code sans que le commerçant ait rien changé.
  • Le mode hors ligne n'est pas universel. BankAxept, en Norvège, fonctionne hors ligne et sert même de dispositif désigné de distribution d'espèces en magasin (Norges Bank, décembre 2025). Un terminal qui exige la ligne à chaque opération ne convient pas aux mêmes usages.
  • Le plafond du scheme domestique et celui du réseau international diffèrent souvent sur la même carte co-badgée. Le porteur ne voit qu'un refus ; le paramétrage explique tout.
  • Les automates suivent des règles propres. Transport, péage, distributeurs automatiques : les réseaux y admettent des parcours dégradés que le commerce général ne connaît pas.

Ce qu'un terminal doit savoir lire selon le pays

Un lecteur sans contact européen ou américain gère les types radio A et B d'ISO/IEC 14443, ce qui couvre les cartes EMV et les portefeuilles mobiles qui les émulent. Cette couverture ne suffit pas partout. Deux marchés ont bâti leur acceptation de proximité sur des technologies radio distinctes, et un troisième sur la lecture d'un code affiché à l'écran.

Le Japon repose sur FeliCa, technologie développée par Sony, normalisée sous JIS X 6319-4 et connue dans l'univers NFC comme le type F. FeliCa transmet à 212 ou 424 kbit/s, débit retenu pour tenir la cadence des portiques du métro de Tokyo. Cette contrainte a fondé l'écosystème japonais. Suica, iD et QUICPay en dépendent. Un terminal EMV contactless standard importé d'Europe ne lit aucun des trois, ce qui impose un lecteur homologué FeliCa. Ce lecteur constitue le premier poste de coût matériel d'une ouverture japonaise, et son choix intervient au moment de la sélection du matériel, non au moment du déploiement.

La Corée du Sud a suivi un chemin inverse. Samsung Pay y a démocratisé le MST, qui émulait le champ magnétique d'une piste et fonctionnait donc sur des terminaux dépourvus de NFC. Le portefeuille mobile a couvert un parc ancien sans le remplacer, jusqu'à ce que Samsung retire le module MST à partir du Galaxy S21, en 2021. Le parc coréen a dû se convertir au NFC dans un délai court, et l'arrivée d'Apple Pay a rendu visible ce retard d'équipement.

MarchéCe que le terminal doit lireCe qui casse si on l'ignore
Europe, Amériques, GolfeISO/IEC 14443 types A et B, puce à contact, piste en repliRien de spécifique, le matériel standard convient
JaponTypes A, B et F (FeliCa), plus le QR via JPQRSuica, iD et QUICPay sont refusés ; la clientèle domestique ne peut pas payer
Corée du SudNFC, avec passage obligé par un VAN agréé pour l'autorisation et la remiseAucune acceptation domestique : le contrat international ne traite que les cartes étrangères
Hong KongEMV contactless et Octopus, adossé lui aussi à FeliCaPerte de la carte de transport la plus utilisée du territoire, présente dans plus de 190 000 points d'acceptation
Chine continentaleQR Alipay, WeChat Pay et UnionPay, plus QuickPass sans contactLe visiteur étranger paie, le client local non. Le rapport de volume est sans commune mesure
Inde, Indonésie, BrésilQR affiché ou scanné, en complément du sans contactL'acceptation se réduit à une fraction du marché adressable
Ce que le matériel doit couvrir selon le marché
🚇
Octopus (Hong Kong)
Exploité par Octopus Cards Limited depuis 1997, actionnariat des opérateurs de transport. Plus de 24 millions de cartes et produits en circulation, 15 millions d'opérations par jour pour environ 300 millions HKD, plus de 190 000 points d'acceptation (Octopus Cards Limited, 2026).
🎫
Réseau des dix cartes IC japonaises
Suica, PASMO, ICOCA, TOICA, SUGOCA, Kitaca, manaca, PiTaPa, nimoca et はやかけん sont interopérables depuis 2013 par accord entre opérateurs ferroviaires. Ce socle transport porte une part importante de l'acceptation de proximité japonaise.
🇸🇬
NETS FlashPay (Singapour)
Porte-monnaie sans contact exploité par NETS depuis 2009, accepté dans plus de 130 000 points NETS (NETS, 2024). La billettique par carte pour adultes est financée à hauteur de 40 M SGD et prolongée jusqu'à au moins 2030 (LTA, 2024).
⚡
QRIS Tap (Indonésie)
Extension NFC de la norme QR nationale, lancée par Bank Indonesia en 2025 pour le transport et le péage, où la cadence est forte et le scan trop lent. Transaction annoncée en environ 0,3 seconde (Bank Indonesia). Le QR et le sans contact convergent par le haut.
⚠️
Le matériel ne se réplique pas d'un marché à l'autre
Un déploiement multi-pays fondé sur une référence de terminal unique rencontre trois obstacles successifs. Le mur radio tient aux technologies propres à certains marchés, FeliCa au Japon et Octopus à Hong Kong. Le mur d'homologation, traité à la section suivante, tient au caractère national des agréments, un agrément délivré dans un pays restant sans effet chez son voisin. Le mur logiciel tient au protocole qui relie la caisse au terminal. Ce protocole est lui aussi national. Un déploiement se normalise donc au niveau de l'architecture d'acceptation plutôt qu'au niveau de la référence de produit, ces trois murs se franchissant à des rythmes différents.

PCI PTS, EMV L1/L2/L3 et agrément de scheme : trois portes, pas une

Un terminal de paiement détient des clés cryptographiques et protège la saisie du code porteur. Il est soumis à trois familles d'homologation distinctes, que trois autorités délivrent sur des cycles de révision qui ne coïncident pas. Aucune ne remplace les autres. La confusion entre les trois est l'erreur la plus commune des projets d'acceptation multi-pays, alors que les interlocuteurs, les délais et les portées géographiques en diffèrent.

La sécurité matérielle relève du PCI Security Standards Council, à travers le référentiel PCI PTS POI, pour PIN Transaction Security, Point of Interaction. Il porte sur la résistance à l'intrusion physique, la protection du clavier, la gestion des clés et la détection d'ouverture du boîtier. La version courante du référentiel est la 7.0 (PCI SSC, bibliothèque documentaire, consultée en août 2026). Les agréments sont datés et expirent. Un terminal encore vendu peut relever d'une version dont la fenêtre d'agrément se referme, ce qui interdit les nouveaux déploiements sans interdire l'exploitation du parc existant.

La chaîne d'homologation d'un terminal, de l'usine au magasin
Constructeur
Fait certifier le matériel PCI PTS POI
Laboratoire accrédité par le PCI SSC. Porte sur le boîtier, le clavier, les capteurs anti-intrusion et la gestion des clés. Version courante : 7.0
Constructeur
Fait certifier EMV Level 1 puis Level 2
L1 = couche électrique et protocole de transport, contact et sans contact. L2 = noyau applicatif EMV. Certifications délivrées sous le régime EMVCo
Acquéreur ou intégrateur
Passe les tests EMV Level 3
Bout en bout, terminal réel contre hôte réel, jeu de cartes de test par réseau. C'est ici que se révèlent les écarts de paramétrage, pas avant
Scheme domestique
Prononce son agrément national
Référentiel propre au pays : Ashrait en Israël, agrément CB en France, homologation FeliCa au Japon. Une certification EMV L2 ne l'emporte pas
Acquéreur
Injecte les clés et met en production
Cérémonie de clés, chargement des paramètres commerçant, tests de télécollecte. Le terminal ne devient exploitable qu'à ce stade
RéférentielQui l'édicteCe qu'il couvrePortée géographique
PCI PTS POI (v7.0)PCI Security Standards CouncilSécurité physique et logique du matériel, saisie du code, clésMondiale
PCI MPoCPCI Security Standards CouncilAcceptation sur téléphone du commerce : sans contact et saisie du code sur écranMondiale
EMV Level 1 et Level 2EMVCo, via laboratoires accréditésCouche électrique, protocole, noyau applicatif de la puceMondiale
EMV Level 3Acquéreur, sous règles de réseauFonctionnement bout en bout terminal-hôte, jeu de cartes de testPar acquéreur et par pays
Agrément de scheme domestiqueL'opérateur national (Shva, GIE CB, NCCC, PayNet…)Conformité au référentiel local et aux parcours imposésStrictement nationale
Trois référentiels, trois autorités, trois portées
⚠️
L'agrément national est le vrai chemin critique
En Israël, un terminal doit porter la certification Ashrait exigée par Shva, l'opérateur du switch national des paiements par carte. Une homologation EMV Level 2 ne suffit pas. Le constat se fait souvent après la signature du contrat commercial. La même contrainte existe à Taïwan avec le NCCC, fondation à but non lucratif adossée aux banques qui traite l'autorisation et la compensation carte du pays, et au Japon avec l'homologation FeliCa. La demande adressée à un fournisseur porte donc sur la liste nominative de ses agréments, le pays de délivrance de chacun et sa date d'expiration. L'existence d'une certification, prise isolément, ne renseigne pas sur la couverture d'un marché donné.

SoftPOS, MPoC et Tap to Pay : le téléphone devient le terminal

Le SoftPOS transforme un smartphone ordinaire en point d'acceptation sans contact, sans aucun matériel additionnel. L'application certifiée lit les cartes et les portefeuilles par le NFC de l'appareil. Le cadre de sécurité est le standard PCI MPoC, pour Mobile Payments on COTS, c'est-à-dire commercial off-the-shelf. Le PCI Security Standards Council l'a publié en 2022. Ce standard consolide deux référentiels antérieurs, SPoC pour la saisie du code et CPoC pour le sans contact, dans un cadre unique qui autorise les deux sur le même appareil (PCI SSC).

L'implémentation la plus visible est Tap to Pay on iPhone, d'Apple. Elle est disponible dans plus de soixante pays et territoires, l'intégration passant obligatoirement par un prestataire de paiement certifié (Apple, developer.apple.com/tap-to-pay/regions, consulté en août 2026). La couverture est presque intégrale en Europe, Royaume-Uni, Suisse, Norvège et Ukraine compris. Elle reste très partielle en Asie-Pacifique, où figurent l'Australie, Hong Kong, le Japon, la Malaisie, la Nouvelle-Zélande, Singapour et Taïwan. L'Inde, la Chine continentale, l'Indonésie, la Thaïlande et la Corée du Sud n'y figurent pas.

Ces absences ne traduisent pas un retard de déploiement. Ce sont des marchés où l'acceptation de proximité s'est structurée ailleurs que sur le sans contact carte. Cette fonction y est assurée par le QR en Inde et en Indonésie, par les VAN et les parcours locaux en Corée, par les portefeuilles fermés en Chine. Un projet d'équipement fondé sur l'hypothèse d'une disponibilité mondiale se heurte à cette géographie. La liste des pays couverts publiée par le fournisseur la donne marché par marché, et cette vérification préalable prend dix minutes.

CritèreTerminal certifié PCI PTSSoftPOS sous PCI MPoC
Coût matériel du point d'acceptationAchat ou location du boîtierNul, l'appareil existe déjà
Lecture de la puce à contactOuiNon : sans contact uniquement
Lecture de la piste magnétiqueOui, en repliNon
Saisie du code porteurClavier physique protégéSur l'écran, sous les conditions de MPoC
Délai de mise en serviceCommande, livraison, injection de clésTéléchargement et enrôlement en ligne
Cas d'usage naturelComptoir fixe, gros volume, environnement contraintMicro-commerce, itinérance, débordement de file, événementiel
Point de fragilitéParc physique à maintenir et à renouvelerDépendance au modèle de téléphone et à sa version d'OS
SoftPOS et terminal dédié : ce qui les sépare réellement
> 60
pays et territoires où Tap to Pay on iPhone est disponible
Apple, developer.apple.com/tap-to-pay/regions, consulté en août 2026
165 000
software POS recensés en Italie en 2025, sur un parc total de 3,6 millions de terminaux dont 19 % de smart POS
Osservatorio Innovative Payments, 12 mars 2026
2022
publication du standard PCI MPoC, qui consolide SPoC et CPoC
PCI Security Standards Council
ℹ️
Le SoftPOS n'est pas un terminal moins cher, c'est un terminal différent
Le SoftPOS ne lit ni la puce à contact ni la piste, limite qui se traduit en refus au comptoir sur une clientèle internationale porteuse de cartes anciennes. Il dépend aussi du téléphone qui l'héberge, une flotte hétérogène de modèles Android, aux versions d'OS variées, produisant des comportements NFC différents. Ses avantages portent sur le coût du point d'acceptation, nul puisque l'appareil existe déjà, et sur un délai de mise en service réduit à un téléchargement et à un enrôlement en ligne. Les obligations locales lui sont applicables. En Italie, il entre dans le même périmètre d'appairage fiscal que les terminaux physiques, ce qui fait 165 000 points de conformité à gérer (Osservatorio Innovative Payments, 12 mars 2026).

Les protocoles nationaux entre la caisse et le terminal

Le protocole caisse-terminal désigne le dialogue entre le logiciel d'encaissement du commerçant et le boîtier de paiement, distinct du message d'autorisation échangé avec l'acquéreur. Ce message d'autorisation reste ISO 8583 dans l'immense majorité des marchés, avec un dialecte par réseau. Le protocole caisse-terminal, lui, n'obéit presque jamais à une norme mondiale. Il est national, parfois propriétaire, souvent hérité. Son adaptation constitue le poste le plus coûteux d'un déploiement international, et les cahiers des charges le mentionnent rarement.

Deux marchés portent cette particularité jusqu'à l'organisation du secteur. En Corée du Sud, une couche d'intermédiaires agréés s'intercale entre le commerçant et les émetteurs, les sociétés VAN, soit Nice Information & Telecom, KIS Information, KICC et Smartro, gérant l'autorisation et la remise. Un intégrateur qui encaisse en Corée passe par un VAN pour la proximité, ou par un PG pour la vente à distance, le raccordement direct restant fermé. Au Japon, le réseau d'autorisation historique est CAFIS, exploité depuis 1984 par NTT Data, un opérateur télécom et non les banques. CARDNET, société commune du secteur créée en 1995, en constitue l'alternative. Toute intégration carte japonaise passe par l'un des deux.

MarchéCouche entre le commerçant et l'émetteurOpérateurCe qu'il faut en retenir
Corée du SudSociétés VAN agrééesNice Information & Telecom, KIS Information, KICC, SmartroAucune acceptation domestique sans contrat VAN ou PG local
JaponCAFIS (1984) et CARDNET (1995)NTT Data ; 株式会社日本カードネットワークRéseau d'autorisation opéré hors du secteur bancaire ; coûts d'acceptation historiquement élevés
IsraëlSwitch national Shva, certification AshraitShva, Automated Bank Services LtdTout terminal et toute passerelle passent par Shva
TaïwanNCCC, processeur et acquéreur mutualisé財團法人聯合信用卡處理中心, fondation à but non lucratifStructure sans équivalent régional : une fondation, pas une société commerciale
EspagnePasserelle RedsysRedsys Servicios de Procesamiento S.L., détenue par les banquesPoint d'intégration quasi obligé de l'acceptation espagnole
MexiqueDuopole de commutation Prosa / E-GlobalConsortiums bancaires distinctsUn acquéreur mexicain se raccorde à l'un ou à l'autre ; il n'existe pas de troisième voie
FranceRéférentiel CB 6.0 (FRV6), fondé sur les standards nexoGIE Cartes BancairesObligatoire pour les nouveaux terminaux depuis le 1er janvier 2025 ; le parc CB5.5 migre
Protocoles et couches d'intermédiation d'acceptation, par marché

Une démarche de normalisation européenne existe sous le nom de nexo. L'association du même nom publie des protocoles d'acceptation fondés sur ISO 20022, avec l'ambition de rendre interchangeables terminal, caisse et acquéreur en Europe. L'adoption avance par les référentiels nationaux plutôt que par le marché, comme le montre la norme française CB 6.0, dite FRV6, qui s'appuie sur ces standards et s'impose aux nouveaux terminaux depuis le 1er janvier 2025. La convergence est donc réelle. Elle reste limitée à l'Europe et progresse au rythme des référentiels nationaux qui reprennent ces protocoles.

⚠️
L'intégration de caisse ne se réplique pas, elle se refait
Une enseigne qui ouvre son huitième pays réutilise son moteur de paiement, ses règles de routage et son référentiel commerçant, mais elle ne réutilise pas son intégration caisse-terminal. La recette fonctionnelle porte sur des parcours locaux dont chaque marché a sa variante, comme l'annulation, le remboursement partiel, le pourboire, le paiement fractionné et le ticket client. Le volume de travail dépend donc du nombre de parcours à recetter, et non du nombre de magasins ouverts. Une estimation transposée depuis le pays d'origine produit un dépassement systématique, toujours sur ce même poste.

Quand l'État s'invite dans la caisse

Dans une partie croissante de l'Europe du Sud et des Balkans, le terminal a cessé d'être un instrument purement commercial pour devenir un organe déclaratif. Il est rattaché à la caisse enregistreuse. L'administration fiscale en assure la surveillance. L'objectif poursuivi est identique d'un pays à l'autre, rapprocher automatiquement les encaissements passés par le terminal et les recettes déclarées à l'administration. Les modalités techniques, les échéances et les sanctions diffèrent en revanche entièrement d'un État à l'autre.

30 juin 2022
Italie, sanctions sur le refus d'accepter
Le décret-loi 36/2022 anticipe l'entrée en vigueur des amendes, fixées à 30 € majorés de 4 % du montant pour tout paiement électronique refusé. Il n'existe pas de seuil de petit montant.
1er mars 2024
Grèce, interconnexion terminal et caisse
Les terminaux de paiement et les systèmes de caisse doivent fonctionner comme un ensemble unique. Les procédures devaient être achevées au 29 février 2024 (AADE).
31 octobre 2025
Italie, modalités techniques d'appairage
L'Agenzia delle Entrate publie le provvedimento n° 424470, qui fixe les règles d'appairage entre le terminal et le registratore telematico.
1er décembre 2025
Grèce, IRIS Commerce obligatoire au détail
L'obligation d'accepter les paiements instantanés s'applique effectivement aux commerces physiques et aux boutiques en ligne. Environ 1,2 million de terminaux sont couverts (DIAS, statistiques 2025).
1er janvier 2026
Italie, appairage terminal et caisse en vigueur
Obligation issue de la loi de finances 2025, loi n° 207/2024, article 1, alinéas 74 à 77. L'appairage est un service en ligne, pas un raccordement physique.
20 avril 2026
Italie, échéance pour le parc existant
Date limite d'appairage des terminaux déjà actifs au 31 janvier 2026. Le défaut d'appairage vaut omission de mémorisation des recettes.
MarchéObligationSanctionSource
ItalieAppairer chaque terminal au registratore telematico du point de vente1 000 à 4 000 €, avec sanctions accessoires possibles dont la suspension de licenceLoi n° 207/2024 art. 1 al. 74-77 ; provvedimento Agenzia delle Entrate n° 424470 du 31 octobre 2025
ItalieAccepter le paiement par carte, sans seuil de petit montant30 € majorés de 4 % du montant refuséDécret-loi 179/2012 art. 15 al. 4 ; décret-loi 36/2022
GrèceRaccorder l'encaissement à IRIS et déclarer le parc dans le registre myAADE10 000 € en comptabilité simplifiée, 20 000 € en partie double ; réduction de moitié dans les très petites localités et îlesAADE
UruguayInteropérabilité et interconnexion des réseaux de terminaux (multiadquirencia)Régime de surveillance du système de paiementBanco Central del Uruguay, circulaire n° 2449 du 1er mars 2024
NigériaLicence PTSP pour déployer et maintenir un parc de terminaux ; immatriculation des opérateurs de terminauxActivité interdite sans licenceCentral Bank of Nigeria, catégorisation de licences ; Corporate Affairs Commission
Obligations locales pesant sur le terminal, au-delà de l'acceptation

Le régime grec porte sur la couche logicielle plutôt que sur le matériel installé au comptoir. Le raccordement à IRIS n'impose pas de remplacer les terminaux, alors que le logiciel d'encaissement, lui, doit intégrer ce mode de paiement. Un commerçant étranger qui crée une entité grecque relève du même régime que les commerçants locaux. La sélection d'un prestataire porte donc d'abord sur sa capacité à prendre en charge IRIS Commerce et le dispositif AADE, la comparaison tarifaire n'intervenant qu'ensuite.

⚠️
Vendre un terminal peut mettre le client en infraction
En Italie, l'identifiant unique du terminal doit être communiqué au commerçant sous une forme exploitable dans le portail de l'Agenzia delle Entrate. Un parc mal identifié expose le commerçant à une sanction, et l'acquéreur à la perte du contrat qui en découle. Sur une chaîne de plusieurs centaines de magasins, l'appairage se fait point de vente par point de vente et terminal par terminal. L'opération relève de la gestion des données de référence, puisqu'elle suppose un inventaire exact des terminaux, de leur identifiant et de leur affectation. Les solutions logicielles sur téléphone entrent dans le même périmètre que les boîtiers.

Encaisser là où le terminal n'est jamais arrivé

Une part considérable du commerce mondial encaisse sans terminal carte, et n'y viendra pas, deux modèles y ayant pris la place. Le QR interopérable ramène le coût du point d'acceptation à celui d'un autocollant imprimé, le commerçant n'ayant ni boîtier à financer ni contrat de location à souscrire. Le réseau d'agents confie la fonction de point de service financier à une personne équipée d'un téléphone. Les deux modèles ont atteint l'échelle nationale là où le déploiement de terminaux n'était jamais parvenu.

L'Inde en donne la démonstration la plus nette. Le Payment Systems Report 2026 de la Reserve Bank of India relève un recul simultané des distributeurs bancaires, des terminaux de paiement et des micro-distributeurs. Pendant ce temps, le parc de QR UPI atteint 73,13 crore, soit environ 731 millions de points, en hausse de 7,8 % en six mois. Ces deux évolutions décrivent une substitution d'instrument, et non un défaut de déploiement du parc carte. L'acceptation indienne s'organise autour du QR statique et du boîtier sonore de confirmation, le Soundbox.

73,13 crore
QR UPI déployés en Inde, soit environ 731 millions de points d'acceptation, en hausse de 7,8 % en six mois, pendant que le parc de terminaux recule
Reserve Bank of India, Payment Systems Report 2026
44,86 M
points d'acceptation QRIS enrôlés en Indonésie à fin juin 2026, pour 66 millions d'utilisateurs
Bank Indonesia, 6 août 2026
1,92 M
agents bancaires au Nigéria en août 2024, contre 83 560 en janvier 2019
SANEF / Central Bank of Nigeria
7 sur 10
paiements par QR dans les commerces affiliés à Bancard au Paraguay, pour plus de 180 millions de transactions QR en 2025
Bancard, 2025-2026
MarchéNormeOpérateurEn service depuis
IndonésieQRIS (Quick Response Code Indonesian Standard)Bank Indonesia avec l'Asosiasi Sistem Pembayaran Indonesia2019
ThaïlandeThai QR Payment, posé sur PromptPayBank of Thailand / National ITMX2018
MalaisieDuitNow QRPayNet2019
SingapourSGQR, adossé notamment à PayNowMAS / IMDA, via le Singapore Payments Council2018
PhilippinesQR PhBangko Sentral ng Pilipinas avec PPMI2019
CambodgeKHQR, sur la plateforme BakongNational Bank of Cambodia2020
Viêt NamVietQRNAPAS2021
BrésilQR Pix, plus Pix por Aproximação en NFCBanco Central do Brasil2020
NigériaNQRNIBSS16 mars 2021
GhanaGhQRGhIPSS2020
SerbieIPS pokaži et IPS skenirajNarodna banka Srbije2020
TurquieTR KarekodBKM2020
Les normes QR nationales qui commandent l'acceptation de proximité

Ces normes reposent sur un socle commun, la spécification EMVCo QR Code, qui fixe la structure des données du code. Elles ne partagent ni la gouvernance ni les règles de tarification, chacune relevant de sa banque centrale ou de son opérateur national. L'Asie du Sud-Est y a ajouté l'interopérabilité transfrontalière. Les banques centrales de la zone ont raccordé leurs normes entre elles sous l'accord Regional Payment Connectivity. Les liaisons bilatérales sont opérées par NITMX, PayNet, ASPI, NETS, NAPAS, la National Bank of Cambodia et LAPNet. Un voyageur thaïlandais paie ainsi un marchand indonésien en scannant le QR local, depuis son application habituelle.

L'Afrique subsaharienne a suivi un autre chemin, celui de l'agent. Le réseau nigérian est passé de 83 560 agents en janvier 2019 à 1,92 million en août 2024 (SANEF / Central Bank of Nigeria). Les Guidelines for the Operations of Agent Banking in Nigeria du 6 octobre 2025 encadrent désormais cette croissance. Au Kenya, Kenswitch déclare 26 banques membres, plus de 2 500 distributeurs, environ 40 000 terminaux et 50 000 agents raccordés (Kenswitch, 2026). En Égypte, Aman, filiale de Raya Holding, revendique plus de 250 agences, plus de 200 000 marchands et 150 000 terminaux (Aman, 2026). L'agent couvre une gamme de services plus large que celle d'un terminal, puisque ce point de service traite aussi le dépôt, le retrait et le paiement de facture.

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Le point d'entrée technique est presque toujours un agrégateur local
Sur ces marchés, un marchand étranger accède au commerce de proximité par un acteur domestique déjà raccordé au rail national, plutôt que par un acquéreur international ou par un terminal importé. VNPAY revendique plus de 450 000 points d'acceptation VNPAY-QR au Viêt Nam (VNPAY, 2026). Moniepoint au Nigéria, Clip au Mexique, Stone et PagBank au Brésil occupent la même position sur leurs marchés. Le choix de cet intermédiaire détermine la couverture réelle du réseau, la tarification appliquée et le délai de règlement des fonds. Ces trois paramètres étant fixés par le raccordement lui-même, ce choix relève de l'architecture d'acceptation et non d'un acte d'achat.

Ouvrir un pays : l'ordre des vérifications

Les projets d'acceptation internationale échouent rarement sur la carte elle-même, car les réseaux mondiaux fonctionnent partout et l'outillage des prestataires est mature. Ils échouent sur des obligations locales absentes du cahier des charges d'origine, et découvertes trop tard pour être absorbées. L'ordre des vérifications compte donc autant que leur contenu.

  • Quel instrument porte réellement le paiement de proximité ? Carte, QR, agent, portefeuille fermé. La réponse commande tout le reste, et elle ne se déduit pas du PIB.
  • Existe-t-il un scheme de débit domestique, et le contrat le couvre-t-il ? eftpos en Australie, Interac au Canada, girocard en Allemagne, Bancontact en Belgique, DinaCard en Serbie, MyDebit en Malaisie, NAPAS au Viêt Nam. Un contrat qui l'ignore refuse une part des porteurs locaux, au comptoir.
  • Une couche d'intermédiation est-elle obligatoire ? VAN en Corée, Shva en Israël, Prosa ou E-Global au Mexique, Redsys en Espagne, NCCC à Taïwan. Cette question se pose avant le choix du terminal.
  • Quels agréments matériels exige le marché, et jusqu'à quelle date sont-ils valables ? PCI PTS POI, EMV Level 1 et 2, puis l'agrément national. Demander les dates d'expiration, pas seulement l'existence du certificat.
  • Le terminal a-t-il des obligations fiscales ? Appairage caisse en Italie, registre myAADE et IRIS en Grèce, interconnexion et déclaration ailleurs. La sanction frappe le commerçant, la responsabilité commerciale remonte au prestataire.
  • Quelles familles radio faut-il lire ? FeliCa au Japon, Octopus à Hong Kong, QR partout où il domine. Ce point détermine la référence matérielle, donc le délai d'approvisionnement.
  • Le SoftPOS est-il disponible et pertinent ? Vérifier la couverture du service, puis la structure du parc de téléphones du personnel. Les deux conditions doivent tenir ensemble.
  • Qui est l'agrégateur local de référence ? Sur les marchés émergents, il est le point d'entrée technique réel. Son choix détermine la couverture, pas le contrat de scheme.
QuestionSource à interrogerCe qu'on y trouve
Plafond du sans contactBanque centrale, régulateur de conduite ou scheme domestiqueLe montant unitaire, le compteur cumulé et la date d'entrée en vigueur
Parc et pénétrationRapport annuel sur les systèmes de paiement de la banque centraleNombre de terminaux, taux de sans contact, évolution du parc
Agréments matérielsListe publique des dispositifs approuvés du PCI SSC, puis l'opérateur nationalLe modèle exact, la version du référentiel et la date d'expiration
Obligations fiscales du terminalAdministration fiscale du paysLe fait générateur, l'échéance et le montant de la sanction
Couche d'intermédiation obligatoireOpérateur du switch national ou association bancaireLe régime de raccordement et la liste des membres agréés
Normes QR applicablesBanque centrale ou opérateur de la norme nationaleLe format, les règles de tarification et les liaisons transfrontalières
Où trouver la réponse, les sources primaires à consulter
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Trois questions décident du budget
Trois postes déterminent le budget d'une ouverture de marché, le matériel, l'intégration de caisse et les obligations locales. Le matériel se chiffre vite. Une erreur de choix se corrige par un changement de référence. L'intégration de caisse se refait à chaque pays, son coût se mesurant en parcours à recetter, comme l'annulation, le remboursement partiel, le pourboire ou le ticket, et non en nombre de magasins. L'obligation locale fixe une date d'application qui s'impose au calendrier commercial, sans marge de négociation. Le traitement de ces trois postes dans cet ordre conditionne la tenue des délais, une entrée par la référence de terminal conduisant à les découvrir tous les trois en même temps, six semaines avant l'ouverture.